l’Unadel interpelle le Ministre de la Cohésion des territoires

Au moment ou se tient la première conférence des territoires, l’Unadel a adressé un courrier au Ministre Mézard, en charge de la cohésion des territoires.

ce courrier et la note de travail jointe sont disponibles et largement diffusable autour de vous…

 

Le financement participatif au bénéfice des territoires ruraux

Collecticity, première plateforme de financement participatif dédiée aux collectivités locales, et l’association des maires ruraux de France (AMRF), annoncent leur partenariat.

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©Pixabay.org

L’objectif de ce partenariat est de permettre aux communes rurales de trouver de nouvelles sources de financement, hors des canaux classiques (fiscalité, prêts bancaires, dotations de l’Etat…) en renforçant le lien avec les habitants et plus largement les Français. Le financement participatif est un moyen pour l’investisseur de donner du sens à son épargne. Pour la collectivité, cette démarche permet de diversifier les sources de financement, et de compenser la moindre capacité de recours à l’impôt, la plus grande dépendance aux dotations publiques, aujourd’hui en baisse, et le moindre intérêt des opérateurs bancaires et des marchés financiers. C’est un moyen d’impliquer, de manière innovante, les citoyens dans les projets communaux, et plus largement les Français au développement du monde rural.

Collecticity est une plateforme de financement participatif qui permet aux collectivités territoriales de lever des fonds auprès des citoyens, sous forme de prêts ou de dons. Éducation, transports, énergies renouvelables, équipements sportifs ou culturels, entretien et rénovation du patrimoine… Collecticity offre l’opportunité aux particuliers de financer des projets d’intérêt général près de chez eux, mais également dans toute la France. La plateforme est contrôlée par l’ACPR, l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution. @collecticity / www.collecticity.fr

L’AMRF a été fondée en 1971. Elle regroupe 10 000 maires au sein d’un réseau solidaire. L’Association des Maires Ruraux de France fédère, informe et représente les communes de moins de 3.500 habitants, et s’engage au quotidien – au niveau local et national – pour défendre et promouvoir les enjeux spécifiques de la ruralité. @maires_ruraux / www.amrf.fr

Source : https://www.collecticity.fr/collecticity-partenaire-des-maires-ruraux/

Synthèses du séminaire de lancement du réseau rural national 2014-2020

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Le développement des territoires ruraux passe par l’échange d’expériences, la valorisation des bonnes pratiques et la rencontre entre des points de vue d’acteurs différents.

C’est dans cette optique que le réseau rural national a été formé, et a organisé son premier séminaire, dont vous trouverez ici tous les contenus (vidéos, synthèses, photos, etc.).

source : Réseau Rural Français

 

 

Portail documentaire “Agriculture biologique et développement local”

30 octobre 2014

La FNAB a élaboré un guide méthodologique visant à promouvoir et accompagner la transversalité dans les projets de développement territorial de l’agriculture biologique.

Ce guide propose :

  • Des monographies de territoires engagés dans des projets exemplaires ;
  • Des fiches outils pour intégrer l’agriculture biologique dans les documents de planification (Agenda 21, PCET, Charte de PNR, Trame Verte et Bleue, documents d’urbanisme, AAC, etc.) ;
  • Une fiche de recommandations méthodologiques illustrées de cas concrets pour mener des projets territoriaux concertés ;
  • Des fiches actions pour guider la mise en œuvre d’actions par les collectivités : agir sur le foncier, introduire des produits bio locaux en restauration collective, créer des jardins partagés, s’engager dans la gestion sans pesticide des espaces publics, etc.

Et plus largement des informations et ressources documentaires sur l’approche territoriale du développement de l’agriculture bio.

 Source : fnab.org

 

Un dispositif gouvernemental pour revitaliser les centres-bourgs

Sylvia Pinel, ministre du Logement et de l’Egalité des territoires, a lancé aujourd’hui avec Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, et George Pau Langevin, ministre des Outre-Mer, un dispositif expérimental pour la revitalisation des centres-bourgs.

Dans les zones rurales ou périurbaines de métropole et d’Outre-mer, la présence de centres-bourgs animés est indispensable à la qualité de vie de nos concitoyens, à la cohésion sociale et au développement économique local. C’est un enjeu majeur pour l’égalité des territoires.

