30 et 31 mars, Epinal. Journées de l’engagement associatif

Journées de l’engagement associatif

La fédération des Vosges de la Ligue de l’enseignement organise les 30 et 31 mars prochains à Épinal les journées de l’engagement associatif.

L’Unadel sera présente avec la participation de Georges Gontcharoff, spécialiste de l’éducation populaire et du développement local lors de la journée du 30 mars.

L’entrée est libre lors de ces journées.

Découvrez le programme et réservez votre place via le formulaire d’inscription à renvoyer. Informations complémentaires au 03 29 69 64 65.

Cet évènement est organisé en partenariat avec la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection de la Population 88.

Le gouvernement fait bloc autour de l’engagement associatif, désigné Grande Cause nationale

Jean-Marc Ayrault et cinq de ses ministres ont signé, le 14 février, la “charte d’engagements réciproques entre l’Etat, le Mouvement associatif et les collectivités territoriales”, avec, du côté des associations d’élus locaux, l’AMF, l’ARF, l’ADF, l’AMGVF et le Réseau des collectivités territoriales pour une économie solidaire. “Les collectivités territoriales respectent l’indépendance des associations, en particulier leur fonction d’interpellation et la libre conduite de leurs projets”, est-il écrit dans ce document amené à être décliné dans les territoires.

Ils n’étaient pas moins de cinq ministres autour du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, pour évoquer l’engagement associatif à Nancy, vendredi 14 février : Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l’Etat et de la Décentralisation, François Lamy, ministre délégué à la Ville (qui en a profité pour lancer une expérimentation en direction des associations des quartiers de la politique de la ville, voir notre article ci-contre), Michèle Delaunay, ministre déléguée aux Personnes âgées et à l’Autonomie, Benoît Hamon, ministre délégué à l’Economie sociale et solidaire, et bien entendu Valérie Fourneyron, coiffée de sa casquette de ministre de la Vie associative. C’est dire si le sujet des associations est par nature interministériel et nécessite, plus que d’autres, une étroite collaboration de l’équipe gouvernementale. Mais ce déplacement n’avait pas pour seul but de faire une photo de groupe. Il a surtout été l’occasion de signer un document attendu depuis plusieurs mois – la charte des engagements réciproques entre Etat, collectivités et associations – et d’accorder à l’engagement associatif le label Grande Cause nationale 2014.
Dans une communication en Conseil des ministres, présentée ce même 14 février, Valérie Fourneyron précise que cette “charte rénovée reconnaît le rôle essentiel et pourtant souvent méconnu que les associations jouent dans la société civile, au service de l’intérêt général”. Elle ajoute que le texte associe “les collectivités territoriales qui seront désormais, et pour la première fois, aux côtés de l’Etat, parties prenantes de cet acte de reconnaissance”. Les réseaux de collectivités territoriales signataires sont l’Association des maires de France, l’Association des régions de France, l’Assemblée des départements de France, l’Association des maires de grandes villes de France et le Réseau des collectivités territoriales pour une économie solidaire.

Contribution possible sur toutes les compétences des collectivités

La charte intègre plusieurs axes pour refonder les bases d’un partenariat équilibré entre les associations et les collectivités. Au chapitre qui leur est consacré, il est écrit que “les collectivités territoriales respectent l’indépendance des associations, en particulier leur fonction d’interpellation et la libre conduite de leurs projets. Elles considèrent les associations comme des partenaires à part entière des politiques publiques […]”. En conséquence, les collectivités s’engagent à “conduire une politique associative cohérente tenant compte de l’ensemble des champs d’intervention des associations ; reconnaître la contribution possible des associations dans tous les champs de compétence des collectivités ; favoriser la création de lieux d’accueil, d’information et de conseil sur la vie associative en partenariat avec les acteurs associatifs ; mettre en oeuvre, en toute transparence, différentes formes de soutien aux associations, dont les subventions liées aux projets portés par les structures associatives, le prêt de locaux adaptés et de matériel”.

