Archives pour la catégorie Actualités

Un nouveau secrétaire général pour l’Unadel

Arrivée de Jean Maillet comme secrétaire général de l’Unadel

11 avril 2016. Le conseil d’administration a coopté un nouvel administrateur, Jean Maillet, à qui il a été confié une mission de secrétariat général du réseau, en lien direct avec le président, le bureau et les collaborateurs.

Il assurera cette mission jusqu’à l’automne à titre bénévole.

Pour le joindre:  jean.maillet@unadel.org

Départ de Michèle Pasteur

Départ de Michèle Pasteur, déléguée générale de l’Unadel

Merci et au revoir à Michèle PASTEUR, future directrice de l’agence pour les nouvelles solidarités actives (ANSA).

Les administrateurs de l’Unadel ont salué lundi 11 avril le travail réalisé depuis 8 mois par Michèle Pasteur qui avait relevé le défi de remplacer Stéphane Loukianoff à la direction de l’Unadel. Elle a apporté une vision neuve, un professionnalisme et un souci de l’efficacité dans l’animation et la gestion du réseau tout en découvrant la richesse du mouvement du développement local et le stress des aléas financiers d’un réseau national associatif. Elle s’est investie avec passion et volontarisme et sa personnalité s’est rapidement imposée dans les différentes rencontres qu’elle a organisées ou animées. Elle est appelée à prendre de nouvelles responsabilités dès le 18 avril prochain et l’Unadel lui souhaite de réussir pleinement dans sa nouvelle fonction.

Assemblée générale 2016

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L’Assemblée générale de l’Unadel a rassemblé ses adhérents le vendredi 10 juin de 9h à 17h à l’Assemblée nationale, Paris. 

Des ateliers de travail ont associé les partenaires, les élus, les experts et universitaires associés aux adhérents (individus et réseaux) de l’association.

Nous vous proposons de prendre connaissance des rapports présentés et votés à l’issue de l’AG.

Rapports 2015 : rapport moral, rapport d’activités, rapport d’orientation.

Documents financiers 2015

Le programme de la journée

Le compte rendu de la journée

Vers la démocratie participative

Vers la démocratie participative

Un sujet réalisé par Télédraille lors de la dernière journée du cycle de Rencontres Territoires en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyérénes du 21 janvier 2016 à Tornac.

Avec les témoignages de :

Marielle Vigne, maire de Tornac, Aurélie Genholer, conseillère régionale Languedoc-Roussilon-Midi-Pyrénées, Tristan Rechid, membre du Conseil de sages de Saillans, Drôme, Clémentine Le Lay, Jean Maillet et Gérard Valéro, Unadel.

Lire aussi :

Tornac : journée de réflexion pour les Rencontres territoires. Article du Midi Libre du 25.01.2016

 

Coup d’oeil sur le premier cycle de Rencontres Territoires

Rencontres Territoires en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées : dernier arrêt à Tornac

Jeudi 21 janvier dernier, une cinquantaine de personnes s’est retrouvée au foyer de Tornac, pour échanger sur la participation citoyenne. Cette rencontre venait clore le premier cycle régional de Rencontres Territoires organisées par l’Unadel, la Caisse des dépôts – Mairie-Conseils et les territoires accueillants en région Languedeoc-Roussillon-Midi-Pyrénées ces dernières semaines.

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En effet, des journées d’ateliers et d’échanges ont eu lieu sur le lien entre urbain et rural, la participation citoyenne, le tout sur fond de réforme territoriale, le 5 novembre au Caylar (Hérault), le 2 décembre à Mauzac et le 16 décembre à Montgiscard (Haute-Garonne).

Au total, plus de 250 personnes ont participé, avec une grande mixité des publics (urbains, ruraux, agents de développements, habitants, élus, hommes, femmes…). Les Rencontres ont proposé des temps d’échanges conceptuels et des présentations d’expériences de participation citoyenne, décortiquées par les participants à travers des filtres permettant de mieux les appréhender.

Jeudi dernier à Tornac, rendez-vous a été pris, de manière informelle, afin de poursuivre ces échanges et d’élargir la communauté d’intérêt autour de ces enjeux : maintenir des territoires vivants, animés, porteurs de projets émanant de la construction commune des 3 sphères : politique, économique et civile.

Découvrez le sujet réalisé par Télédraille, la webTV des Cévennes lors de cette journée.

Les Rencontres Territoires vont se poursuivent en Auvergne-Rhône-Alpes dans les semaines qui viennent.