Le gouvernement a donc décidé de mobiliser près de 40 millions d’euros cette année (notamment via le Fonds national d’aménagement du territoire et l’Anah) qui, en complément d’autres financements, permettront à des centres-bourgs de réaliser un projet de revitalisation en créant une offre de logements, de commerces, d’équipements et de services adaptés aux besoins des habitants, et ainsi de limiter l’étalement urbain.

300 centres-bourgs déjà identifiés sont invités à déposer une candidature, qui devra être portée conjointement par la commune et l’intercommunalité dont elle dépend d’ici le 12 septembre 2014. Parmi eux, environ 50 seront accompagnés par l’Etat via ce dispositif pilote.

Découvrez le dispositif expérimental :

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La croisade du Pays Cathare au parlement européen

Le Parlement européen a adopté le 14 janvier, le rapport d’Eric Andrieu (député européen et ancien président de l’Unadel) sur la marque de qualité régionale, rapport qui vise à définir de meilleures pratiques dans les économies rurales.

« Dans ce rapport, j’ai voulu tisser un lien entre le local et le global : initiateur de la marque Pays Cathare dans l’Aude, j’ai observé l’émergence d’autres marques territoriales telles Sud de France ou Sud-Ouest de France et un certain nombre à l ‘échelle Européenne et j’ai pensé que ces expériences pouvaient servir à faire évoluer les concepts de l’actuelle politique de développement rural et à en renforcer la place au sein de la PAC », explique Eric Andrieu.

« La politique de développement rural offre en effet un potentiel d’adaptation très fort pour le développement des territoires ruraux européens. C’est un levier essentiel pour créer des emplois et valoriser l’ensemble des ressources des territoires, objectifs essentiels pour parvenir à un rapport équilibré entre les zones rurales et urbaines », ajoute l’élu.Eric Andrieu

« Politique régionale et politique de développement rural doivent fonctionner de concert et dépasser les traditionnelles approches sectorielles pour se tourner davantage vers les territoires. Pour y parvenir, nous devons en premier lieu poser la question de la gouvernance des territoires : ils doivent se mobiliser via des actions communes, avec toutes les parties prenantes. Publics, privés, local, national, européen… tous les acteurs sont concernés ! La Commission européenne, les Etats membres et leurs administrations régionales doivent promouvoir ces formes de gouvernances participatives », conclut Eric Andrieu.

Communiqué de l’Unadel : Osez le développement rural !

Le développement des territoires ruraux est un atout et un enjeu. Ne ratons pas le rendez-vous européen !

La Bretagne rurale est dans la rue ; les territoires ruraux, lors des dernières présidentielles, ont oscillé, pour la première fois, entre extrémisme et abstention ; un documentaire, « la France en Face », a montré « la sous France », loin des métropoles richement dotées.

Dans le même temps, les populations reviennent vivre à la campagne, par nécessité ou par choix. Au fur et à mesure qu’elles s’y installent, la statistique essaie de faire croire qu’elles vivent dans le péri-urbain qui a pourtant sa propre problématique et sa sociologie. Des services innovants se créent dans la nouvelle ruralité, l’économie sociale et solidaire s’y invente, la solidarité est toujours à l’œuvre, renforcée par des associations proportionnellement plus nombreuses qu’en milieu urbain.

Cette France rurale, aux deux visages, manque de visibilité. Elle mérite pourtant toute notre attention.

Dans quelques jours, le Gouvernement va faire définir ses priorités et adopter son cadre stratégique national pour la mise en place, en région, du Fonds européen pour l’agriculture et le développement rural (FEADER). Soit, il ne voit que l’écume et n’entend que ceux, qui déboussolés, demandent tout à la fois plus de subventions et moins d’impôts ; et il remettra un peu plus d’argent public dans le tonneau des Danaïdes d’une agriculture pas toujours raisonnée. Soit il prend la mesure des besoins réels de développement des territoires ruraux et il fera le pari de l’intelligence territoriale, des approches ascendantes, d’une innovation rurale et d’un développement économique portés par l’ensemble des acteurs de ces territoires.

Depuis plus de trente ans, s’expérimente avec succès, avec le concours des Pays, des Parcs Naturels Régionaux et des Groupes d’Action Locale, de véritables dynamiques de projets qui mobilisent les acteurs locaux dont, mais pas seulement, les agriculteurs. C’est bien l’ensemble des acteurs qui vivent et / ou travaillent dans ces territoires qui bâtit le développement de ces territoires. Les résultats sont là, probants dès lors qu’il y a quelques moyens qui ne peuvent se résumer aux minimas européens.