Selon Jean-Marc Ayrault, cette nouvelle charte “permettra de conforter la place des citoyens au sein des instances de concertation locales et nationales. Elle rendra plus lisibles et plus transparents les critères d’octroi de subventions. Elle favorisera la création de lieux d’accueil, d’information et de conseil aux associations en partenariat avec les acteurs associatifs. Et enfin, elle améliorera la gouvernance démocratique des associations au travers notamment du non-cumul des mandats associatifs, de la promotion de la parité et de la non-discrimination”. En outre, pour le Premier ministre, “la signature de la charte ne sera pas un aboutissement mais bien un élan, porté en commun avec les associations d’élus signataires, pour favoriser un nouveau modèle de démocratie sociale”. D’ailleurs, elle devrait faire l’objet de déclinaisons territoriales et déboucher sur l’organisation d’une conférence nationale de la vie associative d’ici à 2015.

Un label pour communiquer gratuitement

La signature de cette charte intervient quelques mois après l’adoption en première lecture au Sénat de la loi relative à l’économie sociale et solidaire, qui intègre pour la première fois une définition légale de la subvention et vise à mieux encourager le modèle de développement économique des associations en sécurisant leur cadre juridique, et après l’entrée en vigueur au 1er janvier 2014 d’une mesure d’allègement sur la taxe sur les salaires en faveur des petites associations employeurs.

Une nouvelle circulaire relative aux relations entre associations et pouvoirs publics sera par ailleurs signée au printemps 2014 pour faciliter la compatibilité du modèle français de la subvention avec le cadre communautaire. Enfin, un chantier interministériel autour de la simplification de la vie associative, notamment la co-instruction des demandes de subvention entre l’Etat et les collectivités, sera engagé en 2014.

Quant au label Grande Cause nationale 2014, il permettra au mouvement associatif d’obtenir des diffusions gratuites sur les radios et les télévisions publiques lorsqu’ils souhaiteront organiser des campagnes faisant appel à la générosité publique.

Un article publié sur le site de Localtis.

Sur le même sujet, découvrez ci-dessous les discours de :

Du Premier Ministre

De Michel DINET

 

Renforcer l’autonomie associative

« Comment renforcer l’autonomie associative tout en appelant à un renouveau de l’action publique ?»

 

Soirée de lancement du parcours de « l’autonomie associative »

 

Le jeudi 17 janvier 2013 de 18h à 21h au 108, rue St Maur, Paris XIe

 

(Métro ligne 3 Parmentier)

 

Les associations constituent l’un des piliers de notre société. Sur les territoires, elles contribuent à la démocratie et à la participation citoyenne. Beaucoup de projets n’ont pu voir le jour qu’avec le soutien des collectivités et de l’Etat. Cependant, ces appuis sont aujourd’hui remis en cause par le tarissement des financements publics. Pourtant, plus la crise globale s’aggrave, plus ces associations citoyennes sont indispensables pour résister, inventer des alternatives et contribuer à l’émergence d’une société plus humaine.

 

L’autonomie associative doit se développer. Les associations citoyennes doivent agir par elles-mêmes, construire des synergies, mutualiser, se regrouper pour échanger leurs idées, leurs pratiques, de manière à construire une réelle alternative.

 

Cependant, tout n’est pas possible sans moyens publics. C’est pourquoi les associations citoyennes doivent à la fois compter sur leurs propres forces pour agir autrement quand les moyens publics font défaut, et se battre pour un renouveau de l’action publique.

 

Face à cette situation, pourquoi et comment développer l’autonomie associative ?

 

Pour débattre de cette question, RECIT et le Collectif des Associations Citoyennes vous invitent au lancement du « Parcours de l’autonomie associative ».

 

Au programme de la soirée :

 

  • Un premier temps d’échange autour de la problématique.
  • Une présentation et un débat autour de la démarche, des objectifs et de l’organisation du parcours de l’autonomie associative. Il sera alors proposé :

    o Une réflexion basée sur une étude de terrain d’associations qui développent des formes d’autonomie associative. Des petits groupes de deux ou trois personnes pourront alors être constitués en fonction des possibilités de chacun.

