Les acteurs de la politique de la ville investissent le développement économique…et les transitions

La Loi du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine a contribué à mettre l’accent sur le développement économique comme axe central des contrats de ville. Les centres de ressources de la politique de la ville sont ainsi amenés très régulièrement à proposer des temps de réflexion et de partage d’expérience sur ce sujet.

A noter également, l’émergence d’une réflexion sur le lien avec les transitions dans le cadre d’un cycle de journées en Rhône Alpes.

  • POP-UP dev éco le 16 octobre à la Plaine Images, Tourcoing,

Stands, débats, visites et ateliers : l’objectif est de faire coproduire le monde des entreprises, les professionnels de la Politique de la ville et du développement économique, les citoyens et entrepreneurs. Six parcours thématiques sont proposés pour inspirer les territoires et faire germer de nouvelles solutions autour de l’industrie de demain, l’émergence de nouveaux projets entrepreneuriaux, les lieux totems de l’économie et de l’innovation dans les quartiers,…)

Programme et inscriptions : http://www.irev.fr/thematiques/developpement-economique/pop-dev-eco-16-octobre

Contact : contact@irev.fr  ou 03.20.25.10.69

  • Labo Cités propose un cycle de qualification et d’échanges de 4 journées intitulées « Transition écologique et solidaire des quartiers populaires »

La 1ère journée “Transition écologique et développement économique dans les quartiers populaires” aura lieu le 5 novembre 2019 à Grenoble.

Aujourd’hui, la transition écologique n’est plus considérée comme une option. Elle appelle de profonds changements de nos modes de vie, de production et de consommation. Elle a ainsi des répercussions économiques et sociales majeures, qui ne seront acceptées qu’à travers davantage de solidarités. Comment ces évolutions impactent-elles la stratégie de développement économique des quartiers populaires ? Peuvent-ils être des territoires d’expérimentation de nouveaux modèles économiques ? Telles seront les questions abordées lors de cette journée.

Les prochaines journées :

3 septembre : Journée de réflexion et d’échange « Transitions et inclusion sociale : Où en est-on ? »

La Ville de Loos en Gohelle, le Centre de ressource du développement durable (CERDD) et le Carrefour des métiers du développement territorial s’associent pour amorcer conjointement une réflexion sur la prise en compte de la question sociale dans les transitions. En effet, que ce soit au niveau local, régional ou national, de nombreux acteurs expérimentent des démarches articulant des préoccupations environnementales, économiques et sociales. Quels enseignements peut-on en tirer et plus largement quelles évolutions de l’ingénierie territoriale pour faciliter les coopérations interacteurs et une mobilisation active des personnes concernées ?

A partir d’une rencontre des acteurs loosois, un temps de travail sera organisé entre acteurs du champ du social, du développement durable et des chercheurs et formateurs afin de préciser les enjeux institutionnels, de coopération et d’évolution des pratiques professionnelles pour favoriser une « transition inclusive ».

Objectifs de cette journée

– Amorcer une réflexion sur la « place » de la question sociale dans les dynamiques de transitions et ses incidences en termes de « référentiels » métiers et d’ingénierie territoriale,

– favoriser l’échange et la mise en réseau entre praticiens du développement territorial (social, économique, environnement…), structures intermédiaires et chercheurs,

Déroulé prévisionnel

– Matinée : retour d’expérience, visite et échanges avec les acteurs du territoire de Loos et du Bassin minier

– Après midi : travail en petits groupes pour faire émerger les principaux constats, enjeux et hypothèses de travail (transitions et inclusion sociale : où en est-on ?) / contributions à la réflexion : regards croisés praticiens – structures intermédiaires – chercheurs / perspectives

Document de préparation de la journée de réflexion et d’échange du 3 septembre

La place des coopérations dans la Politique de la Ville (journées IRDSU)

Des membres du carrefours des métiers du développement territorial ont participé aux journées nationales de l’inter réseau des professionnels du développement social urbain (IRDSU) qui se sont déroulées les 13 et 14 Juin dernier à Strasbourg sur le thème de « La place des coopérations dans la Politique de la Ville ».

