Attractivité

Le gouvernement a annoncé lundi 22 mai 2006 six chantiers prioritaires pour développer l’attractivité de la France.

Difficile commentaire pour un néologisme qui ne figure ni au Littré ni au Robert, mais l’on voit quand même ce que cela veut dire derrière. Il n’empêche qu’il y a ce terme d’apparente simplicité à regarder d’un peu plus près quels indicateurs l’on cache derrière. Visiblement, le gouvernement a retenu une définition très anglo-saxonne, très libérale du terme.

Par contraste, on pourrait utilement se reporter aux travaux en commun des CESR de Bretagne, Pays de Loire, Poitou-Charentes et Aquitaine, qui datent de 2000. S’interrogeant sur l’attractivité de l’Arc Atlantique, ils avaeint intégré dans leurs critères les conditions de vie, les services publics, la culture notamment. Cette vision aboutissait à des préoccupations plus sociales que les chantiers gouvernementaux actuels.

On pourra s’interroger aussi sur le poids symbolique de ces mesures simplificatrices, face à l’impact de la crise des banlieux, de la crise apparente de régime, la grève de la faim d’un député et autres signaux forts qui doivent inquiéter plus qu’ils ne rassurent quelques investisseurs étrangers.

Quatrième pays pour les investissements internationaux, première destination touristique du monde, on a quelque fois un peu de mal à croire que la France soit à ce point peu attractive. Que son système administratif soit complexe, que sa protection sociale soit plutôt supérieure à la moyenne sont peut être trop rapidement présentés comme des obstacles insurmontables.