Actes des Journées des territoires 2018

Accédez aux Actes des Journées des Territoires 2018

Un espace plébiscité par les acteurs des territoires !

L’UNADEL, en collaboration avec ses partenaires institutionnels et associatifs, a renoué en 2018 avec l’organisation d’un évènement national fédérateur, regroupant les acteurs du développement des territoires.

Au travers de ses programmes de travail (Écoutes territoriales, Carrefour des métiers du développement territorial), se révèlent, en effet, de nombreuses dynamiques territoriales, mobilisant une multitude d’acteurs (citoyens, élus, techniciens, associations, entreprises, …) engagés pour relever les défis écologiques, économiques, sociaux et politiques contemporains.

Ces 2 journées ont été l’occasion d’échanges d’expériences et d’analyses des mutations à l’œuvre, au prisme notamment du thème des coopérations.

Diversité des acteurs et croisement des regards

Plus de 200 personnes ont contribué aux Journées des territoires dont l’originalité et la richesse émanent de la diversité des acteurs (agents des collectivités, élus, collectifs d’habitants, universitaires, experts, acteurs associatifs), des champs d’intervention (transition écologique, développement social urbain, ESS, démocratie locale, travail social, éducation..), des territoires d’action (espaces ruraux, périurbains, métropoles) et des structures porteuses ( Région, Département, C. d’agglomération, Préfecture, C. de Commune, Pays, PETR, Coopérative, Syndicat mixte, Centre social, 1/3 lieu …).

Des représentants d’une vingtaine de territoire ont ainsi partagé les enseignements de leurs projets de « transitions » et pu apprécier, par l’intensité des échanges, l’intérêt des participants pour ces sujets.

Le développement de la coopération comme préalable

Citant le géographe Bernard PECQUEUR, Anne et Patrick BEAUVILLARD (Institut des territoires coopératifs), grand témoin de ces journées, rappelle que « sans coopération, il n’y a pas de territoire ». Pourtant, si beaucoup de temps et de moyens financiers sont consacrés à la compétitivité de nos territoires, nous investissons rarement pour développer leur « coopérativité », c’est-à-dire, leur aptitude à développer des processus coopératifs durables.

La coopération signifie « être co-auteur d’une œuvre commune, et elle ne va pas de soi. Il faut la préparer ». L’écoute des différents témoignages lors des ateliers, a été permis, pour Anne et Patrick Beauvillard, d’illustrer les caractéristiques et principe d’action qu’ils ont formalisés au travers du concept de « maturité coopérative ».

Ainsi, les écosystèmes à forte maturité coopérative reposent sur des organisations ou des territoires apprenants (leurs membres se considèrent tous à la fois sachants et apprenants, cf. démarche du Conseil Départemental de Gironde), le leadership y est contextuel, dynamique et partagé (voir exemple au Pays du Midi-Quercy), la coopération y est inconditionnelle (elle ne dépend plus de l’objet, des personnes, des rôles…), et, enfin, on y rencontre des personnes dont émanent à la fois force, tranquillité et sérénité ( pas de longévité lorsque les porteurs d’un projet sont eux-mêmes en burn-out !). Gagner en maturité coopérative nécessite de voir les signaux faibles révélateurs de ces logiques, et de s’en saisir.

Parmi, les nombreuses expériences présentées, PF Bernard évoquent les « 3 maitres mots » de l’expérimentation du CLUS’TER JURA, que sont « le territoire, le décloisonnement et la coopération » avec l’hypothèse qu’elle contribue au développement économique, social et humain.

Les transitions territoriales : mettre en synergie engagement citoyen et politique publique

Plusieurs interventions convergeaient, dans le sillage de l’expérience de Loos en Gohelle, sur le fait que la transition ne peut être menée sans l’implication de tous les acteurs de la société civile et en premier lieu des habitants. Passer de logiques descendantes, techniques et procédurales, au faire ensemble et à la construction d’identités collectives, tels sont les leviers pour des projets de territoire et des enjeux partagés !

Autres illustrations, l’initiative de la Région Centre-Val de Loire d’un projet de « démocratie permanente » dont l’un des objectifs est de « développer, relier, mettre en valeur et outiller les initiatives citoyennes ».

Dans ce contexte, les institutions nationales se donnent pour objectif (Cf. mise en place de l’agence nationale de cohésion des territoires) de développer des outils d’accompagnement des projets de territoire, modulables pour tenir compte de leur spécificité.

Repenser une ingénierie territoriale… une ingénierie de la coopération ?

Pour les chercheurs du RAMEAU, l’émergence de mode d’action coopératif correspond à une conviction partagée par les citoyens, les entreprises, les associations et les Maires. Le terme de co-construction est ainsi utilisé pour rendre compte du fait que différents acteurs créent ensemble de nouvelles solutions pour répondre aux besoins des territoires.

L’enjeu n’est plus tellement de faire de l’ingénierie de programme mais de l’ingénierie de mobilisation ou de processus.

On parle également de « catalyse de territoire » c’est-à-dire la création d’interconnaissance, de liens entre les organisations renvoyant davantage à des rôles de facilitation que de leader ou d’animateur.