Voir le communiqué de l’IRDSU à l’issu des journées : Co-construction et contractualisation : il faut dépasser les injonctions contradictoires !

Sylvain Pambour et Philippe Carbasse y ont animé un atelier intitulé “Développement territorial et coopérations, quel renouvellement de l’ingénierie ?”

Présentation de l’atelier

Avec la multiplication des cadres de collaboration intra et inter-territoriaux, des partenariats institutions-société civile, la coopération apparaît comme un levier essentiel des « transitions territoriales ». Après une présentation des travaux du Carrefour de Métiers du Développement Territorial, l’atelier questionne les pratiques développées dans le cadre de la politique de la ville et les enjeux d’évolution des compétences professionnelles et des méthodologies de projet.

Constats, enjeux, questionnements évoqués par les participants sur la coopération :

Constats :

  • mobilisation sur le long terme, difficile sur des projets d’envergure,
  • caractère aléatoire de la coopération, ne se décrète pas,
  • prés carrés institutionnels,
  • organisation en silo, frein à la coordination,
  • management transversal inexistant,
  • mode projet rare,
  • niveau de préoccupation différent selon les acteurs.

Enjeux :

  • faire « tomber la veste »,
  • développer collectivement une (autre) culture du partenariat,
  • faire confiance, laisser faire, tester,
  • moyens humains et financiers pour mettre en œuvre,
  • accompagner le changement de pratique et/ou d’usage,
  • rendre lisible ce que chacun a à gagner,
  • se rassurer et rassurer sur les coopérations,
  • le concept doit être partagé (cf. exemple des usages qui réunit tous les acteurs) : sortir de « rapports de force » et aller vers des « équipes pluridisciplinaires ».

Questionnements / besoins :

  • retour aux habitants et prise en compte de leurs besoins,
  • existe-t-il des outils, des bonnes pratiques pour favoriser la coopération ?
  • doit-on créer des gouvernances spécifiques pour s’obliger à coopérer ?
  • temps nécessaire à la coopération et à la décision,
  • comment produire du « sens commun » en associant des expériences et savoirs très divers ?

Apports et éléments de réflexion : power-point présenté lors de cet atelier Carrefour des métiers-Unadel

Journées des Territoires – 26 & 27 novembre à Paris

 

Nous sommes heureux d’avoir partagé avec vous deux journées de rencontres et d’échanges pour construire les territoires urbains et ruraux de demain !!

Un grand merci aux participantes et participants, ainsi qu’aux personnes qui sont intervenues en témoignant ou animant un atelier.

Vous trouverez ici les éléments constituant le dossier de participation :

Retrouvez aussi dans le programme ci-dessous les différents éléments de synthèse disponibles à ce jour (en orange !) et quelques photos. Plus d’éléments arriveront en début d’année.


26 Novembre :

Rencontre des territoires

Ouverture

Introduction de Claude Grivel, Président de l’Unadel

Les territoires se racontent : partageons nos expériences !

Présentation du Carrefour des Métiers par Philippe CARBASSE

Paper-bord de chaque groupes à venir…

Ateliers de l’après-midi : récits d’expérience et leviers des transitions

La coopération entre collectivités, acteurs socio-économiques et partenaires institutionnels au cœur des transitions,

  • Animation : Mathilde VANDERUSTEN, CNFPT

  • Territoires : CC du Grand Figeac (Fausto ARAQUÉ), PTCE PHARES (Arthur LAUVERGNIER)

Présentation du PHARES / Présentation des Coopératives Éphémères de Jeunesse

 Le rôle primordial de l’animation territoriale : passer d’une ingénierie de programme à des réseaux d’animation,

  • Animation : Isabelle BIZOUARD, Cap Rural

  • Territoires : CC du Bocage Bourbonnais (Magalie DECERLE), Plaine Commune (Michel BOURGAIN)

Renouveler la gouvernance : quelles méthodologies ? Quelles postures des Élu·es ?

