Portrait La Traverse – Sundgau

Publié le 9 avril 2020 | dans Les chantiers de l'Unadel | par La Traverse

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“Pays du Sundgau : Habiter la marge”


Sundgau signifie « région du Sud ». C’est une région frontalière avec la Suisse, coincée entre les Vosges et le Jura, dans le Sud Alsace. Ce territoire s’étends sur le Haut-Rhin et une partie du territoire de Belfort. Il est représenté administrativement par le Pôle d’Équilibre Territorial Rural (PETR) qui a conservé son appellation « Pays du Sundgau » et regroupe 108 communes et 7 intercommunalités. Encerclé par trois grandes villes ; Mulhouse, Bâle et Belfort, le pays s’est longtemps développé à l’écart des dynamiques urbaines et a conservé longtemps son caractère traditionnel, visible notamment sur le plan architectural, à tel point qu’il peut donner l’impression de s’être constitué en vase clos et d’être reclus. Le Sundgau est donc un territoire qui apparaît en marge de plusieurs dynamiques (Woessner, 2016). Ainsi, « marginal équivaut vite à accessoire, délaissé, dévitalisé, à territoire-musée » (Bavoux, Chapelon, 2014, cf. p. 362). La marge induit également la notion de frontières qui constitue bien une variable déterminante des dynamiques territoriales du Sundgau puisque une grande partie de ses habitant.e.s travaillent en Suisse. Or, la marginalité peut également laisser la place à des initiatives originales : « Moins soumises aux contrôles sociaux, bénéficiant de normes moins contraignantes et de davantage de souplesse, plus libres en somme, les marges peuvent faire preuve de plus d’inventivité. [..] Les marges, franges de contact entre systèmes, peuvent ainsi fonctionner comme des interfaces créatives, organiser leur vie propre, en particulier s’il y a perméabilité frontalière et tendance à l’intégration réciproque de deux marges accolées » (id, cf. p. 363). Face aux défis climatiques et énergétiques, cette marginalité constitue-t-elle un atout pour le pays du Sundgau en matière d’adaptation et de résilience locale ?


Des difficultés de mobilisation et d’engagement local, en lien avec l’attractivité de la Suisse et des grandes aires urbaines

Un territoire rurbain multipolarisé en interdépendance subie avec la ville

Le Sundgau est un territoire situé à la marge de trois pôles d’attractivités urbains : Belfort, Mulhouse et Bâle. La majorité des emplois sont situés dans ces bassins de vie, ce qui fait du Sundgau un territoire multipolarisé, avec des migrations pendulaires massives pendant la journée entre l’arrière-pays et ces grandes villes. L’armature intérieure du pays se constitue donc autour de la ville d’Altkirch, et autour de pôles urbains secondaires et de pôles de proximités. Mais peu d’emplois s’y développent[1].

La plupart des emplois locaux sont ceux consacrés à l’agriculture et quelques industries locales. Le territoire est majoritairement agricole puisque 69% des terres y sont dédiées (SCOTT, pays du Sundgau). Par ailleurs, le PETR semble considérer le pays comme le « poumon vert » des villes qui l’entourent, puisqu’il produit quantité de produits agricole qui alimentent les villes mais sans réelle certitude autour de la proportion que représentent ces villes en termes de débouché pour leurs produits et sans que de réels circuits ne soient organisés institutionnellement pour favoriser ce lien entre ville et campagne.

Le Sundgau est donc un territoire ambivalent, à la fois présentant des caractéristiques rurales mais également en interdépendance forte avec la ville. Selon Eric Ausilio, directeur de la Maison de la Nature, le Sundgau ne peut être considéré comme un territoire rural du fait que la plupart des habitant.e.s n’utilisent pas directement leur environnement proche pour vivre mais travaillent en ville et en dépendent fortement pour leur emploi.