Y.BLANC ( FONDA) note le paradoxe d’une absence d’ outils institutionnels, administratifs, démocratiques pour mettre en place et financer l’ingénierie de l’action collective alors qu’ « aucune action publique n’est possible sans structure horizontale ».

… et faire évoluer les organisations et les pratiques professionnelles

Face au constat évoqué par Khalid IDA-ALI, président de l’IRDSU, « d’organisations qui travaillent pour elles-mêmes et deviennent sclérosantes », les initiatives présentées disent la volonté forte d’inventer de nouveaux modes d’action pour réussir à « franchir un cap » en matière de coopération. Les collectivités sont aux prémices de la mise en place d’organisations apprenantes. Cela implique une évolution des modes de management (moins individualisé et qui sorte des procédures), une conversion des ressources en réelles capacités à faire.

Les collectivités engagées dans des démarches de laboratoire de transformation des politiques publiques en constitue un exemple probant. Le principe est de considérer l’expérience vécue par les agents et les citoyens, comme un point de départ pour réinterroger les politiques publiques.

Côté professionnel, se révèle à la fois, le besoin de mieux qualifier ces « nouveaux » métier, d’avoir un référentiel pour pouvoir dialoguer avec des acteurs territoriaux et de développer des compétences spécifiques pour la co-construction.

Pour Hélène HATZFELD, chercheuse au LAVUE, une nouvelle professionnalité suppose des déplacements considérables dans les modes de pensée et les modes de faire.

Il s’agit ici de transformer ce qui fait problème en ressource, apprendre « l’égalité » pour accueillir l’autre et créer des dynamiques de légitimation réciproque… Face à ces enjeux, des changements dans les formations et les conceptions sont indispensables.

L’émergence de la question des postures est révélatrice des évolutions en cours, tant pour les élus que pour les techniciens, qui s’interrogent sur la manière de favoriser la participation de toutes les parties prenantes ( facilitateur plutôt que sachant).

S’ouvrir aux dynamiques internationales

La présence tout au long des 2 journées d’une délégation tunisienne a permis à une ouverture et a donné plus « d’épaisseur » aux échanges. Au-delà de la présentation d’une dynamique naissante, les acteurs tunisiens ont mis en lumière combien les problématiques écologiques, démocratiques et économiques évoquées sont d’actualité dans leur pays et que ce sont des « questions que nous vivons quotidiennement dans nos chairs ».

Divers contacts et mises en réseau ont pu être évoqués à cette occasion rappelant l’intérêt et la richesse des coopérations internationales.

Accédez aux Actes des Journées des Territoires 2018

Journées des territoires 2019 : les 25 et 26 novembre à Paris

L’UNADEL – Union nationale des acteurs du développement local – et l’IRDSU – Inter-réseaux des professionnels du développement social et urbain – pilotes du Carrefour des métiers du développement territorial, ont le plaisir de vous inviter aux Journées des Territoires 2019.

Soutenues par le CGET – Commissariat général à l’égalité des territoires – la Caisse des dépôts, les Régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine et le Département de Meurthe et Moselle, elles se sont tenues les 25 et 26 novembre 2019, à la Halle Pajol à Paris.

le discours de Claude GRIVEL, Président de l’UNADEL, en ouverture des deux journées

Voir et télécharger l’affiche-flyer de l’événement

Un événement qui s’inscrit dans le cadre du Festival des solidarités 2019

Temps fort pour nos réseaux et nos partenaires, ces Journées mettent en avant les expériences et initiatives des territoires locaux. Elles permettent le rassemblement et la rencontre de toutes celles et ceux qui s’impliquent dans le champ du développement territorial au sens large et sont engagés dans des dynamiques de transition et de transformation sociale, aussi bien en secteurs urbains, périurbains que ruraux. Elles s’adressent ainsi à une multitude d’acteurs : citoyens engagés ou non dans des collectifs, militants associatifs, agents des collectivités territoriales ou de l’État, élus, enseignants-chercheurs, aux étudiants… – venant de la France entière.

« Agir sans subir, les territoires relèvent le défi écologique et social », c’est à la fois le titre et le thème retenu cette année.

Dans un contexte d’urgence écologique, de prise de conscience de la finitude du monde, mais aussi d’aggravation des inégalités sociales et de montée du sentiment de relégation, les initiatives institutionnelles et citoyennes se multiplient. L’interdépendance des enjeux écologiques et sociaux est désormais admise, mais il apparaît encore difficile d’en apprécier toutes les incidences sur notre modèle de développement, la manière de concevoir et de mettre en œuvre les politiques publiques.

Les Journées des territoires mettent en évidence, d’une part, la manière dont les acteurs locaux construisent concrètement une transition écologique et sociale (énergie, alimentation, habitat, économie, gouvernance locale…). Il s’agit d’appréhender, d’autre part, les condition et les pratiques qui permettent aux citoyens, aux élus et techniciens de relever le défi d’une transition écologique et sociale, dans un contexte urbain comme rural, dans les quartiers populaires comme dans les communes des périphéries.