Pour toute information, contactez-nous : communication@unadel.org

Réflexion sur l’aménagement du territoire

Mission de réflexion sur l’aménagement du territoire confiée par le 1er ministre  à Claudy Lebreton. Contribution de l’UNADEL, décembre 2015.

Claudy Lebreton a été chargé par le Premier Ministre de réaliser une mission d’étude sur « l’aménagement du territoire en France : refondre les relations entre l’Etat et les collectivités locales ». Lettre de mission du 4 juin 2015.

Il a souhaité animer des groupes de travail et auditionner un certain nombre de personnes et d’organisations avant de rendre son rapport au 1er trimestre 2016.

Assisté de Marjorie Jouen, il a reçu à sa demande le 14 décembre 2015, une délégation de l’Unadel, composée de Georges Gontcharoff, Hélène Schwartz, Yves-Marie Szymusiak et Claude Grivel.

Le document ci-dessous, préparé en vue de cet entretien, a été complété pour être remis à Claudy Lebreton. Il a été construit en suivant le canevas des questions proposées par la mission Lebreton.

Contribution Unadel sur l’aménagement du territoire – Décembre 2015

Sommaire

Les nouvelles composantes de la politique d’aménagement du territoire

1 – La notion d’aménagement du territoire a-t-elle encore un sens  ?

2 – Qui sont aujourd’hui les aménageurs, compte-tenu de la décentralisation et de la pénurie des finances publiques  ?

3 – Quelle cohérence entre les différents niveaux de gouvernance ou les différentes mailles, en matière d’aménagement du territoire  ?

L’aménagement du territoire et le renforcement de la démocratie (locale et nationale)

4 – Comment le projet territorial peut-il (re)vivifier la démocratie  ?

La représentation des territoires et la fin du cumul des mandats

5 – Quelles pourraient être les conséquences de la fin du cumul des mandats  ?

6 – Quel(s) changement(s) pour les associations d’élus  ?

Le renouvellement du dialogue entre Etat et collectivités dans l’exercice de l’action publique

7 – Quelles seront les conséquences des lois MAPAM et NOTRe sur la gouvernance à multi-niveaux (notamment le dialogue Etat-collectivités), dans le domaine de l’aménagement du territoire  ?

8 – Quelles sont les conditions et le cadre d’un «  bon  » dialogue territorial stratégique entre l’Etat et les collectivités (élus)  ?

9 – Quelles sont les conditions et le cadre d’un «  bon  » dialogue entre l’Etat et les collectivités (administrations) sur la mise en œuvre des politiques relevant de l’aménagement du territoire  ?

10 – Les outils, dispositifs et concepts existants sont-ils pertinents et efficaces  ?

Soutien au collectif Ville Campagne

Pour des campagnes attractives et vivantes

Jouez-là Collectif… Adhérez !

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Le Collectif Ville Campagne, co-animateur du Carrefour des méiters, s’engage depuis près de 20 ans sur la question des mobilités et des liens ville/campagne. Association nationale qui fédère plus de 40 membres (territoires, collectivités, acteurs de l’accompagnement, citoyens…), il subit de plein fouet l’attentisme ambiant et risque aujourd’hui de disparaitre !

Refusant le fatalisme et décidé à se mobiliser, il lance un appel à adhésion en direction de toutes celles et tous ceux qui souhaitent le soutenir et partagent sa vision des campagnes dynamiques, attractives et VIVANTES !

Aux côtés des territoires ruraux et des porteurs de projet

Interface entre porteurs de projet et territoires, entre acteurs et pouvoirs publics, le Collectif Ville Campagne est un laboratoire d’innovations et d’expérimentations, un centre de ressources et une boîte à outils :

> Il propose une écoute et des conseils à des personnes qui s’interrogent sur une installation à la campagne,

> Il forme et accompagne les acteurs des territoires ruraux afin qu’ils deviennent moteurs de politiques d’accueil ancrées dans le développement local, suscitant un dynamisme collectif, social, économique et environnemental,

> Il promeut des relations ville/campagne équitables, complémentaires et durables. Ces idées et positions sont au cœur du Manifeste rédigé collectivement en 2014.

Un attentisme politique qui met à mal nos projets

Le contexte économique et social difficile, autant pour les citoyens que pour les entreprises ou le monde associatif, ainsi que les grandes échéances politiques à venir (réforme territoriale, élections régionales) et le retard du lancement des Fonds européens marquent un coup d’arrêt pour certains de nos projets phares.