  • Animation : Séverine BELLINA

  • Territoires : CC des Crêtes Préardennaises (Jean-Marie OUDART et Nadia DJEMOUAI), CC du Val d’Ille – Aubigné (Claude JAOUEN)

Coproduire et co-investir : passer de la participation à l’implication citoyenne

  • Animation : Cécile DE BLIC, Experte associée à l’UNADEL

  • Territoires : Loos-en-Gohelle (Julian PERDRIGEAT), Conseil de développement PETR Albigeois et Bastides (François ETEVENON et Fanny MIRA)

Vidéo de présentation des Écoutes citoyennes du PTAB

Des démarches apprenantes : évaluer et adapter l’action en continu…

  • Animation : Vincent CHASSAGNE, Territoires Conseils

  • Territoires : Département de Gironde (Julie CHABAUD), Syndicat Canigo Grand Site (Emily GUNDER)

Transitions et dynamiques territoriales – Retour de Anne et Patrick BEAUVILLARD

Le texte de l’intervention

Les enseignements de l’Institut des Territoires Coopératifs

Table-ronde : Politiques publiques, engagements citoyens et transitions territoriales : quelles coopérations ?

Avec la participation de :

  • Jean-François CARON, Maire de Loos-en-Gohelle et Président du Cd2e (Création et Développement d’Eco-Entreprises)

Support utilisé – Code Source

Présentation Démonstrateur ADEME

  • Charles FOURNIER, 3e Vice-Président délégué à la Transition écologique et citoyenne et de la coopération, Région Centre – Val de Loire

Diapo Transition démocratique, transition écologique

Prezi Démocratie Permanente en Région Centre – Val de Loire

  • Eric LAJARGE, Directeur de Cabinet du Commissaire Général à l’Égalité des Territoires

  • Frédéric AUDRAS, Directeur de Territoires Conseils, représentant de la CDC

  • Vaia TUUHIA, Déléguée Générale de 4D (Dossiers et Débats pour le Développement Durable)

  • Géraud GUIBERT, Président de la Fabrique Écologique

Animation : Claude GRIVEL, Président de l’UNADEL (Union Nationale des Acteurs du Développement Local)

Apéro convivial à l’association Espoir 18


27 Novembre :

Les transformations de l’ingénierie territoriale

Ateliers du matin :

Se former autrement

  • Animation : Sophie AOUIZERATE, Experte associée à l’UNADEL

  • Intervention Chantal TALLAND, Ecole de la Rénovation urbaine / Claudine PILTON « Formation- action : Institut de Management des pratiques locales » (ARADEL) / Elsa PIOU « Participation des personnes concernées dans les formations en travail social » (IRTS)

Renouveler les coopérations :

  • Animation : Guillaume DEJARDIN, Pôle Ressources Ville et Développement Social
  • Intervention : Anne et Patrick BEAUVILLARD (Institut des territoires coopératifs) / Françoise BERNON (Le LABO de l’ESS)

Le récit de territoire comme outil de mobilisation collective

  • Animation : Philippe CARBASSE, Carrefour des Métiers du développement territorial
  • Intervention : Julian PERDIGEAT (Loos en Gohelle) / Marc MONNERAYE (quartier des Hautes Bruyères à Villejuif, MDSL)

Vidéo de présentation de la Fabrique Commune du MDSL

Participation et initiatives citoyennes : Comment favoriser la coproduction des politiques publiques ?

  • Animation : Pierre Alain CARDONA, ARDL PACA
  • Intervention : Collectif Quartier de la Bottière à Nantes / Conseils citoyens Plaine commune (J. PICARD, accompagnant) / Conseillers citoyens membres du CNV

Faire évoluer les organisations : individus en transition dans des organisations en transitions ?

