Vers une nouvelle économie territoriale ! – Rencontres annuelles du Réseau Oxygène

31 mars – 3èmes Rencontres annuelles :
Vers une nouvelle économie territoriale !
Territorialisation, coopération et dynamiques de transition.

La période actuelle révèle la créativité des territoires et les ressources sur lesquels ils peuvent s’appuyer pour répondre aux défis de notre temps. Elle met aussi en exergue de façon vive et parfois crue la fragilité économique des territoires dans une société mondialisée. Elle force à s’interroger sur la capacité des territoires à répondre aux besoins de leurs habitant·es pour assurer le bien-être de toutes et tous dès aujourd’hui et pour demain. L’ambition de la relocalisation d’une partie des activités économiques émerge ainsi dans un objectif de réduction des vulnérabilités et comme une réponse locale à un contexte global complexe et incertain.Quelle transformation de l’économie pour la transition écologique dans les territoires ? Quels écosystèmes économiques territoriaux en faveur de la résilience ?
Public cible : collectivités locales (élu·es et agent·es) et acteurs socio-économiques des territoires, membres de GAL LEADER, membres de conseils de développement, collectifs citoyens…
Participez aux Rencontres annuelles du Réseau Oxygène le 31 mars prochain et venez explorer ces enjeux et interrogations avec de nombreux acteurs et actrices du Centre-Val de Loire et d’ailleurs. Événement prévu en visioconférence, inscription à venir.
Cofinancé par l’Union Européenne et la Région Centre-Val de Loire qui le porte, le réseau régional Oxygène vise à décupler l’impact des initiatives locales en générant des synergies entre les acteurs et actrices du développement territorial, en amplifiant leur mobilisation sur les territoires.
Pour en savoir plus : www.reseau-oxygene.f

L’alliance des territoires au service des transitions : retour sur le colloque du 18 juin à Rennes

Sabine Hutareck et Valérian Poyau, de l’Unadel, ont participé au Colloque national « L’alliance des territoires au service des transitions / Urbain, périurbain, rural / Dialoguer, expérimenter et agir ensemble » organisé par le le Pôle métropolitain Loire-Bretagne le 18 juin 2019 à Rennes.

Synthèse des échanges

Dans le contexte de crise et fractures sociales qu’a connu le pays (mouvement des gilets jaunes), il y a un retour vers le local et le renforcement des coopérations entre les métropoles et leurs territoires environnants engagés depuis deux ans.

Certains éléments énoncés sur les métropoles sont infondés :

  • il n’y a aucun effet mécanique/automatique au ruissellement des métropoles vers les autres territoires. Le modèle de développement territorial équilibré est d’abord volontariste et ne doit pas être descendant,
  • le fait que les métropoles capteraient toutes les richesses même si l’emploi qualifié est effectivement concentré dans les métropoles. Le taux de chômage est plus élevé dans la métropole de Rennes qu’à ses portes. Les métropoles concentrent les quartiers prioritaires au titre de la politique de la ville.

Il faut bâtir des coopérations dans un rapport gagnant/gagnant via les nouveaux enjeux liés aux nouvelles transitions (les sociétés post carbone, les mobilités à une plus grande échelle). Il faut également prendre en compte la réalité des besoins des habitants, faire confiance au local, avoir conscience du défi climatique et ne pas oublier la dimension économique et sociale.

Le local est le lieu de toutes les expérimentations et coopérations sectorielles autour de dispositifs et/ou processus (comme le plan climat-air-énergie territorial), démarches de développement durable, gouvernance polycentrique à l’œuvre autour des communs, dans l’économie sociale et solidaire….

La coopération localisée reste un chantier prometteur mais émergent : il y a encore beaucoup de freins à ce qu’elle se développe massivement (opposition urbain/rural, fief à tenir, peur de perdre du pouvoir, des prérogatives…).

