Hommages à Michel Dinet : le Livre d’or

Témoignages et hommages

« J’ai connu Michel, en 1991, quand nous avons négocié, durement mais loyalement, la création de l’UNADEL, lui comme président de l’Association des Pays de France, moi comme secrétaire national de l’ANDLP. Nous avons vécu ensemble le projet de faire vivre dans une même structure, les élus et les agents de développement. Puis nous avons travaillé côte à côte de 1992 à 1999, lui comme président, moi comme secrétaire de l’UNADEL J’ai apprécié son profond humanisme, sa vision à long terme, sa quête du sens… Il était attentif à la fois aux petites choses qui font la vie quotidienne d’une association et au grand souffle dont elle a besoin pour conserver son élan. C’était un plaisir constamment renouvelé de travailler avec lui en toute confiance, en toute complicité amicale, en s’appuyant sur sa disponibilité, sur sa fiabilité, sur sa solidité…En analysant, en plusieurs occasions, son expérience fondatrice de Collombey-les-Belles, on constatait que ses idées n’étaient pas que des discours généreux, mais qu’il savait les incarner dans la réalité de tous les jours et dans un territoire qu’il avait réveillé.Le souvenir le plus fort que j’ai de lui se situe au lendemain de la perte de son poste de député. Je lui demandais : “que vas-tu-faire maintenant après avoir été le législateur de la République ?”. Il me répondait : “Je vais demander à mon Inspecteur un poste d’instituteur de village. On y fait aussi du très bon travail !”. Il y en a peu qui ont goûté au pouvoir et qui sont capables d’une telle humilité.Hélas, il est resté marginal dans un parti qui n’a pas su reconnaître que lui, et quelques autres, étaient porteurs des bases de son renouvellement. Les efforts de cette dernière année pour infléchir l’acte III de la décentralisation ne sont qu’une démonstration de plus de la difficulté de faire émerger notre conception du pouvoir du citoyen. Il n’aurait pas voulu que nous nous découragions, lui qui avançait avec une force et une obstination tranquilles. Ne lâchons pas le relais qu’il nous tend. C’est le meilleur moyen de combler le vide qu’il nous laisse ». – Georges Gontcharoff

 

 

« Je me souviens de ce premier contact en 1978 avec Michel, alors instituteur et maire de Vannes-le-ChâtelDinet_Reve de Die_dec1999 et militant socialiste, qui avait rassemblé un certain nombre d’associations du « pays de Colombey les Belles » pour construire collectivement, à partir des aspirations et des analyses de chacun, un premier projet de développement local. J’étais alors un des animateurs de la commission agricole du PS et le développement local était en train de naître. Il a ensuite beaucoup entrepris partout où il est passé, avec le sens pratique d’un ouvrier de la transformation sociale et l’exigence du sens. L’organisation du développement local à Colombey-les-Belles est restée un modèle extraordinaire de démocratie participative depuis 30 ans. Une assemblée générale de pays réunit tous les citoyens qui ont participé régulièrement à l’une des commissions de travail du territoire, ouvertes à tous, et vote à bulletin secret (une voix que l’on soit élu ou simple citoyen) des propositions qui sont ensuite examinées par le conseil communautaire. Michel Dinet est ensuite devenu député (atypique) puis président du conseil général en 1998. Partout où il est passé, il a transposé le même modèle de démocratie, de participation et de confiance dans les capacités d’agir de tous qui ont fait un précurseur. Nous mesurons mal la perte d’un vrai responsable politique, d’un ami, d’un frère. Il n’avait pas fini sa route, il avait encore beaucoup à faire. Notre travail est de continuer, de faire grandir les innombrables graines d’espoir qu’il a semées » – Didier Minot