Il en va de même pour le domaine de la culture, qui semble être une thématique assez peu développée sur le territoire, les Sundgauviens se rendant principalement en ville pour leurs sorties culturelles, sans réelle volonté des pouvoirs politiques de voir se développer des initiatives culturelles à la campagne qui reste à la charge d’initiatives assez isolées, comme le Morimont, et peu relayées par les médias.

Enjeu frontalier, démobilisation et cité-dortoir

Présentant peu d’activités économiques locales, notamment du fait de sa proximité avec la Suisse, et une dynamique sociale peu développée, le pays du Sundgau est considéré par celles et ceux qui y résident comme une cité-dortoir.

Dans la zone d’emploi d’Altkirch, 26% des actifs travaillent en Suisse. Ces transfrontaliers vont majoritairement travailler à Bâle, où le secteur de l’horlogerie procure beaucoup d’emplois, principalement peu qualifiés mais très bien rémunérés. Cette proximité avec la Suisse fait du Sundgau une région très riche, avec un revenu médian de 26 000€ pour la communauté de commune du Sundgau, et 23 000 € pour le Sud-Alsace Largue[2], alors même que peu de personnes y travaillent. Cette proximité avec la Suisse apparaît à la fois comme un problème et une solution : certes elle attire tous les travailleurs et aspire les emplois locaux, mais elle réponds au problème du chômage et permet en même temps une meilleure rémunération des travailleurs qui enrichit le pays, quand les sous ne sont pas dépensés en Allemagne. Ainsi, cette dynamique est perçue comme démobilisatrice du fait, d’une part que les problèmes sociaux sont perçus par les habitant.e.s comme ayant une solution toute trouvée résidant dans le fait d’aller travailler dans le pays voisin et d’autre part parce que les travailleurs effectuent de longues distances, rentrent tard et sont moins désireux de sortir sur leur temps libre et de s’engager localement. Par ailleurs, la configuration typique de certains villages sundgauviens en villages-rue traversés par les flux automobiles intenses des migrations pendulaires, rends les espaces publics peu propices à la fréquentation piétonne et à l’occupation par les enfants, résultant en une anesthésie sociale des lieux publics.

Source : Atlas des paysages d’Alsace

Le dynamisme local pâtit donc de cette situation, notamment parce que peu de l’argent gagné par les travailleurs transfrontalier n’est réellement réinvesti localement. En effet, beaucoup de cette économie échappe au développement local puisque la dynamique veut ainsi que « le triptyque du frontalier c’est quelqu’un qui habite en France, travail en Suisse et fait ses courses en Allemagne. » [Rhénamap]. Par ailleurs, si le revenu moyen est élevé et le taux de chômage relativement faible, il ressort de cette dynamique une perception accrue des inégalités entre les personnes travaillant en Suisse et celles travaillant en France ou au chômage.

L’exemple typique de cette situation de démobilisation et de manque d’investissement local est illustré par le cas de l’AMAP Rhenamap qui a de plus en plus de mal à fidéliser ses adhérent.e.s au point où les agriculteur.rice.s achètent et importent des légumes pour compléter leurs paniers lorsqu’ils ont de mauvaises récoltes, à l’encontre du principe de solidarité des acheteurs envers les agriculteurs en cas de mauvais rendements.

Pistes d’amélioration

L’enjeu relatif à ces problématiques est donc de remobiliser les habitant.e.s sur le territoire, en recréant du lien social, en relocalisant l’économie et en redonnant du sens à l’action collective. Plusieurs associations participent déjà à ce développement local au travers du retissage minutieux de ce lien social affaiblit.

