Désindustrialisation ou mutations industrielles ?

La DATAR publie ce 23 février une étude prospective sur la puissance industrielle de la France et tâche de lancer des pistes pour une nouvele politique industrielle par les territoires.

A l’heure où les territoires réfléchissent, dans le cadre de la prospective, à des pistes de développement, c’est le secteur tertiaire, et plus particulièrement les services, qui tiennent le haut du pavé.

La DATAR vient rappeler avec à propos que l’économie française s’est batie et enrichie par l’industrie, tant en termes de compétitivité, de recherche et de contribution aux soldes positifs des échanges extérieurs. Cette industrie tient son rang au niveau mondial, depuis 20 ans, s’européanise de plus en plus, mais cette course au maintien est payée par les 1,5 millions d’emplois perdus.

S’il n’est pas encore trop tard pour imaginer une politique industrielle, elle ne pourrait se conduire qu’au niveau des régions et dans le cadre européen. Mais aujourd’hui Rhône-Alpes et l’Ile de France, avec plus de 50 % du potentiel industriel, semblent les seules régions à pouvoir réellement bâtir une telle politique. L’heure du capitalisme d’Etat et de l’accompagnement des mutations industrielles semble révolue.

La DATAR pointe cependant, à la vue des exemples européens notamment, l’importance des agglomérations, de la mise en réseau des entreprises, la notion de pôles de compétitivité alliant notamment recherche publique et privée.

Des pistes de réflexion conclues par huit préconisations ou principes d’actions intellectuellement riches, mais opérationnellement plus complexes à mettre en oeuvre.

Pour en savoir plus :

http://www.datar.gouv.fr/Datar_Site/DATAR_Actu.nsf/Frame/Actus?opendocument&ID=CLAP-5WBDG6&

Auteur : Olivier Dulucq