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“Cette nouvelle me laisse orpheline… Moi qui ait modestement repris son flambeau à l’Unadel quelques années après. Michel fait partie de ces personnes qui marquent non seulement  leur entourage mais laissent une empreinte profonde. Il lança la dynamique “Territoires d’Avenir” et tant d’autres actions de développement. En son honneur, nous devons continuer à tracer le sillon des territoires de projet co-construits, collaboratifs, et coopérants. Nous sommes deux, ils sont mille : encerclons les !” – Hélène Schwartz –

« Aujourd’hui il fait étrangement gris dans le département les gens s’en étonnent pour un dimanche de printemps. Ils ne savent pas que Michel s’en est allé.. Je préparai sa venue en juin chez nous il me l’avait promis, il s’est tenu a ses promesses : nous avions arrêté la date du 19 juin.. Alors ce jours-là il sera parmi nous malgré tout… J’ai tant appris de celui qui restera pour moi un grand homme. J’ai eu avec Michel le privilège d’un intense moment d’humanisme… Je garde inscrit au fond de ma conscience ce moment-là qui atténue un peu la douleur du moment … » – Gérard  Valéro

« J’apprends à l’instant la mort accidentelle de Michel Dinet au volant de sa voiture la nuit dernière. Je pense à ceux pour qui il a été un compagnon de route infatigable et je leur transmets mon amitié. Michel était pour moi un quintal de bonne humeur, de bons sens. La démocratie, le développement local, et j’ajouterai l’éducation populaire dont nous avions souvent parlé ensemble perdent un fameux camarade. » – François Hannoyer

« Je suis extrêmement triste. Michel représentait vraiment un exemple magnifique de force de vie ou l’élu est vraiment au service d’un projet de transformation. Il va vraiment nous manquer considérablement ». – Patrick Viveret

Un grand merci à Michel Dinet pour son engagement d’une grande qualité au profit de la démocratie locale, pour son humanisme et son action exemplaire. Sincères condoléances à sa famille et ses proches” – Albert Domenech.

“J’ai appris le décès de Michet Dinet hier à la radio, triste journée. Durant mes 4 ans passés à l’Unadel, il était encore membre au CA. Quand il était là il était très présent, éminemment investi. Durant nos séminaires il était aussi là pour nous soutenir, le CA et l’équipe salariée. Il a avait toujours un mot pour chacun de nous. Je n’oublie pas qu’il a été un des premier à répondre au faire-part de naissance de ma fille.  Un message plein d’espoir après une longe épreuve que je venais de traverser. Des mots de sa main gravés pour moi. A l’heure où le combat politique fait rage, il nous manque déjà terriblement.” – Claire Gougeon

« Michel Dinet quittait la présidence de l’Unadel en janvier 2000 au moment où je débutais professionnellement comme chargée de mission de l’association. Pour autant, sa présence est restée constante au sein de l’Unadel, son engagement total et ses contributions essentielles. Pour une première expérience professionnelle, ce ne fut pas de tout repos … mais très formateur et déterminant. Michel Dinet y est pour beaucoup. Sa capacité à donner du sens à nos actions, la puissance de ses analyses, la force de ses convictions ont été des moteurs formidables, une motivation à donner le meilleur. Chaleureux, respectueux de toutes et tous, il savait partager et transmettre. Je mesure la chance que j’ai eu. Je me souviens aussi de son rire et de moments d’intense drôlerie : ces souvenirs aussi sont précieux. » – Cécile Chabrol-

“Quelle terrible nouvelle ! Nous perdons aujourd’hui un ami. Dans cette période plutôt sinistre, gardons bien en tête l’image d’un être d’une intelligence rare et à l’humanité profonde ; un homme résolu, sans peur, généreux, animé par ses convictions et sans compromission. Inspirons-nous de lui, de cette présence si vivante et poursuivons son rêve d’une société plus juste et d’une démocratie ré-enchantée. Nous adressons nos plus sincères condoléances à sa famille, ses amis, ses collaborateurs”. – Les administrateurs et l’équipe de l’ARDL