Le Système d’Échange Local (SEL) vise ainsi à créer du lien social entre individus au travers du troc et d’événements conviviaux qui permettent aux participant.e.s d’échanger des biens et des services. Apprendre à dépendre des autres permet de s’émanciper des circuits marchands et des technologies et renforce la résilience sociale. Mais là encore, le problème de la mobilisation se fait ressentir et les événements organisés restent principalement fréquentés par des habitué.e.s. L’Association de Pédagogie Sociale du Sundgau (APSS) participe également à la création de liens sociaux et à la réappropriation de l’espace public avec et par les habitant.e.s des villages. En s’appuyant sur les ressources issues de l’environnement proche des habitant.e.s, et en passant par des travaux avec les enfant, l’APSS réussi à faire se rencontrer les résident.e.s de la commune de Saint-Ulrich autour de projets collectifs. Ces actions permettent la valorisation du milieu et de ses ressources, et redonnent du pouvoir d’action aux individus. De même, la nouvellement créée Radio Quetsch est une association qui a quant à elle vocation à renseigner le public sundgauvien et à diffuser l’information locale dont les médias mainstream s’emparent de façon détournée. La promotion de la diversité que représente le Sundgau participe également à la création d’une identité collective dont ils et elles veulent se revendiquer, loin de l’image caricaturale et individualiste souvent représentée.

Sur un plan plus économique et entrepreuneurial, Rhenamap est une AMAP de producteur qui a pour objet de favoriser la solidarité et la responsabilité des consommateurs envers les producteurs afin de maintenir les petites exploitations agricoles sur le territoire en leur assurant des débouchés réguliers.

Cependant, des difficultés à mettre en réseau les personnes ont été rapportées et le souhait d’être en capacité de se rassembler entre initiatives pour développer des dynamiques plus larges a été également soulevé.


Enjeux environnementaux et initiatives mises en place

Un cadre de vie et un paysage privilégiés qui cachent des problèmes environnementaux majeurs

Le Sundgau présente à priori un cadre de vie privilégié. Le climat continental permet une préservation relative du stress hydrique : l’herbe est verte et l’état quantitatif des nappes phréatiques sont encore positifs. On y trouve également encore beaucoup de polyculture, plus que dans la plaine d’Alsace, et l’alternance avec l’élevage permet de préserver les bocages qui donnent une qualité esthétique au paysage.

Mais ce cadre cache des problèmes environnementaux pourtant déjà bien présents, qu’ils soient liés au réchauffement climatique ou à la dégradation locale de l’environnement par les activités humaines. Cette invisibilisation des problèmes écologiques ne favorise pas non plus la mobilisation de la population autour de ces enjeux.

Ainsi, plusieurs problèmes majeurs ont été identifiés :

  • pollution de l’eau : si la quantité d’eau dans les nappes phréatiques n’alerte pas, sa qualité est quant à elle assez mauvaise.
  • la pollution de l’air : le trafic automobile massif aux heures de pointe et les longues distances parcourues pour se rendre au travail entraînent de nombreuses pollutions dans les villages traversés. Ces bourgs ont d’ailleurs la particularité d’être pour la plupart sous forme de villages-rue, ne favorisant nullement un rallentissement du trafic et multipliant l’exposition des habitant.e.s aux nuisances qui lui sont liées
  • sécheresse : les agriculteur.rice.s raportent également des vagues de sécheresses de plus en plus fréquentes, intenses et longues, ayant un impact négatif tangible sur leurs récoltes. Ces problèmes de sécheresse ont également un impact sur les forêts, au sein desquelles de nombreux arbres meurent sans qu’on sache par quelles espèces les remplacer.

Des initiatives environnementales précurseures et volontaires

Comme nous avons émis l’hypothèse en introduction, le pays du Sundgau a su tirer profit de sa position “marginale” et se porter garant d’une certaine innovation sociale, politique et écologique. Le pays du Sundgau et certaines collectivités sont donc apparues pendant un certain temps comme précurseures dans certains domaines, présentant une avance relative sur d’autres régions.