Il y a un lien justice sociale/justice spatiale. La question d’équité territoriale se pose en France car notre État keynésianiste a fracturé spatialement les territoires. Il est nécessaire de mettre en œuvre des gouvernances horizontales à l’inverse de notre culture verticale. Cela ramène aux questions d’organisation de l’État et où l’on situe la justice sociale.

En conclusion sur ce thème : pour réussir les coopérations/alliances entre les territoires, il faut

  • faire évoluer les mentalités (la peur de la grande ville qui « mange » les petits territoires),
  • établir un rapport d’égalité entre les élus quel que soit la nature et taille de leur territoire,
  • se donner du temps pour se rencontrer et travailler ensemble,
  • prévoir des temps réguliers de travail en commun,
  • ne pas oublier que si la notion de dialogue est importante, les objectifs communs que l’on vise, le sont aussi,
  • se donner le doit à l’expérimentation et ne pas oublier que l’on expérimente,
  • faire une place aux citoyens, qui reste à inventer,
  • évaluer les politiques publiques.

Les territoires évoqués en exemple :

  • le Pays de Retz et Nantes Métropole,
  • Angers Métropole et le pôle Métropolitain Loire/Angers,
  • la Région Bretagne et la Breizh Coop,
  • les Mauges,
  • le Pays de Vitré,
  • Brest Métropole,
  • les villes de Rennes et Nantes.

3 septembre : Journée de réflexion et d’échange « Transitions et inclusion sociale : Où en est-on ? »

La Ville de Loos en Gohelle, le Centre de ressource du développement durable (CERDD) et le Carrefour des métiers du développement territorial s’associent pour amorcer conjointement une réflexion sur la prise en compte de la question sociale dans les transitions. En effet, que ce soit au niveau local, régional ou national, de nombreux acteurs expérimentent des démarches articulant des préoccupations environnementales, économiques et sociales. Quels enseignements peut-on en tirer et plus largement quelles évolutions de l’ingénierie territoriale pour faciliter les coopérations interacteurs et une mobilisation active des personnes concernées ?

A partir d’une rencontre des acteurs loosois, un temps de travail sera organisé entre acteurs du champ du social, du développement durable et des chercheurs et formateurs afin de préciser les enjeux institutionnels, de coopération et d’évolution des pratiques professionnelles pour favoriser une « transition inclusive ».

Objectifs de cette journée

– Amorcer une réflexion sur la « place » de la question sociale dans les dynamiques de transitions et ses incidences en termes de « référentiels » métiers et d’ingénierie territoriale,

– favoriser l’échange et la mise en réseau entre praticiens du développement territorial (social, économique, environnement…), structures intermédiaires et chercheurs,

Déroulé prévisionnel

– Matinée : retour d’expérience, visite et échanges avec les acteurs du territoire de Loos et du Bassin minier

– Après midi : travail en petits groupes pour faire émerger les principaux constats, enjeux et hypothèses de travail (transitions et inclusion sociale : où en est-on ?) / contributions à la réflexion : regards croisés praticiens – structures intermédiaires – chercheurs / perspectives

Document de préparation de la journée de réflexion et d’échange du 3 septembre

Comprendre son passé pour préparer son avenir : retour sur la rencontre-débat du 6 mai 2019

Le lundi 6 mai, Georges Gontcharoff, les administrateurs et l’équipe de l’Unadel, tous celles et ceux qui ont contribué à la rédaction du livre “Vous avez dit développement local ?” publié par la librairie des Territoires, ont organisé une rencontre de présentation de l’ouvrage [disponible en cliquant ICI].

Celle-ci a permis d’échanger sur l’histoire et les fondements du développement local, son actualité (enjeux et controverses) et son devenir. Les échanges se sont prolongé autour d’un verre. Organisée avec le concours de Territoires conseil, la rencontre a rassemblé 40 participants dans une salle mise à disposition par la Caisse des dépôts et consignation à Paris.

Extraits du propos d’ouverture, par Claude Grivel, président de l’Unadel :

[…] Parler développement local aujourd’hui, est-ce faire preuve de résistance et de crispation passéiste ? ou n’est-ce pas davantage s’inscrire délibérément dans une approche avant-gardiste de la transformation sociale et sociétale, capable de faire germer les graines de la résilience des territoires et des hommes ?

