De l’audace à l’ODAS !

Michel Dinet, président du Conseil Général de Meurthe et Moselle, vient d’être nommé président de l’ODAS, l’Observatoire de l’Action sociale décentralisée. Il succède à Pierre Méhaignerie.

Il y a là de l’audace, car Michel Dinet défend vigoureusement une position encore minoritaire, dans les rangs de l’association des départements de France : que la solidarité nationale soit financée au niveau national et non pas l’impôt local comme c’est le cas depuis la deuxième phase de la décentralisation.

Vous trouverez ci-dessous une rapide présentation de l’ODAS :

L’indépendance
Les lois de décentralisation de 1983 ont réparti les pouvoirs de décision entre l’Etat et les diverses collectivités territoriales. Le respect des légitimités politiques nécessite que l’observation et l’évaluation des politiques publiques ne relèvent pas de la seule décision de l’Etat. C’est pourquoi les fondateurs de l’Odas ont privilégié l’indépendance et le volontariat d’adhésion à une association plutôt qu’une formule plus institutionnelle et obligatoire.

L’ancrage au local
L’Odas repose sur la conviction que le partage de l’observation et de la réflexion avec les acteurs locaux constitue une condition de l’efficacité de l’action. Ainsi, les acteurs de terrain interrogés dans les enquêtes de l’Odas sont associés à la réflexion depuis la définition des finalités jusqu’aux préconisations qui suivent l’analyse. Plus de 3500 élus, cadres locaux et professionnels collaborent à ses travaux et recherches.

Le croisement des regards
Le conseil d’administration de l’Odas, ses groupes de travail et plus globalement son réseau se caractérisent par une grande diversité politique, institutionnelle et géographique, conçue à la fois comme condition d’objectivité et source d’enrichissement.

Le lien à l’action
Si l’Odas s’est engagé dans l’analyse des stratégies, des organisations et des pratiques locales, c’est avec le souci d’en diffuser largement les résultats et de contribuer à l’évolution des modes d’intervention sociale.