Or l’association ne perçoit pas de subvention de fonctionnement et son modèle économique repose en partie sur la commande publique. Cette dernière lui permet, en outre, de remplir sa mission de conseil auprès des porteurs de projet sans contrepartie financière (animation du portail web national des mobilités, permanences mail et tel, session d’info), et d’expérimenter sur le terrain (tiers-lieux, transition écologique, fab lab…).

Face à cette crise majeure, jouons-là Collectif !

Habitants des campagnes, des villes et des champs, citadins en mal de vert, néoruraux ou ruraux tout court, élus, pro du développement local, des collectivités… Nous lançons un appel à adhésion et invitons toutes celles et ceux qui partagent notre attachement pour les campagnes et la ruralité à nous rejoindre.

Ensemble, adressons un signal fort aux pouvoirs publics : Oui le Collectif Ville Campagne est unique et précieux !

Rejoignez notre dynamique, adhérez au Collectif Ville Campagne et soutenez notre action en faveur de campagnes attractives dynamiques et VIVANTES !

Besoin d’en savoir plus ? Toutes les infos

Pour adhérer c’est ici : http://bit.ly/20J54Iv

Le Collectif Ville Campagne en cours :

> des actions de terrain, formations, accompagnements des élus et les acteurs du développement local : politiques d’accueil et d’attractivité

> des conseils pour celles et ceux qui veulent vivre et travailler à la campagne (une session d’info complète le 27/11 à Paris), un projet de nouveau site portail national des mobilités vers la campagne, un projet d’événement autour de l’accueil avec les acteurs et territoires rhônalpins…

> des projets en partenariats avec des acteurs publics et privés : un séminaire co-organisé le 3/12 à Paris dans le cadre du Réseau Rural National, le réseau européen des territoires d’accueil, le Carrefour des Métiers

Le Collectif Ville Campagne, c’est déjà :

  des milliers de personnes conseillées sur leur projet de vie à la campagne (site internet, lettre d’info, mail, téléphone, sessions d’information, interventions…)

une centaine de territoires et de collectivités partenaires, accompagnée, formée aux problématiques de l’accueil et de l’attractivité

des événements destinés au grand public ou aux professionnels (Projets en campagne : 5 éditions physiques, puis 1 édition virtuelle en 2014), les Universités de l’accueil, le cycle de conférences du Carrefour des métiers, les Congrès des développeurs territoriaux

Contact presse : Gaëlle Rouby, chargée de l’information et de la communication

05.55.70.47.00 – gaelle@installation-campagne.fr

https://www.facebook.com/villecampagne.collectif I https://twitter.com/CVC_VilleCamp?lang=fr

Les territoires en route pour la COP 21

Livret « Les territoires en route pour la COP 21 » : un outil d’action pour les collectivités

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CDC Climat Recherche, l’Onerc et Météo-France ont publié, en partenariat avec l’Ademe et l’Agence française de développement, un livret pédagogique destiné aux collectivités et aux acteurs de l’adaptation. Ce livret, labellisé Cop 21, propose 35 fiches pour présenter le contexte du changement climatique, les politiques climatiques à l’échelle mondiale, européenne et française et les outils et actions des collectivités locales françaises pour atténuer le changement climatique sur leur territoire tenter de s’adapter.

Les 35 fiches proposées se déclinent en trois thèmes :

  • Les impacts du changement climatique ;
  • Les politiques climatiques mises en œuvre aux niveaux mondial, européen et français ;
  • Les outils économiques et techniques à disposition des collectivités.

Source : Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie

État d’urgence, Cop 21, élections régionales : repenser nos projets de territoires

Pouvons-nous encore parler de territoires locaux, de démocratie participative, d’engagement citoyen dans un Pays déclaré en état d’urgence ?
Quelle est l’urgence réelle ? Tribune de Claude Grivel, président de l’Unadel.

Après les attentats de janvier et ceux du vendredi 13 novembre, l’urgence est-elle de pouvoir manifester librement pour dire notre rejet de la violence sous toutes ses formes, ou d’imaginer de nouvelles manières de faire reculer les peurs et la haine qui gangrènent nos rapports humains et nos sociétés, aussi sûrement que le libéralisme capitalistique débridé a pollué l’air, le sol et le ciel de notre planète ?

Le 20ème siècle avait fait tomber de nombreux tabous. Celui-ci les réhabilite alors que l’accès à la connaissance et à la communication n’a jamais été aussi libre. Régis Debray a pu faire l’éloge de la frontière parce que la libre circulation des hommes et des idées laissait espérer l’universalité du bonheur pour tous.
Or le tabou universel du meurtre est désormais contourné ; accepter le meurtre est un coup gravissime pour la société et bien davantage encore pour l’humanité. Nous savons que le meurtre est une atteinte à la fraternité.