     

    o Tous les deux mois des séminaires pour analyser ensemble les formes sous lesquelles se développe cette autonomie associative, comment faire reconnaître la contribution des associations à l’intérêt général ? Et comment organiser le nécessaire renouveau de l’action publique et instaurer de nouvelles régulations ?

     

    Vous souhaitez participer à cette soirée ? Merci de vous inscrire auprès de : erika@recit.net

Une circulaire contre les projets associatifs

La loi portant réforme des collectivités mise en place subrepticement : interdiction des cofinancements pour les investissements des projets associatifs

Le gouvernement sortant a publié le 5 avril dernier une circulaire relative aux interventions financières des collectivités territoriales et de leurs groupements. Cette circulaire explicite des dispositions de la loi sur la réforme des collectivités territoriales, sur un point qui avait pourtant fait l’objet de nombreuses discussions et contestations lors de son examen au Parlement. Le gouvernement, qui savait très bien que cette question posait problème, semble s’être dépêché de publier en catimini une circulaire afin de créer le fait accompli.

Cette circulaire impose un seuil d’autofinancement de 20 % pour les projets, avec un certain nombre de dérogations. Elle ne porte que sur les dépenses d’investissement financées par les collectivités, et précise les modalités de calcul de ce seuil.

L’élément important pour les associations réside dans l’exclusion de toute possibilité pour les départements et les régions de contribuer au financement d’opérations menées sous maîtrise d’ouvrage des associations ou de structures d’économie sociale solidaire, dès lors que la contribution envisagée ne s’inscrit pas dans l’exercice de leurs compétences propres.

Cela signifie en clair que une association propose un projet innovant qui ne relève pas de façon explicite d’une des compétences obligatoires de la région ou du département, les investissements relatifs à ce projet ne pourront plus être financés que par une seule collectivité. Cela interdit également le cofinancement de projets relevant des compétences d’une collectivité, mais pour lesquels plusieurs concours sont nécessaires. Cela instrumentalise l’action des associations, et conduit inéluctablement à limiter leurs actions à la réponse à des commandes publiques, ce qui les fait rentrer de facto dans le champ concurrentiel. Pour les collectivités concernées, il s’agit d’une remise en cause de leur compétence générale.

Le collectif des associations citoyennes (dont l’Unadel est membre) estime que ces dispositions sont inadmissibles, et doivent faire l’objet d’une concertation avec les représentants des associations. Il réitère sa demande d’une révision de la loi portant réforme des collectivités territoriales, notamment sur cette question centrale pour l’effectivité des libertés associatives.

Didier Minot,

Collectif des asssociations citoyennes.

Pour en savoir plus, voir l’excellent article de Localtis http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&cid=1250263613121

Pour télécharger la circulaire reportez vous à la rubrique “dossiers récents” ci-dessous

La circulaire sur l’encadrement des financements croisés

la circulaire du 5 avril 2012 peaufinée par le gouvernement sortant
Cliquer sur la pièce jointe
Auteur : Stéphane Loukianoff

Les associations du Celavar se ramassent à l’appel !

Le Celavar, dont l’Unadel est membre, invite à une conférence de presse, le jeudi 2 Mars au Salon de l’Agriculture.

8 associations nationales sur quinze membres du Celavar ont été distinguées par le Ministère de l’Agriculture : zéro !

Elles sont les maillons faibles de l’appel à projets lancés par celui-ci pour bénéficier de ses chiches mannes…

Pour plus d’explications, rendez-vous au Salon international de l’agriculture, jeudi 2 Mars, à 15h30.

CELAVAR-ComPresse-1ermars06

Auteur : Olivier Dulucq

Associations L’Etat et les collectivités sont mis en cause

Un article de la Gazette des Communes du 12 septembre 2005…

Les associations dénoncent un gel massif des subventions publiques. Elles regrettent un manque de maturité des relations avec les pouvoirs publics. Elles demandent de parvenir avec eux à un véritable partenariat.