  • Animation : Pierre-Edouard MARTIN, IREV
  • Intervention : Louise GUILLOT (27ème Région)

Valoriser autrement les ressources individuelles et collectives des territoires

  • Animation : Cécile DE BLIC, Experte associée à l’UNADEL
  • Intervention : Bernard ARRU (Mauléon) / Agnès THOUVENOT (Villeurbanne)

Table-ronde : Renouveler les relations entre acteurs des territoires : vers une ingénierie de la coopération ?

Avec la participation de :

  • Laurent GRANDGUILLAUME (Président de l’association TZCLD)

  • Yannick BLANC (Président de la FONDA)

  • Elodie JULLIEN (Le RAMEAU)

  • Pierre-François BERNARD (CLUS’TER JURA)

Animation : Axel OTHELET, Citoyens et Territoires Grand Est

Ateliers de l’après-midi : Mettre en pratique de nouvelles méthodes, postures et compétences…

Prendre des décisions collectives

Intervention : Aurore BIMONT et Thomas SIMON, Système D (Démocratie Ouverte)

Favoriser la coproduction avec les habitant·es

Intervention : Sylvain ADAM, Alternative Pour des Projets Urbains Ici et à l’International (APPUII)

Renouveler l’animation de réunion

Intervention : Axel OTHELET, Citoyens et Territoires Grand Est

Atelier découverte de l’atlas relationnel

Intervention : Stéphanie CABANTOUS, Cités, Territoires, Gouvernance (CITEGO)

Aller vers les habitant·es

Intervention : Gabrielle BEYL, Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne (MRJC)

Les postures professionnelles pour accompagner le changement

Intervention : Valérie DESCOMBES, Conseil et accompagnement et IRDSU

Diaporama utilisé

Table-ronde conclusive : Les métiers et pratiques du développement territorial en question : des pistes pour demain !

Introduction : Hélène HATZFELD, Chercheuse au LAVUE (Laboratoire Architecture Ville Urbanisme Environnement)

Avec la participation de :

  • Rainier HODDE, réseau SUD (ENSA)

  • Dominique BLIN, UNAFORIS

  • Khalid IDA-ALI, IRDSU

  • Claudine PILTON, ARADEL

  • Bernard ALIX, CNFPT

Animation : Philippe CARBASSE (Carrefour des Métiers du développement territorial)


Pour plus d’info, n’hésitez pas à nous contacter !

Philippe Carbasse : philippe.carbasse [at] laposte.net

Valérian Poyau : valerianpoyau [at] unadel.org

Jean Maillet : jeanmaillet [at] unadel.org

 

Coordination citoyenne des quartiers à Paris le 8 février 2014

Mohamed Mechmache et Marie Hélène Bacqué, appuyés par une partie des membres de la commission qu’ils avaient réunis autour d’eux au printemps, ont proposé aux acteurs présents lors de la conférence citoyenne de Saint-Ouen en juin dernier et à celles et ceux qui avaient été auditionnés par la commission de se réunir Samedi 8 février prochain à Paris pour à la fois faire le point sur la loi “Ville et cohésion urbaine” et lancer la constitution d’une coordination citoyenne des quartiers.
Vous trouverez ci-après leur invitation:
Nous avons rendu au Ministre de la Ville le 8 juillet 2013 le rapport Cela ne se fera plus sans nous. Pour une réforme radicale de la politique de la ville. Citoyenneté et pouvoir d’agir dans les quartiers populaires. Ce rapport avance une condition préalable – le droit de vote aux élections locales pour les populations étrangères – et trente propositions pour inverser la démarche de la politique de la ville, aller vers la co-construction et la codécision et s’appuyer sur le pouvoir d’agir des citoyens.

Alors que la loi sur la ville et la cohésion urbaine vient d’être votée en procédure d’urgence à l’Assemblée nationale et va l’être au Sénat, nous nous adressons à nouveau à vous pour vous rendre compte de l’avancement de ces propositions et pour vous consulter sur les suites collectives à y donner. Notre rapport proposait la création d’une plateforme ou coordination associative indépendante : c’est dans cette perspective que nous nous situons.