Les morts aussi sont inégaux
Nos sociétés sont aujourd’hui confrontées à plusieurs formes de meurtres dont certaines émeuvent plus que d’autres. On s’est indigné devant l’horreur en janvier. Nous étions tous Charlie même si des interrogations demeuraient sur les limites de la liberté d’expression. Mais aucune limite, dépassée ou non, ne justifie le meurtre et l’assassinat. Nous sommes révoltés et bouleversés par les actes de guerre qui ont tué et blessé des centaines de jeunes innocents au Bataclan, à St-Denis ou sur les terrasses des 10ème et 11ème arrondissements. Nous sommes tous Paris !


On s’indigne moins quand ces massacres se déroulent en Centrafrique, à Beyrouth ou Tel-Aviv, quand des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants qui fuient la guerre et la misère meurent dans les flots de la Méditerranée, victimes des passeurs et des embarcations de fortune tout autant que de l’indifférence générale ; on se pose des questions quand il s’agit d’accueillir sur notre sol ceux qui fuient leur pays dévastés par les bombardements et les exactions des uns et des autres et on réclame de fermer les frontières tandis que d’autres sont prêts à reconstruire des murs de la honte avec barbelés, chiens et miliciens armés et autorisés à tirer et à tuer.

Combattre les barbares 
Qu’avons-nous fait de notre histoire, de nos traditions, de notre culture, de nos valeurs ?
Réhabiliter le meurtre et le rejet de l’autre quel qu’il soit, cela a un nom : la barbarie !
Espérer gagner les grâces d’un Dieu quel qu’il soit en tuant et en se tuant, cela s’appelle de la crédulité et de l’obscurantisme. Préférer les forces de la mort à celle de la vie c’est condamner l’humanité et la planète.


Parce que nous avons choisi au contraire la résilience comme chemin de la construction de l’avenir, parce que dans nos villages et nos villes, dans nos territoires organisés et territoires de projet, nous préférons construire du lien, de la qualité de vie, nous appelons à tout faire pour mieux vivre ensemble. Cela passe par le développement de l’accueil de tous, jeunes et moins jeunes, en difficulté sociale ou plus favorisés, malades, handicapés ou bien portants, venus d’ici ou d’un ailleurs proche ou lointain.

Refuser le FN
Nous avons la chance de vivre dans un pays riche, nous pouvons partager. Nous pouvons accueillir et construire avec d’autres une société meilleure et combattre toutes les fausses bonnes idées simplistes qui sont le creuset du meurtre organisé et du rejet des autres.
Le terrorisme se nourrit de toutes nos attitudes de mépris et de rejet, comme de celles qui laissent à penser que nous pouvons tout régler en faisant la guerre ou en affichant nos couleurs nationales à nos balcons.

Nous pouvons redonner des couleurs à notre République : celles de la liberté, de l’égalité et de la fraternité ! Celles de l’humanité fraternelle et bienveillante, de la solidarité et du partage, de la laïcité, qui accompagne la liberté de croire ou non, de pratiquer sa religion ou de mettre en avant ses seules valeurs humanistes.

Aux urnes citoyens !
En ce début de décembre, au moment où les Nations Unies tiennent conférence à Paris sur le climat et l’avenir de la planète exposée au réchauffement climatique, les électeurs sont conviés à élire leurs élus régionaux dans de nouveaux périmètres.
Les Français seront-ils au rendez-vous des régionales et de la COP 21 ?

Le premier risque est que l’abstention soit la première gagnante de ce scrutin des 6 et 13 décembre prochains. Si le vote ne fait pas tout, il est tout de même le premier acte marquant son appartenance citoyenne à la démocratie ; il est aussi la première marque d’attachement aux valeurs républicaines. Il est enfin la marque d’une participation au choix de ceux qui auront la responsabilité de mettre en œuvre les politiques publiques qui concernent la vie de nos territoires, qu’il s’agisse de formation, d’éducation, de mobilité, d’économie et d’emplois, de culture, de sport, de soutien à la vie associative.