Pour l’Unadel le développement local est un incubateur de projet, un accélérateur de changement, un levier pour développer la culture de la démocratie d’implication et du débat, comme de la co-construction de politiques publiques adaptées aux besoins et non imposées par les objectifs comptables et la réduction de pseudo déficits.

Le développement local est une méthode, une démarche et un engagement : celui de mettre l’humain au centre, de développer la qualité du vivre ensemble sans oublier l’importance du faire ensemble et de prendre toute sa part des responsabilités ; celle de construire du commun et de la coopération plutôt que de la concurrence et de la compétition.

Le développement local, c’est une histoire et un savoir à partager pour construire demain. […]

Ce livre est un recueil de clefs pour comprendre et se projeter dans un monde en profonde mutation. C’est un socle de transmission de savoirs. Écrit à plusieurs mains autour du métier à tisser de Georges Gontcharoff, dont la plume est toujours aussi précise et alerte, il est mis à disposition des étudiants, des chercheurs et tous les observateurs avisés de la résilience des hommes et des territoires ; il s’adresse également aux militants et à tous ceux qui, dans leurs responsabilités respectives, œuvrent pour une société plus juste, plus humaine et plus désirable. […]

Lire le propos d’ouverture de Claude Grivel en entier

Extraits du texte de Patricia Andriot sur la rencontre du 6 mai :

[…] A travers le rappel historique du développement local tel que présenté dans le livre, et quelques témoignages de contributeurs, la discussion porte sur le chemin parcouru, le sentiment d’une institutionnalisation des politiques territoriales qui n’a pas laissé une vraie place au local et à la créativité citoyenne. Les débats laissent rapidement transparaître un sentiment d’échec quand à la reconnaissance du rôle des mouvements de développement local face aux enjeux actuels. […]

Mais il ne faut pas sous-estimer l’apport des mouvements de développement local à la reconnaissance des territoires, à la culture de l’éducation populaire ou à celle du débat… et à leur reconnaissance par les politiques publiques, qui permettent quand même de maintenir un champs des possibles ouvert pour résister à l’uniformisation et au rouleau compresseur du néo-libéralisme. […]

Selon l’adage qui veut qu’il faut comprendre son passé pour préparer son avenir, cet ouvrage tombe à point nommé en ces temps de grandes transitions, de pertes de repères généralisés et ou le territoire fait figure d’ancrage ou de boussole. A saluer la lucidité d’un mouvement qui ose regarder sans complaisance son bilan, ose dire son incompréhension ou son questionnement pour contribuer aux débats actuels. Cet ouvrage est une riche contribution au débat, qui fait attendre avec impatience le second volume qui devrait analyser la complexité et profiter des enseignements du passé pour participer à l’avenir.

Lire le texte de Patricia Andriot en entier

Retour sur les Rencontres de l’interrogation Démocratique de Kingersheim (2ème édition- mai 2019)

Le maire de Kingersheim, Joseph SPIEGEL est un compagnon de route de l’Unadel. C’est aussi un passionné du fonctionnement démocratique et des expériences qui font sens. Il parle souvent de son expérience locale de la démocratie d’implication. Pour la 2ème année consécutive, il accueille dans sa commune les Rencontres de l’interrogation Démocratique. Jean Maillet, Axel Othelet et Claude Grivel y étaient en 2018. Axel y est retourné cette année avec Citoyens et Territoires-Grand Est. Cora Klein, qui a connu l’Unadel par Odile-Alsace, a accepté de nous faire un petit retour après son passage à Kingersheim et nous propose de nous transformer en crapauds fous.

Un texte de Cora KLEIN

Ambiance chaleureuse et sentiment de communauté lors de la 2ème édition des Rencontres de l’Interrogation Démocratique organisées par la ville de Kingersheim en mai dernier.