« Je tiens à vous faire part de ma très grande tristesse et vous dire que je suis en pensée avec vous et avec l’UNADEL à l’annonce de la fin tragique de Michel. Je l’avais rencontré dans les bureaux de Michel Rocard Bd St germain alors qu’il formulait avec son enthousiasme habituel l’idée de créer l’UNADEL… Faire vivre sa mémoire sera pour chacun d’entre nous le meilleur gage d’espérance dans l’avenir des territoires ». – Pascal Roumeguère

“Certain/es des membres de notre équipe ont travaillé avec lui, d’autres l’ont trop rapidement côtoyé, d’autres seulement entendu ou aperçu.  Mais pour nous tous, Michel Dinet est et restera une belle figure d’homme engagé, mettant son intelligence pétrie de droiture et de présence aux autres et toute sa sacrée énergie au service d’une idée vivante et ouverte du territoire et du vivre ensemble, en France comme à l’international. Un homme au long et beau parcours, des bouillonnements de Vannes le Chatel et Colombey-les-Belles à la présidence du Conseil général de Meurthe et Moselle ; un homme fidèle à lui-même et à sa vision de l’humanité. Que la terre lui soit légère”. – L’équipe du CIEDEL –

« Un point de repère dans l’épais brouillard du moment vient de s’éteindre …. On a perdu notre boussole ! Michel, à Vannes le Chatel, à Colombey, à Nancy, à Metz ou Paris ou encore à Carcassonne, c’était toujours le même homme, la même détermination, la même écoute. Je l’ai rencontré dans son pays, j’étais consultant et on a travaillé au projet de territoire, au lieu impérieux à construire entre développement et insertion. Avec GÉANTS en Nord-Pas de Calais, on a coopéré dans le cadre de l’UNADEL, en passant par Carcassonne. J’ai ensuite collaboré avec lui en Meurthe et Moselle comme directeur de cabinet. Et toujours le même cercle vertueux : poser d’abord les convictions et le cadre, écouter, comprendre, reformuler pour donner du sens et vérifier les accords et les désaccords. Sans cesse revenir aux fondamentaux pour ne jamais les renier et toujours chercher le chemin qui permet de progresser ensemble. Michel, quel caractère, quelle énergie, quelles colères, contre les injustices toujours mais contre les gens jamais. Michel, quelle lucidité, quelle joie de vivre et quelle amertume aussi (en cercle restreint bien sûr!)… Michel, la gare de Vandières, le cristal à Vannes, le cinéma italien a Longwy, le texte écrit et réécrit avec un stylo a encre, la carte de vœux annuelle qui devait être à chaque fois une création artistique, le rendez -vous du mardi soir avec ses parents, la peinture le mercredi…. son souci agacent du détail…. Michel et sa façon d’animer, de débattre, de laisser venir les questions, puis de ramasser, de conclure en donnant de l’élan, de la ressource et de l’énergie pour avancer…. Que du bonheur de collaborer avec toi, que du bonheur de poursuivre la route avec les mêmes valeurs, la même énergie vitale. J’espère qu’on y arrivera, sans toi bien sûr, mais avec toi toujours…. Merci Michel ». – Noël Lenancker –