Rien ne va plus entre les pouvoirs publics, l’Etat au premier chef, et les associations. Au cœur de l’été, Olivier Dulucq, le délégué général de l’Union nationale des acteurs et des structures du développement local (Unadel), publiait sur son site internet un éditorial constatant l’absence des subventions publiques promises, plaçant l’association au bord du gouffre financier. Les mêmes cris d’alarme émanent de différentes fédérations associatives et même d’associations locales de proximité.
« C’est une situation sans précédent, et paradoxale, s’inquiète Jean-Marc Roirant, secrétaire général de la Ligue de l’enseignement. Quand Jean-François Lamour a pris en charge la vie associative dans son ministère, il a dit, en particulier lors de son discours du 8 juillet 2004 devant le Conseil économique et social, des choses très importantes. Pour la première fois, un ministre a reconnu la qualité de “corps intermédiaire” aux associations. Il a aussi fait des annonces très concrètes sur le bénévolat et le volontariat. Il a même annoncé la création de la Conférence nationale de la vie associative. Malheureusement, cela s’est dégradé. Depuis le début de 2005, les mauvaises nouvelles tombent les unes après les autres. »
Dans un premier temps, certains services ministériels annoncent que la reconduction des conventions pluriannuelles d’objectifs, qui donnent aux associations une visibilité financière à trois ans, n’est plus possible à cause de la mise en œuvre de la Lolf (loi organique relative aux lois de finances). « Aucune convention pluriannuelle n’est aujourd’hui respectée, étant donné que les ministères gèlent leurs subventions », relève Olivier Dulucq, dont l’association est membre du Comité d’étude et de liaison des associations à vocation agricole et rurale (Celavar, 700 associations).
« Nous avons ensuite appris la suppression des postes Fonjep (Fonds de coopération de la jeunesse et de l’éducation populaire), puis Bercy nous a annoncé un “gel républicain”, par précaution, mais en nous promettant un dégel. En fait, nous avons été informés d’un “surgel” en juin, s’amuserait presque Jean-Marc Roirant, qui poursuit : « Nous avons été informés au cœur de l’été des dernières décisions. Dans notre cas, la baisse des crédits représente 75 %, soit 300 000 euros. Cette annonce intervient en juillet, alors que nous avons lancé nos actions depuis le début de l’année. Le pire est que ces décisions ne vont pas toucher que les têtes de réseau, mais aussi les associations locales de proximité. »
De simples prestataires. « Notre­ impression, synthétise Olivier Dulucq,­ c’est qu’il n’y a pas de maturité dans les relations entre les pouvoirs publics et les associations. Et cela ne tient pas à tel ou tel gouvernement. La dérive date d’une dizaine d’années. Cela vient peut-être, pour une part, du fait qu’il n’existe plus de formation au fait associatif pour les fonctionnaires, d’Etat ou des collectivités locales, alors que nous sommes un partenaire majeur pour la mise en œuvre des politiques publiques. » De là découlerait une confusion entre les raisons d’être des associations et celles des opérateurs privés dans le secteur marchand.
Ainsi, au sein de la Conférence permanente de la vie associative (CPCA, qui rassemble 16 coordinations représentant plusieurs milliers d’associations), beaucoup déplorent le développement de la technique de l’appel à projets, qui ne tient pas compte du rôle social joué par les associations. « Nous devenons de simples prestataires : les politiques vont prendre des décisions qui vont avoir un impact sur nous, sur le fond de nos actions, sur les moyens dont nous disposons, mais ce ne sera jamais discuté avec nous », constate Olivier Dulucq.
Climat tendu. Le rapport « Decool », de juillet 2005 (lire ci-contre), préconise d’ailleurs que dans les financements affectés aux appels à projets, il soit tenu compte des frais de fonctionnement des associations.
Dans ce climat tendu, l’appel du gouvernement aux associations pour créer 45 000 emplois exaspère un peu plus. Adjera Lakehal, coordinatrice de l’Association des femmes de Francs-Moisins (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis), relève ainsi que « nous avons toujours contribué au traitement social du chômage. Ces salariés quittent nos associations dotés d’une formation, mais l’association se retrouve en situation précaire pour poursuivre ses actions si elle doit recruter des gens non formés ». D’autres acteurs font valoir que les projets menés nécessitent de plus en plus de technicité, ce qui n’est pas compatible avec l’intégration régulière de nouveaux salariés.
« Nous allons en appeler aux élus locaux, afin qu’ils agissent auprès du gouvernement, car dans la situation où nous sommes, des licenciements sont inévitables, estime Jean-Marc Roirant. Or, selon les régions, l’emploi associatif peut représenter de 7 à 11 % du total. Si cette année est perdue, peut-être pourrons-nous connaître les intentions de l’Etat pour le futur. »
La Conférence nationale de la vie associative, qui a fait l’objet de travaux préparatoires salués par tous et devrait se tenir en décembre, pourrait être le lieu de la réconciliation