On pourrait se dire pourquoi, encore et toujours, échanger sur la démocratie, la co-construction…

Quoi de neuf au final dans ces rencontres ? Paroles de participants : « nous étions enthousiastes à se redire ensemble que les expériences présentées nous font du bien parce qu’elles permettent de montrer que l’humanité, quand on ouvre ses portes, est en capacité de coconstruire, de collaborer ». Un vieux monsieur est revenu aux Rencontres, malgré une prise de parole qui laisse paraître une démotivation: « je voudrais m’excuser, dit-il, j’étais beaucoup engagé dans ma vie. Mais aujourd’hui je suis fatigué et j’ai du mal à y croire encore ».

Est-on dans un optimisme béat ? Non, bien entendu, s’appuyer sur le positif n’empêche en aucun cas de s’intéresser aux questions de fond et notamment la suivante :

Par quoi commencer ? Comment sensibiliser aux démarches collaboratives et de co-construction toute une frange de population non intéressée à priori et pourtant concernée par les défis de la planète ?

Des réponses partagées :

  • Partir des besoins réels des gens, une clé pour réussir à engager les habitants et l’expérience de Solucracy : http://www.solucracy.com/

  • Pour créer du bien commun : L’importance du trans… : transgénérationnel, transfrontières, transculture,… Ne pas hésiter dit Thanh Nghiem à créer des groupes improbables qui travaillent ensemble

« Ne doutez jamais qu’un petit groupe de gens réfléchis et engagés puisse changer le monde. En fait, cela se passe toujours ainsi », cette citation de Margaret Mead fait écho aux propos de Thanh Nghiem, co-fondatrice du mouvement des Crapauds fous, qui préconise la transformation sociale et écologique en partant des idées novatrices portées par des personnes à contre-courant. Elle était l’invitée phare lors des RID ce 10 mai à Kingersheim.

Ce nom des « crapauds fous » est une analogie qui s’appuie sur l’observation de ces batraciens dans leur environnement : lors de la saison des amours, ils vont dans l’eau pour se reproduire et traversent les routes. Certains de ces crapauds font bande à part : des originaux, des fous…, qui inventent de nouvelles voies, et qui sont souvent ceux qui, parce qu’ils ne meurent pas écrasés sur les routes, assurent la survie de l’espèce. Le « Crapaud fou » traduit l’idée que la survie d’une espèce donnée passe par un changement des comportements.

S’appuyant sur cette analogie dans la nature, l’association des « crapauds fous » invite au pas de côté, à penser autrement et à réhabiliter les utopies face aux 3 tsunamis planétaires qu’elle identifie et qui peuvent toucher (mobiliser) beaucoup de monde :

  • Le péril écologique 

  • Le péril démocratique face aux phénomènes de viralité des Fake news et des silos communautaires apparus avec les réseaux sociaux et qui menacent la démocratie. « Une fake new est 6 fois plus virale qu’une information orale : comment lutter contre ce fléau ? »

  • L’Intelligence artificielle susceptible d’échapper à tout contrôle. Les écrans sont partout comment se les réapproprier ?

Il est nécessaire de provoquer un déclic, une prise de conscience et donner des clés pour que chacun puisse devenir acteur de ce nouveau monde qui arrive. Aujourd’hui sur les territoires en France, des « cohortes » de gens s’emparent des problèmes locaux et cherchent des solutions différentes. « Il faut des groupes de fous qui disent que c’est possible ! » s’exclame Thanh Nghiem. https://crapaud-fou.org/

L’association des crapauds fous partage tout ce qui se fait selon cette idée : « Je sais quelque chose qui marche pour moi, pourquoi ne pas le partager avec les autres » : Copier pour faire boule de neige et rendre viral les choses positives ?