Michel, toi l’homme de convictions, l’humaniste ancré dans les territoires, tu nous as quitté et tu nous laisse poursuivre l’immense chantier de ré-enchanter le monde, de ré-inventer le vivre-ensemble et de construire une autre manière de faire la politique. Sans toi. A l’annonce de ton départ, cette perspective m’est apparue impossible et un grand vide m’a envahi. Toi seul pouvait porter cela et dessiner un horizon pour entraîner dans ton sillage toutes ces femmes et tous ces hommes qui t’ont accompagné dans ton parcours. Très vite, s’est imposée à moi l’idée que ce mouvement incessant que tu dessinais – au propre comme au figuré – nous avait armé, nous avait structuré pour porter haut et fort, nous aussi, moi aussi, ce qui te faisait vibrer, ce qui t’animait. Car Michel, c’était d’abord une grande générosité qui t’animait. Tu aimais les hommes et les femmes que tu croisais et tu avais la profonde conviction que le vivre ensemble passait par le fait de les rendre acteurs de leur propre histoire.Tu aimais à dire que les histoires collectives n’avaient de sens que si elles permettaient l’épanouissement des trajectoires individuelles.Tu n’avais de cesse de créer les conditions pour que s’expriment les capacités à construire ensemble, tout en étant toujours respectueux de la personne. Jamais avec toi, le collectif n’oppressait l’individuel et pourtant, c’est toujours par le collectif que tu nous invitais à construire.J’ai eu la chance et le plaisir de m’épanouir 7 ans à tes côtés, toi étant président fondateur de l’Unadel et moi, en tant que jeune délégué général de l’association, à qui tu avais accordé une véritable confiance pour animer ce réseau que tu avais porté, convaincu que les militants et les élus en responsabilité devaient dialoguer et construire ensemble, à l’image de ce qui se construisait dans les territoires du développement local et à l’image de ce que tu construisais dans le Pays du Sud Toulois. Issu de l’action catholique rurale, j’ai découvert ce qu’était ton humanisme laïc et profondément républicain. J’ai découvert la richesse des échanges et de la confrontation d’idées lors des longs débats du conseil d’administration que tu animais, respectueux de la parole de tous et toujours animé du souci de la synthèse pour ouvrir un horizon, dessiner un cap… J’ai découvert comment l’action locale et les territoires étaient la pierre angulaire d’une autre manière de construire la citoyenneté et l’action publique, comment ils étaient le socle d’une approche construite sur l’articulation des possibles et non sur la confrontation stérile des antagonismes. J’ai découvert comment l’ouverture au monde était un ingrédient essentiel à notre humanité et comment les différences pouvaient être support à des rapports de coopération décentralisée construits sur la réciprocité.J’ai découvert comment l’exercice des responsabilités ne devait jamais se départir d’une réelle humilité, ne jamais taire le parcours qui est le nôtre et ce que nous devons aux autres, et en premier lieu, aux siens. Ton mardi soir réservé à tes parents, ta capacité à porter une attention, même à distance et parfois brève à Josette ou à tes filles, restent pour moi des moments d’authenticité et d’attention aux autres, même dans les situations les plus intenses. J’ai découvert ton humour, ta truculence, ta capacité à te donner tout entier pour une cause, pour un projet, pour une vision de l’avenir et en même temps, ta lucidité et ta capacité à mettre des mots sur nos limites. J’ai découvert ce qu’était la fidélité dans les relations humaines et celle que tu cultivais avec les milliers de compagnons de route que tu as croisés ; j’ai découvert ce qu’était l’amitié forgée dans les combats et la façon de la cultiver au fil des années : jamais tu n’as manqué une étape importante de ma vie, bien après que nos routes professionnelles se soient séparées, et toujours, physiquement présent ou pas, comment tu adressais tes marques d’amitié aux personnes avec lesquelles tu aimais maintenir des liens.Tu as emmené, Michel, des milliers d’hommes et de femmes dans ton sillage, notamment, sur la base de ta phrase fétiche, déjà relue et ré-entendue depuis samedi : “combien sont-ils ? 