 

Les principales propositions du rapport « Decool »
Le 12 juillet, Jean-Pierre Decool, député (apparenté UMP) du Nord, a remis un rapport à Jean-François Lamour, ministre en charge de la Vie associative. Constatant la crise de la notion d’intérêt général, Jean-Pierre Decool préconise de lui substituer celle d’intérêt sociétal. Celle-ci serait identifiée à partir d’un faisceau d’indices : fonctionnement démocratique, transparence financière, passant notamment par la nomination systématique d’un commissaire aux comptes. La qualité du service serait évaluée. L’intérêt sociétal serait reconnu par une instance à créer. Cette reconnaissance permettrait aux associations de se voir déléguer des missions de service public. Les régions pourraient l’attribuer aux associations locales. Les financements de l’Etat iraient prioritairement à ces structures, en tenant compte du projet associatif, et de manière lisible et transparente. Jean-Pierre Decool demande la mise en œuvre effective de la circulaire du 24 décembre 2002 et le développement des conventions pluriannuelles d’objectifs.

 

 

 

« Les vertus de la contractualisation sont multiples »
INTERVIEW Edith Arnoult-Brill, présidente du Conseil national de la vie associative (CNVA)

Comment expliquez-vous la tension qui existe aujourd’hui entre les associations et les pouvoirs publics ?
Cette question est malheureusement an­cienne. Le CNVA travaille sur le sujet depuis 1984, avec la proposition d’un contrat pluri­annuel d’utilité sociale. Par la suite, nous avons produit d’autres avis au Premier ministre, à la fin des années 80 et, déjà, il s’agissait de mieux reconnaître les associations, en partant du constat que les financements ne sont pas seuls en jeu, mais également la reconnais­sance des projets associatifs.

Comment améliorer le respect des contrats ?
Il faut absolument encadrer la relation contractuelle autour d’un objet juridique. Dans un contexte où chacun affirme sa volonté de partenariat, l’argent n’est plus le seul élément à envisager. Il faut aussi tenir compte du rôle des associations dans la société,­ de leur plus-value sociale. Ce respect du projet associatif vaut aussi pour les collectivités locales.Les vertus de la contractualisation formalisée dans les conventions pluriannuelles d’objectifs sont multiples : équilibre du partenariat, sans subordination de l’association au politique ; solidité du partenariat, parce que le contrat est transparent ; durabilité, parce que la convention se déroule sur plusieurs années. Les deux circulaires de 2000 et 2002, signées par deux Premiers ministres différents, allaient dans ce sens.

Pourtant, les associations se plaignent du non-renouvellement des conventions…
C’est effectivement une attitude étrange de la part des services de l’Etat. Certains ministères ne les renouvellent pas, parfois en invoquant la Lolf (*), ce qui est totalement irrecevable. Le CNVA prépare le bilan de la vie associative, qui fera apparaître clairement la situation. Par ailleurs, il me paraît souhaitable que le Premier ministre saisisse le CNVA pour avis sur les rapports des groupes de travail préparatoires à la Conférence nationale de la vie associative de décembre. Cela nous permettrait de balayer toutes les propositions formulées dans ces groupes et de dégager les priorités de mise en œuvre.

