Enfin un référendum d’initiative populaire…

Il aura fallu attendre neuf ans pour que se mette en place le premier référendum d’initiative populaire. Un vrai succès en terme de participation, mais il s’agissait plus d’un règlement de comptes entre maire battu et maire en place que de développement de la participation…

Saint Rémy de Provence, capitale de la “Provence dorée” a connu le premier référendum d’initiative populaire, dans le cadre de la loi Pasqua de 1995.

Avec 50,2 % de participation, plus de 75 % des votants ont repoussé le projet du maire UMP de construire une nouvelle école dans les faubourgs de la ville, plutôt que de réhabiliter celle sise en centre-ville.

Même s’il n’est que consultatif, à la différence du référendum local prévu pour l’instant dans la loi sur les responsabilités locales de Jean-Pierre Raffarin, le maire a annoncé qu’il se plierait aux desiderata issus des urnes.

Il s’agit surtout de la revanche d’un maire battu aux dernières municipales, qui depuis a remporté il y a quelques semaines les cantonales. Il a du faire du porte-à-porte pour réunir les 20 % des inscrits sur les listes électorales nécessaires pour une telle consultation. Il avait emporté la décision avec un peu plus de 2 700 paraphes sur 7 400 inscrits.

La campagne municipale 2007 est déjà lancée et on voit mal dans quelle autre configuration, celle d’un duel des chefs, pourraient voir le jour d’autres référendums d’initiative populaire. Un énorme travail pour un simple caractère consultatif…

Quant au référendum local, s’il voit le jour tant on doit être prudent sur le sort de la future loi sur les responsabilités locales, il ne sera qu’à l’initiative des élus. On voit encore assez mal comment certains se lanceraient dans cette aventure, sans être sûrs d’un résultat plébiscitaire.

La démocratie participative reste un long combat…

Auteur : Olivier Dulucq