Programme

Lundi 25 novembre “Se mettre en mouvement”

MATIN

9h30 – 10h : Accueil

10h – 10h15 : Introduction de la journée , par Claude Grivel (président de l’Unadel, Union nationale des acteurs du développement local)

10h15 – 11h30 : Animation « La réponse est sûrement chez mon voisin !, par Cécile de Blic (animatrice et accompagnatrice de projets) et Sophie Aouizérate (consultante formatrice)

11h30 – 12h30 : Conférence « Défi écologique et social, de quoi parle-t-on ? », par Caroline Lejeune (docteure en sciences politiques, Université de Lausanne) et Benoît Simon (président de l’association 4D, Dossiers et débats pour le Développement durable)

12h30 – 14h : Repas (repas libre dans le quartier ou accès restaurant de la Halle Pajol si réservation dès l’inscription, 15 €)

APRÈS-MIDI

14h-16h : Ateliers « Expériences inspirantes »

Quand l’écologie rencontre le social : présentation d’expériences inspirantes, par les acteurs de terrain qui les mènent, en milieux urbains et ruraux, puis débats avec les participants dans chaque atelier.

Choix d’1 atelier parmi les 5 proposés (préférence à indiquer lors de l’inscription, les organisateurs gardent la possibilité de rééquilibrer les groupes. Dans chaque atelier 2 expériences présentées, 1 en quartier politique de la ville et 1 en milieu rural :

1/ production d’énergie, animé par Catherine Lapierre

Expérience 1 : Alain Ridard, Énergies citoyennes en pays de Vilaine « Des unités de production d’énergies renouvelable portées par, pour et avec les habitants d’un territoire : le cas des parcs éoliens »

Expérience 2 : Nadia Djemouai, Communauté de communes des Crêtes Préardennaises « Création d’une centrale villageoise photovoltaïque dans les Crêtes Préardennaises »

2/ habitat, animé par Patricia Auroy

Expérience 1 : Aude Castelnau, développement local et participatif, Ville d’Épinay-sur- Seine, « Accompagnement à l’auto-réhabilitation à Epinay-sur-Seine »

Expérience 2 : Franck Mathieu, coopérative Archi Possible, « Accompagnement à l’auto- rénovation et l’autoconstruction dans l’habitat (Essonne) »

3/ alimentation et agriculture, animé par Anahita Grisoni

Expérience 1 : Audrey Renaud et Claire Engrand, Régie de Quartier Pierrefittoise d’Insertion et de Développement (93), « Le BOCAL, restaurant solidaire d’insertion anti-gaspi »

Expérience 2 : Dominique Chopick et Clément Commault, Maison de quartier des Ors et Coopération de Romans-sur-Isère (26), « La Conserverie Mobile et Solidaire : une action innovante au service des territoires. Comment manger sain et local tout en luttant contre le gaspillage alimentaire ? »

4/ transport, animé par Jean-Yves Pineau

Expérience 1 : Hervé Tillard, Communauté de communes Moselle et Madon, « Gratuité du réseau de transports de Moselle et Madon depuis 2007 »

Expérience 2 : Jean-Paul Mazallon (sous réserve), « Mise en place de transports publics gratuits à Châteauroux »

5/ santé, animé par Florence MarchonExpérience 1 : Maxime Verdin et Solène Cordonnier (la Traverse), Annick Tual et Delphine Capet (direction environnement, territoires et transition énergétique, Communauté Urbaine de Dunkerque), « La santé au croisement des enjeux écologiques et sociaux : autonomie et déterminants »

Expérience 2 : Jean-Yves Calais (maire de Lery, Eure) et Laurence Bourgoise (directrice des cohésions territoriales, Seine et Eure), « Transformer un quartier d’habitat social : des personnes âgées aux hirondelles »

16h – 16h30 : Pause

16h30 – 17h30 : Table ronde « Transition et lutte contre les inégalités : comment fait-on ? »

Animateur : Yannick Blanc (Carrefour des innovations sociales et Fonda)

Intervenant.e.s : Jean-Christophe Sarrot (membre d’ATD quart monde Agir pour tous dans la dignité),Serge Bonnefoy (secrétaire de Terres en villes, réseau national des projets alimentaires territoriaux), Sandrine Buresi (coprésidente du CLER, réseau pour la transition énergétique), Jean-David Abel (vice-président de France Nature Environnement).

La journée se termine à 17h30, la salle devant être libérée à 18h. Pot dans le quartier pour celles et ceux qui souhaiteraient poursuivre les échanges.

Mardi 26 novembre “Ouvrir de nouvelles perspectives”

MATIN

8h45 – 9h15 : Accueil

9h15 – 9h30 : Introduction de la journée, par Khalid Ida-Ali (président de l’IRDSU, Inter-réseaux des professionnels du développement social urbain)

9h30 – 11h30 : Ateliers « Vers de nouveaux modèles et de nouvelles pratiques »

Partant de travaux de recherche et de prospective, d’expérimentations sur les territoires, nous vous proposons lors de ces ateliers un échange sur les enjeux posés par les transitions notamment en termes d’exploration de nouveaux modèles de développement et de transformation des pratiques des acteurs.