Propos recueillis par Romain Mazon

(*) Loi organique relative aux lois de finances.

Auteur : Olivier Dulucq

Emplois-jeunes : morts et ressuscités…

Mesure phare du gouvernement Jospin, vilipendée, honnie et supprimée par le gouvernement Raffarin, ressuscitée par le gouvernement Villepin. Comprenne qui pourra…

Le Conseil des ministres, pour sa rentrée, a annoncé l’embauche, d’ici fin 2005, de 20 000 jeunes pour des emplois vie scolaire.

Cette mesure, qui s’intègre dans le plan Borloo, ne peut susciter que quelques menues interrogations.

Il est évident désormais que c’est par réaction idéologique que le gouvernement Raffarin, premier du nom, avait décidé de stopper en rase campagne le dispositif nouveaux services – emplois jeunes, imaginé et conduit par Martine Aubry. L’analyse qui avait été faite alors, on n’imagine en effet pas qu’une telle mesure ait pu être prise sans réflexions poussées, n’a désormais plus court. On se perd quelque peu en conjectures sur cette volte-face.

Ils étaient dénoncés alors, par Jean-Pierre Raffarin, comme “précaires et pesant lourdement sur les finances publiques”. Le nouveau dispositif ne prévoit que des contrats de 6 à 24 mois et quasi intégralement dans le cadre de l’éducation nationale. Certes, Jean-Louis Borloo s’est vanté, en son temps, d’avoir lui voté, comme député, le dispositif emplois-jeunes.

Mais errare humanum est…

Autre motif d’interrogation, le profil de ces futurs emplois vie scolaire. L’on avait pu, à juste titre, regretter que les précédents emplois-jeunes soient surqualifiés. Ce dispositif, au départ centré sur la création de nouveaux services et non pas sur l’insertion professionnelle de jeunes en difficulté, avait donc fini par laisser sur le carreau les jeunes en difficulté. Les nouveaux emplois vie scolaire sont tournés vers l’accompagnement des jeunes en difficulté, dans le cadre scolaire. Les futurs bénéficiaires de ces emplois seront les jeunes en difficulté, sortis en échec la plupart du temps du cadre scolaire. Cela peut interroger quelque peu sur le pari pédagogique… Il n’est pas question de condamner a priori, mais un contrat de 6 à 24 mois ne facilitera pas l’investissement de ces jeunes et leur formation.

Qu’il y ait des jeunes en difficulté à l’école, c’est évident. Qu’il y ait des jeunes en difficulté pour accéder à l’emploi, c’est tout aussi évident. Que les seconds doivent accompagner les premiers, c’est moins évident !

Auteur : Olivier Dulucq

Vers une Conférence nationale de la vie associative

Les rapports des trois groupes préparatoires à la Conférence nationale de la vie associative, qui devrait se tenir au cours du dernier trimestre 2005, ont été remis le 9 juin dernier au ministre de la jeunesse, des sports et de la vie associative. L’Unadel y a participé. La CPCA fait le bilan de trois mois de mobilisation.

Communiqué de la Conférence Permanente des Coordinations Associatives (CPCA)

 

Les travaux des groupes préparatoires de la conférence nationale de la vie associative se sont achevés par la remise des trois rapports au ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative. A l’origine de la demande d’une conférence nationale, la CPCA a participé activement à ces travaux avec la présence de 30 représentants associatifs mobilisés durant trois mois.

 

Relations contractuelles entre l’État et les associations : de la confirmation à la consolidation

Alors que des secteurs associatifs vivent des situations budgétaires dramatiques, le groupe de travail présidé par Jean-François COLLINET – Magistrat de la Cour des Comptes – a construit un ensemble de solutions crédibles et nécessaires. Au-delà de l’expertise, le rapport propose un approfondissement significatif des relations contractuelles constitutif d’un véritable partenariat public-privé entre l’État et le monde associatif. Tant en matière de Loi de finances 2006, de subventions ou de marchés publics, que du titre associatif, la balle est dorénavant dans le camp du gouvernement.