Que reste-t-il de nos propositions ? La loi comporte quelques avancées mais reste décevante au regard du travail que nous avons produit ensemble. Le système que représentent nos 1+30 propositions n’a pas été repris dans sa cohérence. Nous faisons le constat des limites de la capacité du législateur de modifier les rapports de pouvoirs.

La loi affirme le principe de la co-construction. Mais nous avions mis en avant celui de la codécision reposant sur une représentation significative des citoyens dans toutes les instances (50% des sièges), qu’il s’agisse des comités de pilotage au niveau local et intercommunal ou des instances nationales comme l’Agence nationale de la rénovation urbaine. Un collège d’habitants est prévu dans le nouveau programme national de renouvellement urbain mais il ne constituera qu’une voix consultative parmi d’autres. De même la loi impose une représentation habitante dans les comités de pilotage mais sans en préciser l’importance quantitative. Il nous semble possible d’aller plus loin et d’ouvrir plus largement ces instances à la représentation citoyenne.

Les coordinations ou tables de quartier, lieux d’élaboration et d’action collectives créés à l’initiative des associations et des collectifs habitants que nous avions proposées sont transformées dans la loi en « conseils citoyens » et deviennent obligatoires. Le texte ne précise ni qui les créera ni qui en décidera la composition. Or l’enjeu était ici de renverser la démarche, de partir de l’initiative des habitants, de la reconnaître quand elle existe car c’est bien de cette mobilisation que peut naître une transformation sociale et urbaine. Pour éviter que ces conseils citoyens ne se réduisent pas à un nouvel échelon institutionnel répondant à une injonction législative, il nous semble essentiel que ces coordinations ou tables de quartier soient créées et organisées par les citoyens, par leurs collectifs et leurs associations et financées par la puissance publique.

Nous avions proposé la création d’une Fondation pour la solidarité sociale, cogérée par les citoyens et leurs associations, qui permette d’assurer une indépendance aux associations qui vivent trop souvent au rythme du clientélisme. La loi prévoit qu’un rapport sera rédigé dans les six mois pour étudier les contours de cette fondation et les conditions de sa mise œuvre. Il nous semble essentiel que ce rapport soit élaboré dans une démarche participative comme l’a été notre rapport.

Nous avions par ailleurs proposé la mise en place d’un Fonds pour l’interpellation citoyenne constitué par le prélèvement de 1% du financement des partis politiques et 10% des réserves parlementaires. Cette mesure va bien au-delà de la politique de la ville. En donnant aux citoyens les moyens d’organiser le débat démocratique, de mobiliser des expertises indépendantes, d’interpeller les institutions, de faire des propositions, elle participerait d’une démocratisation de la vie politique française qui en a bien besoin. N’est-il pas enfin temps, dans la crise sociale et politique que traverse notre pays, de s’appuyer sur les citoyens et de se donner les moyens du débat démocratique, même conflictuel ?

Bien sûr, la loi ne fera pas tout. Ces nouvelles orientations que nous avons proposées s’appuient largement sur l’initiative citoyenne. Est aujourd’hui en jeu la capacité des groupes, des associations à s’en saisir, à faire pression au niveau national et local mais aussi à les mettre en œuvre. Depuis la remise du rapport, nous sommes sollicités par des associations, des professionnels et des élus dans toute la France. Des expériences de tables de quartiers initiées par les habitants vont se mettre en place dans les semaines qui viennent. Des collectifs associatifs ou alliances citoyennes se constituent autour de revendications et de projets. Une dynamique est engagée que nous pouvons ensemble consolider et amplifier.

Nous ne baisserons pas les bras ! La situation des quartiers populaires est bien trop alarmante pour cela. La crise économique y fait des ravages, les taux de chômage n’y ont jamais été aussi élevés ; le sentiment de trahison est prégnant vis-à-vis d’un gouvernement de gauche qui n’a tenu jusqu’à présent ni la promesse du droit de vote aux étrangers, ni celle de mesures contre le contrôle au facies ;  la lutte contre les inégalités sociales, raciales et spatiales reste un enjeu crucial. Tout cela contribue à nourrir colère, repli sur soi et tensions sociales. Mais les quartiers sont également des lieux d’initiatives et d’innovation. Les collectifs et associations réunissant des habitants sont à l’œuvre et mobilisent leurs capacités de retisser les liens sociaux, de transformer la vie des habitants. Il est de notre responsabilité de continuer à agir ensemble et à nous organiser pour que le pouvoir d’agir des habitants se renforce et pour que les contrats de ville qui vont voir le jour partout en France donnent aux habitants un pouvoir nouveau.