Choix d’1 atelier parmi les 6 proposés (préférence à indiquer lors de l’inscription, les organisateurs gardent la possibilité de rééquilibrer les groupes)

1/ nouveaux modèles économiques ? animé par Mathieu Frioux

  • Christian du Tertre (ATEMIS),
  • Hugues Sibille (Labo de l’ESS), « ESS et transitions »,
  • Christophe Besson-Leaud (SCIC Alliance sens et économie) « projet Microville 112 »,
  • Emmanuelle Bénard, Mission Développement Social Urbain, Brest métropole / Ville de Brest, « Expérimentation sur un QPV »

2/ villes et territoires en transition ? animé par Marc Verdier

  • Max Rousseau (CIRAD),
  • David Lebras (ADGCF), Étude « Quel monde territorial demain ? »,
  • Laurent Fussien, DGS, Ville de Malaunay,
  • David Delsart, Mouvement Villes en transition

3/ exercice collectif de description des territoires, proposé et animé par Bruno Latour

Bruno Latour (sociologue, anthropologue et philosophe des sciences) : « Nous proposons d’appeler territoire ou terrain de vie cette explicitation des conditions matérielles d’existence permise et imposée par le nouveau régime climatique. Nous appelons description de ces territoires cette tâche d’exploration indispensable qui précède, d’après nous, toute reprise de vie publique. Le mot territoire ne renvoie pas à un espace administratif ou géographique. Le territoire est défini ici par la somme des appartenances et par opposition avec la communauté imaginaire recueillie par la question de l’identité […] »

4/ quartiers populaires et écologie ? animé par Karine Dupuy

  • Anne Frey, CPEN Coquelicot Metz,
  • Léa Billen, Doctorante en géographie et aménagement et urbanisme, Univ. Paris Nanterre,
  • David Guillerm, Labo’Cités,
  • Sabrina Drljevic-Pierre, Coordination Pas sans nous,

5/ évolution du développement social local ? animé par Sonja Kellenberger

  • Céline Braillon, DREAL BFC « Des initiatives locales à la transition socio-écologique »
  • Claudie Miller, Fédération des centres sociaux, « développement du pouvoir d’agir et défis écologiques »
  • Caroline Oberlin, ORIV, « Projet MARGE »

6/ De nouvelles compétences pour accompagner les transitions ? animé par Philippe Carbasse

  • Jean Christophe Lipovac (urbaniste de formation, directeur de l’association Zoein),
  • Pascale Orrelana (chargée de mission DD, Régie de quartier de Pierrefitte-sur-Seine),
  • Laurent Lelli (Agroparitech),
  • Elise Temple-Boyer (Université Paris Nanterre).

11h30 – 12h30 : Mise en perspective : Où atterrir ? par Bruno Latour (sociologue, anthropologue et philosophe des sciences)

12h30 – 14h : Repas (repas libre dans le quartier ou accès restaurant de la Halle Pajol si réservation dès l’inscription, 15 €)

APRÈS-MIDI

14h – 14h30 : Intervention « L’agence nationale de la cohésion territoriale, un outil de la construction des transitions ? » par François-Antoine Mariani (commissaire général à l’égalité des territoires, à confirmer)

14h30 – 16h : Table-ronde « Vers de nouvelles voies de développement des territoires »

Animateur : Claude Grivel (président de l’Unadel)

Intervenant.e.s : Olivier Noblecourt (délégué interministériel à la prévention et à la lutte contre la pauvreté), Marylise Léon (secrétaire générale adjointe de la CFDT), Frédérique Kaba (directrice des missions sociales de la Fondation Abbé Pierre), Khalid Ida-Ali (président de l’IRDSU), Jean-François Caron (maire de Loos-en-Gohelle, Pas-de-Calais, et animateur du réseau des Villes pairs territoires pilotes de la transition)

16h – 16h40 : Réactions d’un grand témoin par Catherine Larrère (philosophe, Paris I – Panthéon Sorbonne)

16h40 – 17h : Conclusions par Claude Grivel (président de l’Unadel)

Ils-elles interviennent pendant les Journées des territoires :

Contact : sylvainadam@unadel.org / 01 45 75 91 55

Samedi 5 octobre : Rencontres fertiles à Ayguesvives (Haute-Garonne)

L’Unadel et Territoires et citoyens en Occitanie ont le plaisir de vous inviter aux « Rencontres fertiles », place du marché des initiatives citoyennes de développement local en Occitanie.

La journée commence à 9h15 et se tiendra dans la salle de l’Orangerie à Ayguevives (Plan)

Lire et télécharger le flyer, avec programme et plan d’accès

Attention, l’inscription est obligatoire (participation aux frais de repas de 15 €) : http://territoiresetcitoyens.fr/?InsCriptionPDM

Déjà plus de 100 participants inscrits, voir qui y sera.