 

Dialogue civil : les associations au cœur d’une démocratie plus participative

Le groupe présidé par Bruno DURIEUX, ancien ministre, inspecteur général des finances, a posé les enjeux et a fait œuvre positive en reconnaissant, par une analyse claire et précise, l’apport des mouvements associatifs à une démocratie réellement participative. Il propose des méthodes et des moyens pour institutionnaliser le dialogue entre l’État, les pouvoirs publics et le secteur associatif organisé.

 

La reconnaissance du bénévolat : tout reste à faire

L’orientation donnée aux travaux du groupe par la présidente Claude GREFF, Députée d’Indre-et-Loire, a focalisé l’attention sur les motivations individuelles du bénévole. Il n’a donc pas été possible de débattre de propositions concrètes pour une politique publique en faveur des bénévoles engagés dans le projet associatif. Le rapport ne pouvant être considéré comme reflétant les travaux du groupe, la CPCA a décidé de remettre un complément argumenté sur la question posée par le Premier ministre.

 

 

Un travail interministériel va maintenant commencer. Nous demandons qu’il se développe en concertation avec la CPCA, instance représentative du mouvement associatif, afin de dégager les mesures prioritaires aptes à répondre aux besoins et préoccupations des associations.

 

Conférence Permanente des Coordinations Associatives (CPCA)

Contact: Julien ADDA (délégué général) Chrystel MOUYSSET (chargée de communication)

28, place Saint-Georges 75009 PARIS – Tél.: 01 40 36 80 10

 

Ces rapports sont disponibles sur le site de la CPCA.

Auteur : Cécile Chabrol

Le lancement de la première conférence nationale de la vie associative

Une conférence de plus… Mais l’Unadel se mobilise !

L’Unadel, au titre du Celavar, sera présente dans le groupe de travail sur le dialogue civil.

Le ministre de la jeunesse, des sports et de la vie associative a présenté une communication relative au lancement de la première conférence nationale de la vie associative.

En 2004, plus d’un million d’associations en activité ont été recensées en France ; la création de 70 000 associations sur douze mois témoigne de la vitalité du secteur et de l’enthousiasme des bâtisseurs associatifs regroupant 21 millions d’adhérents, mobilisant 12 millions de bénévoles et employant 1,5 million de salariés.

La reconnaissance institutionnelle du fait associatif, par la création d’un ministère chargé de la vie associative, s’inscrit dans la continuité de nombreuses initiatives prises depuis 2002 par le Gouvernement afin de développer la vie associative.

Le Gouvernement a souhaité, afin de répondre aux besoins des associations dans les années à venir, organiser pour la première fois une conférence nationale de la vie associative. En accord avec les acteurs de la vie associative, trois axes de travail principaux ont été retenus :

-  l’affirmation de la place des associations dans le dialogue civil ;

-  la consolidation des relations contractuelles entre les pouvoirs publics et les associations ;

-  la reconnaissance du bénévolat.

La Conférence s’articulera donc autour de ces trois grands thèmes qui feront chacun l’objet d’un rapport préparé par un groupe de travail présidé par une personnalité ; les groupes de travail seront installés d’ici début février 2005 et remettront leurs propositions à la mi-avril 2005.

Le Conseil national de la vie associative, qui a mené depuis de nombreuses années des travaux remarquables sur la vie associative, réalisera une synthèse de l’ensemble de ses travaux qu’il présentera aux groupes de travail.

La Conférence nationale de la vie associative rendra ses conclusions au Premier ministre à la mi-2005.

Organisée et préparée par le ministère de la jeunesse, des sports et de la vie associative, la conférence s’inscrira dans une démarche interministérielle et associera l’ensemble des acteurs de la vie associative, notamment la conférence permanente des coordinations associatives (CPCA). Ce rassemblement des acteurs de la société civile permettra de donner une nouvelle impulsion au développement de la vie associative en France, confortant ainsi son rôle moteur en Europe pour la reconnaissance du fait associatif.

12-01-2005 13:22
Auteur : Olivier Dulucq