Un temps apprenant où les participants ont pu se questionner sur les ressources et les obstacles pour construire une démocratie de participation en partant de leur expérience sous la forme d’histoires apprenantes. Ils n’ont pas hésité à proposer des thèmes ou des projets à explorer ensemble en sous-groupes avec des méthodes du co-développement pour faciliter ce cheminement du « je » au « nous » sur les territoires. Voici quelques exemples de projets ou thèmes :

  • Préparer les élections de 2020 avec l’approche de participant

  • Comment faire reconnaître la vérité aux climato-septiques ?

  • Comment développer le pouvoir d’agir des personnes fragiles ?

  • Comment créer du lien à Kingersheim dans les endroits où cela manque ?

  • Comment un territoire peut-il se mobiliser avec les citoyens sur un projet climatique ?

  • Etc…

Il reste du chemin à parcourir : utopiste et un peu fou, pourquoi pas vous ?

NDLR : si comme Cora KLEIN, vous participez à un évènement, une rencontre, une action en région qui peut intéresser le réseau et les acteurs du développement local, n’hésitez pas à nous proposer vos notes…pour que nous puissions les diffuser dans notre newsletter. Vos analyses, vos contributions peuvent aussi intéresser le réseau.

AG 2019 de l’Unadel et rencontre-débat “vers un pacte social et écologique ?”

Le vendredi 17 mai, l’Unadel tiendra son Assemblée générale 2019 à la Fédération des Centres sociaux et Socioculturels de France au 10 Rue Montcalm 75018 Paris.

Matin (de 9h30 à 12h30) : AG de l’Unadel

Le rendez-vous est à 9h30 pour tou.te.s les adhérent.e.s avec une présentation du bilan 2018 (rapports moral, d’activités et financier), un vote sur le projet d’activités 2019 et le renouvellement partiel du Conseil d’administration de l’association.

Il est encore temps d’adhérer pour l’année 2019 ! C’est par ICI.

Après-midi (de 14h à 16h30) : Rencontre-débat “vers un pacte social et écologique ?”

Cette Assemblée générale sera suivi d’une rencontre-débat “Vers un pacte social et écologique ?” à laquelle l’Unadel souhaite associer l’ensemble de ses partenaires.

L’enjeu de ce temps d’échange est tout d’abord de présenter le texte “66 propositions pour donner à chacun le pouvoir de vivre, l’urgence d’un pacte social et écologique” – dont l’Unadel est l’un des signataires – puis de mettre en discussion et prolonger les pistes ouvertes.

Dans le contexte actuel – Grand débat national, forte mobilisation sociale, urgences en matière de transition écologique, de justice sociale et de renouvellement de l’exercice de la citoyenneté – il nous paraît en effet essentiel que l’Unadel et ses partenaires se positionnent et explorent ensemble différentes propositions. Nous serions ravis que vous puissiez y participer.

Pour faciliter votre accueil, merci de nous confirmer votre présence en cliquant ici.

Écoutes territoriales : la gouvernance territoriale à l’aune des transitions

Depuis l’automne 2014, l’UNADEL conduit un travail d’enquête et de témoignages autour de dynamiques locales de gouvernance territoriales. Axée dans un premier temps sur les démarches fondées sur des « objectifs de transition », la méthode des “Écoutes territoriales” vient aujourd’hui apporter un éclairage sur les mouvements à l’oeuvre dans les territoires.

Ces “Écoutes territoriales”, menées en France métropolitaine, se construisent autour de temps de rencontre et d’entretiens avec les protagonistes de ces dynamiques (élu⋅es, technicien⋅nes, associations, entrepreneur⋅euses, citoyen⋅nes). Elles se sont poursuivies dans certains cas par des ateliers réflexifs conduits avec les territoires.

Ces Écoutes, selon la méthode développée par l’UNADEL et Territoires Conseils, visent moins à comptabiliser des résultats qu’à appréhender et partager avec les interlocuteurs des territoires concernés les différents aspects de la gouvernance territoriale de la transition, son portage, son pilotage, son déploiement en direction des acteurs économiques et sociaux, son appropriation par les habitants…

La réflexion engagée dans chaque territoire, donne lieu à de nombreux échanges, à l’écriture d’une « fiche-territoire », puis à une « restitution miroir » sur les modes de faire et la conduite du changement.