Nous vous proposons de venir discuter des suites à donner aux propositions que nous avons élaborées ensemble et de la création d’une coordination associative qui travaillera en ce sens le samedi 8 février à Paris (10h-17h) au Conseil régional d’Île-de-France, salle Paul Delouvrier, 35 boulevard des Invalides, 75 007 PARIS (métro : Saint-François Xavier – ligne n°13)

Grâce à un financement accordé par une fondation familiale, nous serons en mesure de rembourser les voyages des participants qui viennent de régions et de leur fournir un hébergement. Chaque association ou collectif ne pourra être représenté que par une seule personne. Les informations pratiques complémentaires seront disponibles sur le site.

Si vous n’êtes pas en mesure de vous déplacer, vous pourrez nous faire part de vos contributions sur le site internet dans la rubrique « Participez ». Nous en ferons une synthèse lors de la réunion du 8 février.

Pour en savoir plus c’est ici:

http://www.missionparticipation.fr/actualite/inscriptions-8-fevrier-2014-coordination-citoyenne-des-quartiers-a-paris/

Un article publié par le Collectif Pouvoir d’Agir

Aux CUCS, aux CUCS, hésitations !

Compte-rendu d’une rencontre des professionnels du développement urbain en Lorraine et petit point sur les CUCS.
Après la « crise des banlieues » et dans le contexte incertain et mouvant de la politique de la ville, les professionnels du développement social urbain en Lorraine veulent se structurer pour échanger leurs expériences et « prendre du recul » dans un environnement de travail en profonde évolution. 

 

 

 

Avec l’appui du Carrefour des Pays Lorrains, ils ont organisé une première rencontre régionale le 14 décembre 2006 à Nancy à propos des nouveaux projets de cohésion sociale qui se mettent en place pour les 3 ans à venir (les contrats de ville 2000-2006 arrivant à échéance).

 

 

 

 

Cette rencontre, ouverte à tous les professionnels intervenant dans les quartiers sensibles, a rassemblé une quarantaine de personnes.

 

Après une présentation du contexte et des actions de rénovation urbaine et de cohésion sociale sur le quartier du Haut du Lièvre (Mme Herman adjointe au maire de Nancy et M. Madera, chef de projet), les professionnels ont pu échanger sur l’état d’avancement des CUCS et en discuter avec  M. Normand, Sous-Préfet à la ville et à la cohésion sociale de Meurthe-et-Moselle ainsi que Mme PELLE, directrice régionale de l’Agence pour la Cohésion Sociale et l’Egalité des chances (ACSE).

 

 

 

 

Un premier temps d’échanges qui en appellera certainement d’autres en 2007.

 

 

 

 

 

 

 

A compter du 1er janvier 2007, les nouveaux CONTRATS URBAINS DE COHESION SOCIALE (CUCS), signés entre l’Etat et les communes pour une durée de trois ans, prendront la suite des contrats de ville.

 

 

 

 

Les CUCS doivent permettre de rénover le cadre contractuel de la politique en faveur des quartiers et des publics difficiles en :

 

  • ciblant mieux les quartiers sensibles, classé en 3 catégories (1, prioritaires pour « une intervention massive et coordonnée » ; 2, bénéficiant de moyens spécifiques mais ciblés ; 3, repérés mais bénéficiant de très peu de moyens spécifiques) 
  • ciblant mieux les thématiques prioritaires permettant d’améliorer la situation des quartiers : 

. l’amélioration de l’habitat et du cadre de vie

 

. l’accès à l’emploi et le développement économique

 

. l’action éducative

 

. la citoyenneté et la prévention de la délinquance

 

. l’amélioration de la prévention et de l’accès aux soins

 

 

 

 

Devront être également pris en compte la lutte contre les discriminations, la gestion urbaine de proximité, la prise en charge et l’accompagnement de la jeunesse.