Les objectifs de ces rencontres

– Réunir les différents acteurs.trices qui agissent sur leur territoire dans une logique de « bien commun »,

– Permettre des échanges de pratiques, des repérages d’initiatives, des connexions fructueuses en proposant des . supports innovants,

– Susciter des envies d’agir en collectif,

– Alimenter notre vision de la société et de ses évolutions avec une entrée par le territoire, la gouvernance démocratique, la coopération, la participation, l’éducation populaire…

Les publics visés

– Agents et élus de collectivités locales en lien avec l’innovation territoriale locale, durable, la participation citoyenne, l’économie sociale et solidaire…

– Entreprises, associations, citoyen.ne.s oeuvrant dans le champ des transitions : écologique, économique, sociale, démocratique, institutionnelle…

Le programme

9h15 : Accueil café croissant

10h00 : On fait connaissance, Brise-glace ludique et créatif

10h15 : On donne à voir et à connaître des initiatives : BarCamp, découvertes d’initiatives en région

11h45 : On identifie ce qui est commun : Qu’y a-t-il de commun à toutes nos expériences ? / Initiation à la pensée visuelle et production collective

13h00 : Apéro des territoires : Apportez une spécialité à partager / Buffet de produits du Lauragais

14h30 : On produit, on invente on se projette : Forum ouvert « faire réseau aujourd’hui », choisissons les thèmes sur lesquels avancer ensemble !

16h00 : On respire, on s’inspire : Les territoires à la loupe…!

Regards croisés de Laurence Barthe (enseignant chercheur en géographie, aménagement à l’Université de Toulouse), Benoît Prévost (maître de conférences en sciences économiques à l’Université de Montpellier)

Analyse à partir de l’étude de 42 initiatives rencontrées par Coline Babaudou (Master APTER et stagiaire TCO au printemps 2019)

17h00 : Fin de la journée : Perspectives du réseau régional

Voir également la liste des initiatives qui seront présentées

Plus d’infos et contact (TCO) : http://territoiresetcitoyens.fr / reseau.tco@gmail.com / 07 67 77 76 43

Grand Est #3 / De la laine pour des matelas, des emplois pour la Lorraine

L’entreprise à but d’emploi De laine en rêves, installée en Meurthe-et-Moselle, valorise le travail des éleveurs et emploie six personnes.

Article de Sylvain Adam publié dans la revue Transrural initiatives n°475 / juillet-août 2019

Lire et télécharger cet article au format pdf

Matelas, couettes, oreillers, coussins… Depuis le printemps 2018, De laine en rêves transforme la laine de moutons élevés en Lorraine en produits de literie. L’entreprise est installée sur la Communauté de communes du Pays de Colombey et du Sud Toulois, un territoire rural de 11 500 habitants1. Refusant de considérer la privation d’emploi comme une fatalité, le territoire s’est porté candidat pour l’expérimentation nationale Territoires zéro chômeur de longue durée (cf. TRI n°454). En 2016, il a été retenu comme neuf autres territoires en France et accueille aujourd’hui deux entreprises à but d’emploi (EBE) : la Fabrique à Bulligny et De laines en rêves à Allain.

Cette dernière est désormais une Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) où six anciens chômeurs de longue durée travaillent : Basile, Cosette et Catherine en tant qu’agents de production, Claude pour le secrétariat et la partie commerciale, Djefferson pour un service de tonte de moutons et Philippe, gérant et lui-même ancien tondeur avec trente ans d’expérience. Comme dans les autres EBE, tous sont employés en CDI et payés au SMIC. La réaffectation des coûts et des manques à gagner liés la privation durable d’emploi (environ 18 000 € par personne et par an) assure le versement des salaires et une activité répondant aux besoins du territoire.

 

Valoriser la laine des élevages de Lorraine

Une trentaine de matelas sortent chaque mois de l’entreprise qui propose trois types de conforts – souple, mi-ferme, ferme – pour ces matelas faits main, anti-bactériens, anti-acariens et durables, vendus environ 1 000 € pièce. Les sommiers et la literie sont fabriqués en partenariat avec la Fabrique, l’autre EBE du territoire, où travaillent des menuisiers et ébénistes.

Grâce à des reportages, à la participation à des salons locaux et aux réseaux sociaux et, bien sûr, au bouche-à-oreille, De laine en rêves se fait connaître et les commandes affluent. Si bien que le gérant souhaiterait ouvrir prochainement un site de vente.

Valoriser localement la laine semble aller de soi mais, avant la création de l’EBE, elle était bradée à 40 ou 50 centimes le kilo et majoritairement exportée en Asie. Comment lui redonner de la valeur et assurer quelques revenus aux éleveurs – qui ne parvenaient même pas à couvrir les frais de tonte –, tout en étant attentif au principe de non concurrence avec les entreprises locales ? L’idée de produire des matelas est venue suite à une étude réalisée par la communauté de communes et une étudiante de l’Ensaia2. Contrairement au textile, produire des matelas nécessite une laine gonflante et un matériel relativement limité. Aujourd’hui, treize éleveurs de la région – avec des cheptels allant de 25 à 1 000 moutons – sont intégrés à la SCIC qui leur achète la laine à 1,50 € le kilo.

 

Maîtriser l’ensemble du processus

Entre la tonte et la transformation de la laine, il y a une étape essentielle : le lavage. Comme il n’existe pas actuellement de station dans la région, Philippe fait lui-même l’aller-retour à Verviers en Belgique où 100 tonnes de laine sont lavées tous les jours. Pour ancrer l’ensemble de la chaîne de production localement, l’idée est de créer une station de lavage à proximité, plus petite que celle de Verviers et surtout plus « propre ». Philippe espère que ce projet verra le jour dès la fin de l’année.