La victoire du FN serait notre défaite
Le second risque est de voir les activateurs des peurs et les promoteurs de la haine et du rejet de l’autre prendre le pouvoir dans 1, 2 peut-être 3 régions sur les 13 nouvellement découpées. Or ces gens-là mentent aux français et laissent penser que leur programme protectionniste et souverainiste peut servir de paravent et régler les problèmes d’emplois et de pouvoir d’achat. Ces gens-là veulent réhabiliter le permis du tuer ; ces gens-là surfent sur la barbarie et le chaos pour installer un régime que nos ainés ont combattu en Europe et que fuient tous les errants de notre planète ; ne nous y trompons pas. Ceux qui souhaitent tout régler par la guerre et le meurtre construisent la dictature de demain.

Faire de la politique autrement
Le pouvoir régional décentralisé a beaucoup de progrès à faire pour construire une société plus agréable à vivre en lien avec les autres collectivités locales. Une campagne électorale centrée sur le contenu des projets plutôt que sur les leaders candidats à la présidence des nouvelles régions serait souhaitable pour mobiliser les citoyens. Nous devons tout faire pour que demain, dans nos régions, nous puissions coconstruire des politiques publiques ouvertes aux contributions citoyennes et à l’identification de priorités partagées entre les différents niveaux d’organisation, (communale, intercommunale, regroupée en pays ou en pôle, départementale et régionale).
Nous avons besoin de faire avec et non de subir les politiques décidées par les seuls élus qui croient tout savoir parce qu’ils sont légitimés par le suffrage universel, plus exactement par une petite majorité des gens qui vont encore voter. Nous n’avons pas besoin d’un parti qui décline en région son programme électoral présidentiel fut-il bleu marine.

Coopérer c’est l’avenir
Le développement local est un support des dynamiques de projet qui permettent de développer le vivre et le faire ensemble. Notre société en a grand besoin dans ses quartiers urbains comme dans ses plus petits villages. Au moment où les grands ensembles sont valorisés (grandes régions, grandes intercommunalités, grands pôles métropolitains, métropoles, etc…) il nous faut, plus que jamais, réaffirmer le besoin de penser global sans oublier d’agir local.


Cela passe par un véritable travail entre toutes les composantes de nos territoires, partenaires institutionnels, organisations diverses et variées mais aussi simples citoyens, pour faire vivre la proximité comme support de projets pouvant contribuer au mieux vivre ensemble localement tout en développant les coopérations entre les gens et entre les territoires. L’avenir n’est plus dans la compétition, mais dans la coopération et dans l’innovation sociétale.

Développer le travail en réseau
Des territoires résilients, accueillants et participants, sauront construire la proximité entre leurs habitants et entre leurs organisations, collectivités, sociétés publiques et privées ; ils sauront prendre leur place dans de grands espaces régionaux à condition de pouvoir développer le travail en réseau. Cela passe par un soutien fort à l’animation territoriale, un rééquilibrage des moyens de l’ingénierie trop souvent concentrée dans les villes et trop spécialisée pour pouvoir accompagner une participation citoyenne active en capacité de faire émerger des solutions. Il n’y a pas de problèmes dans les territoires locaux quand on considère qu’ils sont d’abord des ressources et de la capacité à faire émerger des projets et des solutions.

L’Unadel sera au service des exécutifs régionaux qui le souhaiteront pour faciliter la mise en œuvre et la consolidation des réseaux régionaux d’accompagnement des territoires organisés, porteurs de projets intégrés de développement et facilitateurs de l’engagement et de la participation citoyenne ; les interventions de l’Unadel et de ses réseaux régionaux peuvent aider à la formation et à la mise en place de conseils citoyens ou de développement, à la construction de communes nouvelles ou au renforcement de réseaux d’éducation populaire.

Fédérer les actions face à l’urgence écologique
Les élections régionales ont lieu en même temps que la COP 21. C’est un signe fort qui souligne combien les enjeux environnementaux devront servir de colonne vertébrale aux politiques régionales dans les années à venir. L’économie verte, les circuits courts, les économies d’énergie dans les bâtiments publics comme dans l’habitat, les mobilités écologiques, l’accès au numérique pour tous devront être prioritaires pour les régions au même titre que les solidarités le seront pour les départements. La maintien de la clause générale de compétence pour les seules communes et pour leur groupement, obligeront demain à trouver des solutions innovantes et participatives pour tout ce qui touche aux services et à la gestion des besoins des gens en proximité.


Il y a là de nouvelles perspectives pour construire de solides partenariats, à condition que l’espace républicain reste celui de l’agora et du vivre ensemble, dans l’égalité, la liberté et la fraternité.

Claude GRIVEL, président de l’Unadel

Lire aussi

Elections régionales : Marine Le Pen s’embourbe dans sa guerre contre « La Voix du Nord », lemonde.fr du 30.11.2015, Samuel Laurent