Le Pays du Sundgau, une ligne politique écologique difficile à pérenniser

Tout d’abord, le Pays du Sundgau est le premier pays à s’être formé en statut associatif, puis en syndicat mixte en 2009. Aujourd’hui la structure a été transformée en Pôle d’Équilibre Territorial Rural (PETR) qui a vocation à rassembler les acteurs locaux autour d’un projet commun de développement du territoire. Ce pays est également l’un des premiers à avoir mis en place un Plan Climat Air Énergie (PCAE) de manière volontaire. La politique environnementale du Sundgau a particulièrement été soutenue à partir de 2015, suite à leur réponse à l’appel à projet “Territoires à énergie positive pour la croissance verte” (TEPCV) lancé par le ministère de l’écologie. Le Sundgau a été sélectionné comme territoire pilote de ce dispositif, ce qui lui a permis de percevoir une subvention conséquente de 2 millions € qui fut ensuite redistribuée au sein des communes pour la réalisation des mesures décidées à l’échelle du pays. L’une des premières actions mises en place au sein de ce dispositif a été de renouveler l’éclairage public au profit d’installations basse consommation, pour réaliser des économies d’énergie.

Maintenant que les fonds de TEPOS ont été intégralement investis, le PETR voit dans la pérennisation des actions menées un enjeu de taille. C’est en répondant à des appels à projet au niveau de la région notamment et avec l’ADEME qu’il réussi à maintenir les postes en place et à continuer son action en faveur de l’environnement. Beaucoup des fonds et des activités du PETR dépendent également du programme Leader, dont le Pays du Sundgau est le relais sur le territoire. Par ailleurs, le PETR regrette la diminution de ses compétences au niveau du Plan Climat Air Énergie. En effet, alors que sa mise en place volontaire avait permis d’engendrer une dynamique vertueuse et créative sur le territoire, l’obligation de réaliser un PCAET à l’échelle intercommunale a fait reculer cette émulation. Ce sont maintenant intercommunalités qui exercent cette compétence et le PETR n’exerce plus qu’un rôle de conseil. Sa longue expérience et la reconnaissance de la qualité de ses dispositifs par les institutions émettrices d’appels à projet permet donc au Pays du Sundgau de continuer à mettre en place des politiques territoriales environnementales : location de vélos à assistance électrique (VAE), facilitation de la mise en place de paneaux photovoltaïques sur les toits, formation des professionnels du bâtiment à l’éco-construction… En ce moment, le PETR travaille également à la construction d’un dispositif de groupements d’acheteurs pour développer l’éolien. Cependant, la structure manque d’outils et de financement qui lui permettraient de mettre en place une politique globale et de long terme sur le territoire. Par ailleurs, les thématiques écologiques traitées semblent peu concorder avec les enjeux locaux : les sujets de l’agriculture, de l’eau et de l’alimentation semblent peu traités alors qu’ils représentent des enjeux territoriaux importants.


Source : PETR, Pays du Sundgau

Manspach, une commune écologique atypique

L’enjeu de l’eau a cependant été pris très tôt en considération par Daniel Dietman, le maire de Manspach, qui a mis en place à l’échelle communale et intercommunale, des mesures innovantes de préservation de l’eau. Travaillant en collaboration avec les communes et les agriculteurs de la vallée de la Largue, le maire de Manspach a ainsi très tôt mis en place un Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI) et constitué l’une des plus anciennes Société d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE). La suppression des exploitations agricoles en lit de rivière pour favoriser l’infiltration et limiter les intrants chimiques a permis de retrouver une qualité de l’eau exceptionnelle dans la région, avec une composition en nitrates inférieure à 0,5g/litres. La replantation de végétaux pour refroidir la température de l’eau a également permis de ramener de la faune auparavant disparue. La préservation de l’eau sur le territoire passe également par la gestion des nombreux étangs caractéristiques du Sundgau et représentés pas la route de la Carpe Frite. La politique d’assèchement de certains étangs permet donc d’éviter l’évaporation et de préserver l’eau dans les nappes phréatiques. Enfin , le traitement des eaux usées par une rizosphère limite le prix des installations couteuses de stations de traitement et restitue une directement dans la nature une eau propre.