Le Gouvernement et les conseils régionaux peuvent choisir demain la fuite en avant, ou le pari sur le futur de la ruralité. Nous voulons croire, nous espérons, qu’ils sauront, dans un souci de pragmatisme et de convergence, donner de la cohérence et des moyens aux dynamiques de développement rural. Nous attendons un signe fort, permettant d’inventer solidairement un futur désirable pour la ruralité et les ruralités de notre pays.

C’est pourquoi, l’Unadel demande instamment au Gouvernement et à l’Assemblée des Régions de France : osez le développement rural !

Découvrez aussi sur ce sujet Le Courrier des réseaux nationaux adressé au Premier Ministre co-signé par l’Unadel ou encore la contribution des territoires lorrains

Que retenir des PER ?

A l’occasion d’un dossier consacré aux pôles d’excellence rurale par la Gazette des Communes (paru à la mi-octobre 2012), l’Unadel a pu livrer son évaluation générale de ce dispositif, en voici les éléments principaux :

 

« Les appels à projets pour la constitution de pôles d’excellence rurale (PER) mettaient en concurrence les territoires constitués. Ils donnaient, par exemple, la possibilité aux intercommunalités de développer leur propre projet, sans concertation avec les initiatives déjà en place à l’échelle des pays. Cette mise en concurrence a fragilisé, par endroits, les politiques déjà déployées. La philosophie des PER se résumait plus à une logique équipementière qu’à un processus global de développement. Elle soutenait le développement de partenariats public-privé, sans proposer d’ingénierie. Néanmoins, l’expérience a montré le dynamisme des territoires, qui ne sont pas condamnés à attendre la solidarité car ils peuvent se montrer innovants. Certains d’entre eux ont exploité de façon intéressante le concept de pôle d’excellence rurale. C’est notamment vrai dans la filière bois-énergie où l’on observe de belles réussites, tant du point de vue technique qu’économique.

 

Les PER n’ont que l’apparence d’une politique publique. Derrière la volonté nationale affichée, la logique d’appels à projets a généré une sélection de pôles de façon peu transparente. Toutefois, on observe que les territoires déjà constitués ont pu tirer profit de la manne proposée, puisqu’ils suivaient un cap. Ils avaient déjà identifié leurs besoins et ont donc pu bénéficier de cet effet de levier.

 

Les territoires ruraux ont parcouru du chemin ces dernières années. Sur certains sujets, on ne pourrait pas revenir en arrière. Ainsi, la société civile est désormais mobilisée sur les questions de développement. Les élus qui ont pu se montrer méfiants à l’origine voient, désormais, l’ingénierie bénévole de façon bienveillante, notamment parce qu’elle permet de rééquilibrer les projets et de travailler sur la prospective territoriale. Le monde rural s’est enrichi grâce à la participation de ses habitants. Il faut poursuivre ce mouvement en investissant dans la citoyenneté active, en innovant pour associer le plus grand nombre. Quand les citoyens voient le fruit de leur action, ils continuent de s’engager. En outre, l’articulation entre les politiques de l’Etat et celles des collectivités paraît indispensable. Les problématiques dont se sont emparés les territoires ruraux (tourisme, développement des services, etc.) sont résolument modernes. Elles méritent qu’une logique de coopération soit mise en œuvre. Pourquoi ne pas imaginer, alors, des pôles de coopération qui feraient la part belle au dialogue et à la recherche de l’intérêt général ? On pourrait s’appuyer sur les méthodes de l’économie sociale et solidaire, qui privilégie la coopération à l’échelle territoriale ».

Interview de la Présidente de l’UNADEL sur le Réseau rural français

A l’occasion de la sortie du prochain numéro de La Lettre du Réseau Rural Français, Hélène Schwartz, a pu exprimé de façon synthétique le point de vue de l’Unadel concernant certains enjeux des territoires ruraux et sur le rôle du réseau rural français.
pour découvrir l’article, cliquez sur la pièce jointe.
Auteur : Stéphane Loukianoff

Généraliser LEADER

Une proposition de l’APFP et de LEADER FRANCE de généraliser Leader à tous les pays ruraux
cliquer sur la pièce jointe pour ouvrir le document
Auteur : Stéphane Loukianoff