Les défis sociétaux auxquels nous sommes confrontés ne peuvent trouver de réponse entière et pleinement satisfaisante dans les limites administratives de nos territoires et sans une prise en compte des territoires vécus par les habitant·es. Des coopérations interterritoriales semblent donc à la fois nécessaires et souhaitables.


Pour autant ces coopérations ne vont pas de soi. Comment coopérer ? Sur quels sujets ? Avec qui ? Comment créer une relation de confiance où chaque territoire trouve un intérêt ?

Quatre Ecoutes territoriales se sont déroulées en 2019, avec le soutien du CGET. Elles ont porté sur la question spécifique de la coopération entre collectivités territoriales.

Retrouvez ici les 4 fiches-territoire :

Le document de synthèse contenant les enseignements :

  • La coopération interterritoriale en action : synthèse

Ainsi que le livret complet compilant les fiches et les enseignements :

Les Ecoutes territoriales réalisées en 2016-2017 ont été l’occasion d’approfondir les enseignements tirés des premières Ecoutes territoriales, on les confrontant à d’autres expériences locales, ainsi qu’à l’épreuve du temps (réécoutes de territoires déjà écoutés).

Une synthèse reprenant les enseignements essentiels de cette observation des territoires en transition est disponible.

Les fiches-reportages des Écoutes réalisées en 2016 et 2017 sont accessibles :

Celles des réécoutes :

Vous pouvez consulter le document complet qui contient des fiches-reportages sur 11 territoires qui œuvrent chaque jour pour mener à bien les transitions appelées par les enjeux actuels.

Les élus s’interrogent sur les moyens de mobiliser l’ensemble des acteurs de leurs territoires vers la transition énergétique et écologique.

Quelles sont les clés de réussite pour lancer des démarches efficaces de transition énergétique ou écologique ?
Comment déclencher une dynamique durable, impliquant tous les acteurs ?

À partir d’une expérimentation conduite dans neuf territoires, nous avons mis en lumière des enseignements sur la méthode, le pilotage, les leviers, la gouvernance territoriale, le déploiement de ce type de démarche, les clés de réussite et points de vigilance.

Si certains territoires choisissent dans un premier temps d’engager des actions essentiellement tournées vers quelques collectivités (réhabilitation de bâtiments publics, énergies nouvelles), tous conviennent que la transition écologique passe par une large mobilisation des acteurs publics et privés, ainsi que des habitants. L’expérience des neuf territoires montre que les leviers d’incitation classiques de type aide financière ou conseil, bien que souvent nécessaires, ne sont jamais suffisants.

Les territoires s’engagent donc dans des démarches impliquant pleinement les acteurs, avec lesquels ils cherchent à coproduire des projets. L’objet de la rencontre est d’échanger sur ces pratiques de mise en mouvement.

Retrouvez les fiches-territoire :

Ainsi que les enseignements tirés de ces 9 écoutes en suivant ce lien.


Les Écoutes territoriales ont conduit à différents travaux avec d’autres partenaires.

C’est le cas d’un travail réalisé avec l’ADEME et Quadrant Conseil sur les territoires de Loos-en-Gohelle, Malaunay, le Val d’Ille-Aubigné, les Crêtes Préardennaises et Plaine Commune.


La démarche des Écoutes territoriales a permis d’identifier le besoin d’accompagner l’expertise des habitant⋅es et de renforcer le lien entre initiatives citoyennes et collectivités territoriales.

La proposition d’Écoutes citoyennes a ainsi vu le jour début 2018 afin d’expérimenter de nouvelles façons de concevoir l’action publique avec les habitant⋅es.