En matière énergétique aussi la commune s’est très rapidement lancée dans l’expérience des énergies renouvelables. L’installation de paneaux photovoltaïques sur le toit de l’église a permis de financer la restauration de ce bâtiment et l’agrandissement de la mairie (en hauteur et en creux) devenu bâtiment à énergie positive. Ne pouvant recevoir d’éoliennes sur son territoire sans menacer certaines migrations d’oiseaux, le maire souhaite encore agrandir sa production électrique locale au travers de l’installation d’un champ photovoltaïque sur lequel seraient également agencées des retenues d’eau favorisant son infiltration et limitant le risque d’inondation. Sur le plan alimentaire, la mairie a également permis depuis un an l’installation sur des terres communales d’un maraicher qui vends sa production directement aux consommateurs par une AMAP.

Comme le souligne justement le maire de Manspach, les mesures prises sont souvent conçues de façon ingénieuse, cohérente et peu coûteuse, voir rémunératrice. L’écologie au sens entendu par M. Dietman est une écologie environnementale où les éléments sont en interdépendance les uns avec les autres, au sein d’un écosystème, et où la solution au problème nécessite souvent de remonter à la racine du problème. C’est cette créativité qui est permise particulièrement par la taille modeste du village et sa démarche originale, tout en étant en contact et en interface avec les communes voisines, sans lesquelles la protection de l’eau ne serait pas possible.

Église Saint-Léger de Manspach avec un toit en panneaux photovoltaïques

Conclusion

Le Sundgau apparaît donc comme un pays où émergent de nombreuses initiatives environnementales malgré les enjeux de mobilisation et une représentation assez individualiste de ses habitants. Le manque de mise en réseau et de politiques transversales globales limitent cependant l’étendue des progrès réalisés et le pays reste dépendant des circuits longs, des aires urbaines, et surtout des emplois suisses. C’est donc un territoire qui représente aujourd’hui de nombreuses fragilités (sociale, économique et environnementales) occultées peut-être aujourd’hui par une certaine préservation de l’environnement et par une économie soutenue principalement à l’échelle individuelle par les apports de la Suisse mais sans réel ancrage local. Cette économie locale repose par ailleurs fortement sur des déplacements de masse émetteurs en carbone et qui créent une certaine anomie sociale. Ces enjeux représentent donc des vulnérabilités non négligeables face aux crises climatiques et énergétiques que nous nous apprêtons à affronter. Encourager les associations et leur mise en réseau pour consolider le lien social et pour permettre des échanges de pratique semble une première orientation souhaitable pour le territoire. Travailler à la relocalisation de l’emploi en est une deuxième de taille mais les compétences du PETR manquent pour permettre réellement une telle évolution.

Acteurs rencontrés :

  • Bernard Ley, élu référent de la démarche Climat Air Énergie
  • Daniel Dietmann, maire de Manspach
  • Marie-Bérénice Lacord, agent en charge de la démarche Climat Air Énergie
  • Eric Ausilio, Maison de la Nature du Sundgau
  • Églantine Berthet, gérante du Morimont à Oberlarg
  • Gabriel Munsch, Sophie Audigier, Julien et Arnaud, membres du Système d’Échange Local du Sundgau
  • La Cantine de Delémont
  • Jeanne Roy de Radio Quetsch

Rédactrice : Solène Cordonnier


[1] Bilan de concertation SCOT Analyse du fonctionnement territorial d’après l’INSEE • Carte du territoire vécu réalisé à partir des critères suivants : poids démographique, nombre d’emplois, niveau d’équipements et niveau de desserte en transport collectif. http://www.pays-sundgau.fr/bilan-de-concertation-arrete.pdf

[2] Comparateur des territoires INSEE 2019 https://www.insee.fr/fr/statistiques/1405599?geo=COM- 19136+FRANCE-1+EPCI-200066041+EPCI-200066033. Le revenu médian français est de 20 000 €