 

 

 

 

Ces contrats sont élaborés par les communes, les intercommunalités et l’Etat en partenariat avec les acteurs institutionnels et les acteurs de terrain.

 

 

 

 

Le suivi, l’expertise et les financements d’Etat seront assurés par la nouvelle Agence pour la Cohésion Sociale et l’Egalité des Chances (ACSE), mise en place en 2006.

 

 

 

 

 

 

 

Le réseau des professionnels lorrains réunit des chefs de projets « politique de la ville », chargés de mission généralistes ou thématiques dans les collectivités locales mais aussi travailleurs sociaux, responsables associatifs, … impliqués dans les quartiers.

 

 

 

 

Sa structuration repose sur le Carrefour des Pays Lorrains. Il est également en lien au niveau national avec l’inter-réseaux des professionnels du développement social urbain.

 

 

 

 

Contacts :

 

57 : Benoît Boissière, 03 82 86 36 36

 

54 : Sébastien Vaudin, 03 83 98 55 22

 

88 : Stéphane MARTIN, 03 29 31 49 48

 

55 : Jean AYI,03 29 70 99 73

 

Kristell Juven, Carrefour des Pays Lorrains : 03.83.52.80.62

Auteur : Olivier Dulucq

Menaces sur les projets de territoires ?

Un article commis par l’Inter Réseau des Professionnels du Développement Social Urbain qui s’inquiètent aussi du retrait de l’Etat

Un article qui, partant de la politique de la ville, s’inquiète comme nous l’avions fait dans un autre article “L’Etat mute-t-il ?” du retrait de l’Etat.

Intitulé “Menaces sur les projets de territoires ?”, il fait assez bien le tour de la question qui inquiète de plus en plus les professionnels du développement territorial. Qu’ils soient urbains ou ruraux, ils constatent, quelque peu dépités, que ce qu’ils ont construit, depuis plusieurs années, avec élus et habitants, est en train de se défaire, en silence.

C’est peut être l’illustration de la formule de Jean-Louis Borloo “démolition-reconstruction”, il n’empêche qu’il faut être vigilants.

Auteur : Olivier Dulucq

Communiqué de l’Inter Réseau des professionnels du DSU

Les professionnels du Développement Social Urbain, réseau adhérent de l’Unadel, a publié un communiqué pour réagir à la crise que connaît notre territoire.
aux équipes politiques de la ville
à nos partenaires


– DECLARATION-
« REAGIR FACE AUX VIOLENCES URBAINES »

600 professionnels chargés de la politique de la ville, regroupés au sein de l’inter réseaux DSU, travaillent tous les jours avec les acteurs de terrain à l’apaisement dans les quartiers  et lancent un appel pour que le retour au calme se fasse dans le respect de la loi, le respect des personnes et dans la dignité.


Trois messages d’espoir permettraient pour nous de sortir par le haut de la crise:


REDONNER DE L’ESPOIR AUX HABITANTS : On n’avancera pas durablement si on ne travaille pas davantage avec les habitants, afin qu’ils renforcent  leurs capacités individuelles et collectives et maîtrisent leur devenir. Développer la démocratie participative est fondamental pour restaurer une citoyenneté responsable et une solidarité active.

Sur les actions associatives, le désengagement de l’état depuis 2 ans dans le soutien aux initiatives locales est perçu comme un abandon sans que les collectivités  n’aient été préparées à  prendre le relais.

Nous demandons que la décision du Premier Ministre de rétablir les crédits aux associations s’inscrive dans la reconnaissance d’un partenariat sur le long terme.