Contactez-nous si vous êtes intéressé par une Écoute de votre territoire
ou pour tout autre renseignement :
Valérian POYAU, chargé de mission Écoutes territoriales
valerianpoyau[at]unadel.org / 01 45 75 91 55


Retrouvez la plaquette de présentation : Écoutes territoriales

7 juin, Montmagny (93) Visite sur site : une ferme au service de l’insertion et du développement territorial

Profession Banlieue organise une 

Visite sur site à la ferme de la Butte Pinson

Une ferme au service de l’insertion et du développement territorial

Mardi 7 juin 2016, de 9 h 30 à 15 h 00

16 rue Suzanne Valadon, Montmagny (95360)

Le parc régional de la Butte Pinson, « oasis de verdure » de 114 hectares, se trouve à cheval sur les communes de Montmagny, Pierrefitte-sur-Seine et Villetaneuse. C’est sur ce site mis à disposition par l’Agence régionale des espaces verts que l’association les fermiers de la Francilienne a développé en 2014 une ferme pédagogique s’appuyant sur les valeurs de l’éducation populaire et les piliers de l’économie sociale et solidaire.

Profession Banlieue vous invite à visiter la ferme pédagogique de la Butte Pinson le mardi 7 juin. (Baskets fortement recommandées)

Programme 

Bulletin d’inscription

Pour venir à la ferme 

23 – 27 mai – Colloque renaissance rurale – Toulouse

A l’ologo DRccasion des 25 ans du laboratoire ‘Dynamiques Rurales’, un colloque international pluridisciplinaire se tiendra à Toulouse du 23 au 27 mai 2016. Ce colloque sera couplé aux Journées Rurales 2016 de la Commission française de Géographie rurale (Comité National Français de Géographie). Cette double manifestation appelle des contributions de l’ensemble des sciences humaines et sociales travaillant sur les ruralités (géographie, sociologie, économie, anthropologie, gestion, droit, études audiovisuelles…), à l’image du dialogue entre disciplines propre à ‘Dynamiques Rurales’. Elle invite à développer une collaboration tant avec les partenaires historiques de ‘Dynamiques Rurales’, notamment en Amérique latine et en Afrique, qu’avec les homologues de la Commission française de Géographie rurale dans différents pays européens (Allemagne, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, Royaume Uni…) dans le cadre du Réseau européen de géographie rurale.

Source : http://blogs.univ-tlse2.fr/dynamiquesrurales/

Inscriptions

 

 

Déclaration du Sommet mondial Climat & Territoires, Lyon, 2 juillet 2015

Porté par les principaux réseaux mondiaux de collectivités territoriales, entreprises, ONG et acteurs non-étatiques, le sommet mondial Climat et Territoires s’est tenu à Lyon, les 1er et 2 juillet. Il a doit abouti à une déclaration d’engagements et place les élus en première ligne face au changement climatique que nous relayons.

Déclaration du Sommet mondial Climat & Territoires, Lyon, 2 juillet 2015

L’action territoriale au coeur de la réponse au défi climatique

Lutter contre les dérèglements climatiques, en évitant une montée des températures supérieure à 2°Celsius, avec en perspective une limitation à 1,5° Celsius, tel qu’adopté dans les Accords de Cancún, est aujourd’hui un défi majeur pour l’ensemble de l’humanité, une obligation commune des Etats mais aussi de toutes les organisations et individus en capacité d’agir, chacun se devant d’assumer sa part de la responsabilité globale. Réunis à Lyon, en Région Rhône-Alpes, pendant deux jours, à travers les réseaux qui les représentent, ces acteurs non-étatiques, comme « non-Parties concernées », aux côtés des Parties Contractantes à la CCNUCC (Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques), ont affirmé leur volonté commune de relever ce défi, d’inscrire leur propre action, quotidienne et territoriale, dans une trajectoire de décarbonation de l’économie mondiale, en tenant compte des différentes situations nationales, régionales et locales, et de leurs capacités d’action respectives, tout en considérant que tous se doivent d’envisager l’avenir de leur société dans une perspective d’économie faiblement carbonée et résiliente.

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LES MEILLEURS MOMENTS DU SOMMET MONDIAL CLIMAT & TERRITOIRES

 


Sommet Mondial climat et territoires 2015- Bilan par TLM