Sylvain Adam (Unadel)

 

Plus d’infos : www.de-laine-en-reves.fr et www.facebook.com/De-laine-en-r%C3%AAves-167319087455217.

  1. Pour en savoir plus sur cette communauté de commune pionnière du développement local, lire un entretien avec son directeur Xavier Loppinet sur : https://unadel.org/grand-est-2-rencontre-avec-avec-xavier-loppinet-colombey-les-belles-et-sud-toulois/

  2. École nationale supérieure d’agronomie et des industries alimentaires de Nancy.

Rencontre apprenante le 20 septembre à Sarrant (Gers)

Le vendredi 20 septembre 2019, de 9h30 à 17h30 à la librairie Tartinerie (place Eglise 32120 Sarrant)

Inscription obligatoire : https://www.helloasso.com/associations/unadel/evenements/rencontre-apprenante-autour-du-livre-vous-avez-dit-developpement-local

(achat du livre sur place, 25 € et possibilité de déjeuner sur place, participation au repas, 10 €)

Affiche et programme complet à lire et télécharger

La librairie des territoires, l’Unadel et Territoires et citoyens en Occitanie (TCO), avec le soutien des Régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, ont le plaisir de vous inviter à une rencontre-apprenante sur le livre “Vous avez dit développement local ?” en présence de Georges Gontcharoff, auteur qui a coordonné l’ouvrage.

Cette rencontre permettra de découvrir et d’approfondir l’histoire et les fondements du développement local, et d’échanger sur les défis et enjeux actuels. En fin de journée, un temps d’échange est également proposé avec l’Unadel, le réseau régional TCO, le Centre de ressources Pays et Quartiers de Nouvelle-Aquitaine et les Agents de développement de Nouvelle-Aquitaine (ADENA).

Qu’est-ce qu’une rencontre apprenante ?

La Librairie des territoires a développé le concept de « rencontres apprenantes » pour permettre à tout un chacun d’être armé pour, demain, être acteur et auteur de ses projets.

Les rencontres apprenantes visent à :

construire ensemble une culture citoyenne autour d’une thématique qui repose sur un problème social, intellectuel, humain pour participer à une dynamique de décision et d’action territoriale,

utiliser comme outils de réflexion et de travail le livre, la lecture et l’échange,

proposer un programme de travail autour de thèmes qui en émergeront.


Qu’est-ce que le développement local ?

Le livre “Vous avez dit développement local ?” est le fruit d’un travail initié par l’Unadel. Écrit par Georges Gontcharoff et cinquante acteurs militants du développement local, il est publié par la librairie des Territoires.

Cet ouvrage collectif propose une histoire incarnée du développement local. Né dans les années 1960, le développement local est un mouvement ascendant à la fois culturel, économique et social, qui place en son cœur la prise en compte des besoins et des aspirations des habitants, et la valorisation des ressources d’un territoire par et pour les groupes qui occupent ce territoire.

Parce que l’ouvrage “Vous avez dit développement local ?” révèle le pouvoir d’agir issu de l’initiative individuelle et collective des citoyens et d’élus créatifs et visionnaires, il est un recueil de clefs pour comprendre et se projeter dans un monde en profonde mutation.

Socle de transmission de savoirs agissant comme une boussole, il s’adresse aux étudiants, aux chercheurs et à tous les observateurs avisés de la résilience des hommes et des territoires. Il s’adresse aussi aux militants et à tous ceux qui, dans leurs responsabilités respectives, œuvrent pour une société plus juste, plus humaine et plus désirable.

Programme

9h30 : Accueil

10h-12h : Découverte de textes du livre avec les lecteurs
14h-15h30 : Échanges avec Georges Gontcharoff (auteur) et les contributeurs présents

16h-17h30 : Échanges avec l’Unadel, le réseau régional TCO, le Centre de ressources Pays et Quartiers de Nouvelle-Aquitaine et ADENA

illustration Brigitte Lannaud Levy

Colloque “Entreprises et Territoires : sources d’opportunités” le mardi 24 septembre 2019

Le Cercle pour l’aménagement du territoire* vous invite au Colloque qu’il organise en partenariat avec le Groupe La Poste, avec le concours du CGET, de France Clusters et de l’Unadel :

Entreprises et territoires : sources d’opportunités”

Le Mardi 24 septembre 2019

De 14h à 18h30, à l’Auditorium du Groupe La Poste, 9 rue du Colonel Pierre AVIA, 75015 Paris

L’engagement des entreprises sur les territoires constitue une réelle opportunité de développement. Souvent mal connues, leurs initiatives prennent aujourd’hui de multiples formes en phase avec les préoccupations sociétales d’un développement durable et solidaire. Ce colloque, à partir de multiples témoignages d’entreprises et d’échanges, doit constituer une source d’inspiration ; une ouverture sur de nouvelles opportunités d’action.