LUTTER CONTRE LES DISCRIMINATIONS

La mise à l’écart qui touche des millions de nos concitoyens dans la recherche d’un logement ou d’un emploi nécessite une mobilisation de toute la société.

Cette action positive doit être au c¦ur de l’ensemble des politiques publiques de l’état et des collectivités territoriales pour que son exemplarité mobilise les entreprises et les citoyens.



RENFORCER ET ADAPTER LES SERVICES PUBLICS SUR LES TERRITOIRES

Il est plus que jamais nécessaire que le droit commun des services publics prenne le relais des expérimentations pour répondre aux enjeux sur l’éducation, l’emploi et la formation, le logement et la sécurité. La LOLF devrait permettre d’aller dans ce sens.

Pour nous, la tendance actuelle des institutions qui confortent chacune leur pré carré nuit à la réussite collective de l’action publique.



DONNER DU SENS A DES PROJETS SOLIDAIRES DE TERRITOIRE

C’est à partir du territoire, d’un dialogue réaffirmé avec les habitants, d’un travail partagé entre l’état, les collectivités territoriales, les associations et les professionnels des services que se construiront des projets concrets, inscrits dans un contrat, engageant réellement chacun dans la durée.

C’est à ce prix que le « Vivre ensemble pour  faire société » restera possible.





CA de l’inter réseaux DSU- Le 8 novembre 2005.

Contacts:

Alain ARNAUD, président   alain.arnaud@sivo-ondaine.fr    04 77 10 19 80

Etienne VARAUT, vice-président   contrat.ville@ville-bobigny.fr 01 48 96 21 46
Auteur : Olivier Dulucq

La politique de la ville vue par…

Une récente publication de la Délégation interministérielle à la ville synthétise 10 ans de travaux sur la politique de la ville : une bonne introduction à la réflexion sur les politiques à mettre en oeuvre pour l’avenir de nos quartiers !

Cette intéressante synthèse balaie en 21 pages les principaux débats et conclusions de divers ouvrages, articles, enquêtes et autres rapports sur la politique de la ville, vus en particulier sous l’angle :

– de la territorialisation,

– de la constitution d’un métier spécifique, autour notamment de l’idée de participation (à partir de la page 7),

– du mot d’ordre de la mixité sociale,

– du lien entre politique de la ville et réforme de l’Etat.

Elle est complétée par une bibliographie.

Elle a été réalisée à l’occasion des Assises nationales de la Ville qui se sont tenues le 8 avril 2005.

synthese-des-bibliographies P de la V 05

Auteur : Nathalie Lacroix

Politique de la Ville : aux Assises!

Lors de ses 4èmes Rencontres nationales qui auront lieu le 18 mars à Paris, l’Inter-Réseaux des professionnels du DSU proposera une contribution au débat sur l’évolution de la politique de la ville.

Association créée en 1996, l’Inter-Réseaux des professionnels du développement social urbain fédère 19 réseaux régionaux regroupant 600 adhérents et 3000 sympathisants. L’IR DSU est un des membres fondateurs de la Plate-forme des métiers du développement territorial animée par l’Unadel.

 

Fort de l’expérience de ses membres et des réflexion menées au sein de son réseau et avec ses partenaires, l’IR DSU souhaite contribuer au débat national sur l’avenir de la politique de la ville qui sera lancé le 8 avril prochain à l’occasion des “Assises de la ville”. Pour cela, un texte de constats et de propositions sur le thème “Quelles équipes de projet pour quel développement solidaire des territoires”(1) sera présenté aux participants des 4èmes Rencontres nationales de l’IR DSU qui se dérouleront le 18 mars à Paris.

 

Contributions et réactions, individuelles ou collectives, sont attendues par l’IR DSU sur son site Internet, rubrique “Forum sur l’avenir de la politique de la ville”, ou en prenant contact avec des responsables des réseaux DSU régionaux (coordonnées sur le site de l’IR DSU).

(1) Texte disponible en téléchargement à partir de cet article ou à partir de la zone “Les téléchargements”.

Texte IR DSU mars 2005

Auteur : Cécile Chabrol