  • Comment les entreprises s’investissent dans des coopérations territoriales pour en favoriser le développement ?

  • Comment les entreprises s’organisent pour répondre localement aux nouveaux enjeux sociétaux ?

  • Quels partenariats construire sur chaque territoire pour un développement équilibré ?

Lire et télécharger le programme complet

Inscription gratuite, obligatoire

Renseignements : ColloqueCPAT@gmail.com

*Le Cercle Pour l’Aménagement du Territoire est une association d’intérêt général créée en 1991 par des acteurs en lien avec les institutions chargées de la politique d’aménagement du territoire. Il est un think tank qui a pour vocation d’assurer la mémoire de la politique d’aménagement de la seconde moitié du XXe siècle, de mener des réflexions sur la politique actuelle et le cas échéant, être force de proposition. www.cpat.fr

Journées des territoires 2019 : les 25 et 26 novembre à la Halle Pajol

Agir sans subir, Les territoires relèvent le défi écologique et social

Les Journées des Territoires 2019, organisées par l’Unadel, avec le Carrefour des métiers et l’IRDSU, auront lieu les lundi 25 et mardi 26 novembre à la Halle Pajol (20 Esplanade Nathalie Sarraute, 75018 Paris, métro Marx Dormoy).

Les dates sont à noter !!!

Télécharger l’affiche

Transitions et conduite coopérative du changement, pour développer le pouvoir de vivre et d’agir dans les territoires

Retour sur l’AG de l’Unadel et projet 2019

L’Assemblée générale de l’Unadel a eu lieu cette année le vendredi 17 mai, de 9h30 à 13h à la Fédération des centres sociaux. 32 personnes y ont participé (pour information, il est toujours possible d’adhérer à l’association et de prendre part à ses activités). 

L’ordre du jour de cette AG :

  1. Ouverture et bilan 2018
  2. Chantiers 2019 et perspectives
  3. Élection du CA

Lire et télécharger le Procès-verbal de l’assemblée générale du 17/05/2019

***

Lire et télécharger le Rapport moral 2018

Extrait :

L’Unadel fédère, mutualise et fait connaître les savoirs, les savoir-faire, les pratiques et les initiatives qui réenchantent la démocratie et redonnent sens au projet et au collectif. Nos forces restent cependant limitées et nous ne pouvons agir avec efficacité que dans le cadre d’alliances et de partenariats. Il ne sert à rien d’avoir raison tout seul, comme il est dangereux d’avoir tort avec tous. De plus en plus d’acteurs économiques et de corps intermédiaires partagent avec nous la conviction que nous devons travailler au changement de modèle de société, construire une pensée en adéquation avec la finalité et mettre en place des actions concrètes à toutes les échelles pour engager un processus de changement de modèle dans tous les domaines. Il s’agit de provoquer, d’accompagner et de faire vivre les transitions, aussi bien dans la gouvernance – nos concitoyens veulent être associés aux décisions et contrôler directement l’efficacité de leur mise en œuvre – que dans les modes de production et de consommation.

***

Lire et télécharger le Rapport d’activités 2018

Extrait :

Cette année aura été également l’occasion de travailler sur la mémoire du développement local avec la réalisation d’un ouvrage de référence « vous avez dit développement local ? », un ouvrage de près de 400 pages avec les témoignages d’une cinquantaine d’acteurs qui ont été à la base de ces pratiques. L’occasion également de travailler à la réalisation d’un MOOC, pour le compte du CNFPT, pour expliquer concrètement ce qu’est le développement local aujourd’hui, à destination des agents des collectivités territoriales et au-delà à ceux qui s’intéressent aux questions d’aménagement du territoire, de transition, de conduite de politique publiques locales. L’occasion enfin de continuer à travailler avec « l’écosystème » associatif et d’organisations qui œuvrent à des places diverses autour des questions de transition sociale et écologique et de participation citoyenne. La fin de l’année, avec l’irruption du mouvement des « gilets jaunes » constitue un rappel du réel qui ne peut que nous interpeller, nous membres de l’Unadel et tous nos partenaires engagés dans les chantiers de la démocratie locale et de la transition sociale et écologique.

***

Lire et télécharger le Rapport d’orientations et projet d’activités 2019

Orientations :

  1. Être davantage présent sur la scène publique et médiatique en affirmant un discours politique fort : le pouvoir de vivre et d’agir dans les territoires
  2. Construire une contribution à la réforme du CESE et soutenir l’initiative des gilets citoyens
  3. Améliorer la lisibilité de l’Unadel et nourrir l’envie d’Unadel
  4. Poursuivre les actions et chantiers traditionnels de l’Unadel, et les partenariats qui permettent de faire réseau et de développer des relais en région.
  5. Renforcer la vie associative avec un développement de l’implication bénévole et une articulation administrateur/salarié renforcée sur le suivi des chantiers et sur la constitution d’équipes d’intervention dans les territoires auprès des candidats aux municipales.
  6. Renforcer l’écosystème et les partenariats
  7. Renforcer l’indépendance de l’association
  8. Affirmer nos convictions, notre spécificité et nos analyses

L’alliance des territoires au service des transitions : retour sur le colloque du 18 juin à Rennes

Sabine Hutareck et Valérian Poyau, de l’Unadel, ont participé au Colloque national « L’alliance des territoires au service des transitions / Urbain, périurbain, rural / Dialoguer, expérimenter et agir ensemble » organisé par le le Pôle métropolitain Loire-Bretagne le 18 juin 2019 à Rennes.

Synthèse des échanges

Dans le contexte de crise et fractures sociales qu’a connu le pays (mouvement des gilets jaunes), il y a un retour vers le local et le renforcement des coopérations entre les métropoles et leurs territoires environnants engagés depuis deux ans.

Certains éléments énoncés sur les métropoles sont infondés :

  • il n’y a aucun effet mécanique/automatique au ruissellement des métropoles vers les autres territoires. Le modèle de développement territorial équilibré est d’abord volontariste et ne doit pas être descendant,
  • le fait que les métropoles capteraient toutes les richesses même si l’emploi qualifié est effectivement concentré dans les métropoles. Le taux de chômage est plus élevé dans la métropole de Rennes qu’à ses portes. Les métropoles concentrent les quartiers prioritaires au titre de la politique de la ville.

Il faut bâtir des coopérations dans un rapport gagnant/gagnant via les nouveaux enjeux liés aux nouvelles transitions (les sociétés post carbone, les mobilités à une plus grande échelle). Il faut également prendre en compte la réalité des besoins des habitants, faire confiance au local, avoir conscience du défi climatique et ne pas oublier la dimension économique et sociale.

Le local est le lieu de toutes les expérimentations et coopérations sectorielles autour de dispositifs et/ou processus (comme le plan climat-air-énergie territorial), démarches de développement durable, gouvernance polycentrique à l’œuvre autour des communs, dans l’économie sociale et solidaire….

La coopération localisée reste un chantier prometteur mais émergent : il y a encore beaucoup de freins à ce qu’elle se développe massivement (opposition urbain/rural, fief à tenir, peur de perdre du pouvoir, des prérogatives…).

Il y a un lien justice sociale/justice spatiale. La question d’équité territoriale se pose en France car notre État keynésianiste a fracturé spatialement les territoires. Il est nécessaire de mettre en œuvre des gouvernances horizontales à l’inverse de notre culture verticale. Cela ramène aux questions d’organisation de l’État et où l’on situe la justice sociale.

En conclusion sur ce thème : pour réussir les coopérations/alliances entre les territoires, il faut

  • faire évoluer les mentalités (la peur de la grande ville qui « mange » les petits territoires),
  • établir un rapport d’égalité entre les élus quel que soit la nature et taille de leur territoire,
  • se donner du temps pour se rencontrer et travailler ensemble,
  • prévoir des temps réguliers de travail en commun,
  • ne pas oublier que si la notion de dialogue est importante, les objectifs communs que l’on vise, le sont aussi,
  • se donner le doit à l’expérimentation et ne pas oublier que l’on expérimente,
  • faire une place aux citoyens, qui reste à inventer,
  • évaluer les politiques publiques.

Les territoires évoqués en exemple :

  • le Pays de Retz et Nantes Métropole,
  • Angers Métropole et le pôle Métropolitain Loire/Angers,
  • la Région Bretagne et la Breizh Coop,
  • les Mauges,
  • le Pays de Vitré,
  • Brest Métropole,
  • les villes de Rennes et Nantes.

3 septembre : Journée de réflexion et d’échange « Transitions et inclusion sociale : Où en est-on ? »

La Ville de Loos en Gohelle, le Centre de ressource du développement durable (CERDD) et le Carrefour des métiers du développement territorial s’associent pour amorcer conjointement une réflexion sur la prise en compte de la question sociale dans les transitions. En effet, que ce soit au niveau local, régional ou national, de nombreux acteurs expérimentent des démarches articulant des préoccupations environnementales, économiques et sociales. Quels enseignements peut-on en tirer et plus largement quelles évolutions de l’ingénierie territoriale pour faciliter les coopérations interacteurs et une mobilisation active des personnes concernées ?

A partir d’une rencontre des acteurs loosois, un temps de travail sera organisé entre acteurs du champ du social, du développement durable et des chercheurs et formateurs afin de préciser les enjeux institutionnels, de coopération et d’évolution des pratiques professionnelles pour favoriser une « transition inclusive ».

Objectifs de cette journée

– Amorcer une réflexion sur la « place » de la question sociale dans les dynamiques de transitions et ses incidences en termes de « référentiels » métiers et d’ingénierie territoriale,

– favoriser l’échange et la mise en réseau entre praticiens du développement territorial (social, économique, environnement…), structures intermédiaires et chercheurs,

Déroulé prévisionnel

– Matinée : retour d’expérience, visite et échanges avec les acteurs du territoire de Loos et du Bassin minier

– Après midi : travail en petits groupes pour faire émerger les principaux constats, enjeux et hypothèses de travail (transitions et inclusion sociale : où en est-on ?) / contributions à la réflexion : regards croisés praticiens – structures intermédiaires – chercheurs / perspectives

Document de préparation de la journée de réflexion et d’échange du 3 septembre