1000 ? Et nous, deux ? Alors, encerclons-les !”, sanctuarisée par toi comme la théorie des Indiens. Toute ta capacité de conviction,  de mobilisation et de mise en mouvement se trouve résumée dans cette phrase. Tu nous as fait faire des grandes choses car Michel, tes causes et tes œuvres sont belles, tes combats sont devenus les nôtres et nous les porterons pour que les territoires restent des “communautés de projet sur un espace de vie”. D’aucuns auront reconnu une des phrases du texte d’appel aux hommes et aux femmes des pays et des quartiers que tu lançais à l’Opus Café un 4 décembre 1996 et qui a conduit plus de 1500 personnes à se retrouver en Pays Cathare les 6 et 7 juin 1997 pour “Territoires d’Avenir”, malgré les vicissitudes d’une dissolution de l’Assemblée qui nous a bien compliqué la tâche mais qui a ouvert également de nouveaux horizons pour tes combats et qui a débouché, quelque temps plus tard, à ton élection à la tête du Conseil Général de Meurthe et Moselle. “Territoires d’Avenir”, Michel, reste une page exceptionnelle de l’histoire du développement local que tu nous a fait écrire avec enthousiasme et avec détermination. Tu y as porté ta conviction que les pays et les quartiers devaient être des “espaces de compréhension, de participation, de débat et de démocratie”, autant de combats que tu as portés toute ta vie et avec toi, des milliers de femmes et d’hommes. Cette conviction, tu l’as fait mettre en scène dès le départ dans la structuration des 2 jours, dans le Théâtre de la vieille ville de Carcassonne, dans la chanson “Terre Espoir” que Michèle Bernard a merveilleusement portée, dans l’œuvre de la Licorne aux 3 visages que Di Credico nous a réalisée. C’était là l’expression de ton sens aigu de l’agencement des hommes, des faits et des idées. S’exprimait là ta volonté de prendre du recul, de réfléchir à nos pratiques de développement local pour les renforcer et les structurer pour le long terme, mais sans pour autant intellectualiser les idées et les combats qui étaient les tiens mais au contraire, les rendre intelligibles par le coup de plume, le graphisme, la mise en scène, l’occupation de l’espace… Tu t’adressais aux hommes et aux femmes dans leur plénitude, dans leur esprit comme dans leur sens et jamais tu ne restais sur un seul registre. Des moments exceptionnels comme celui-là, tout le monde peut en partager. Et tout le monde peut alors partager les anecdotes de vie qui les ponctuent, qui les gravent à jamais dans nos mémoires et dans nos cœurs. Car c’était là, Michel, une autre de ta force de caractère : la vie, tu l’aimais, tu l’habitais comme un bon vivant que tu étais et tu construisais au quotidien des moments intenses, simples et authentiques. Les souvenirs nous remontent par flots entiers depuis samedi, Michel et toujours, ils nous permettent de sourire, de rire, de revivre des émotions partagées : le vide que tu laisses est comblé par ce que tu as construit avec chacune et chacun d’entre nous.Comme des milliers de femmes et d’hommes que tu as mis en mouvement, Michel, je sais aujourd’hui ce que je te dois, ce que tu m’as donné, ce que tu as permis de structurer dans mon histoire, au milieu de tous ceux et celles qui t’ont accompagné. Nous savons chacune et chacun cela. Plus que le savoir, nous le vivons, c’est au fond de nous, de notre cœur, de notre chair comme de notre mémoire. Où que tu sois aujourd’hui, Michel, sois rassuré : tu es de ceux qui partent en laissant les clés de l’avenir. Cet avenir, nous allons le construire en ta mémoire et avec toi.” – Christophe Bernard (ancien DG Unadel)-

La voix de Michel Dinet portait haut et loin. En l’entendant, les idées les plus confuses trouvaient un sens, et le développement local de tous les jours prenait une ampleur universelle. Tant d’années après, la gratitude ressentie à l’écouter est toujours là” – Nathalie Lacroix –

C’est avec tristesse que j’ai appris cette nouvelle. Nous avons bien connu Michel lors de la tenue des Rencontres mondiales de développement local tenues à Sherbrooke au Québec en octobre 1998. Par la suite, il nous avait rendu visite en 1999 afin de travailler sur les suites de cette grande rencontre. L’association dont j’étais membre du CA à cet époque n’existe plus, mais toujours inspiré par ces militants d’un monde meilleure, mon militantisme continue dans une organisation qui poursuit des objectifs similaires, le Réseau canadien de développement économique communautaire (RCDÉC).Je n’oublierai jamais les bons moments passés avec Michel à cet époque” – Yvon Poirier (Québec) –

Michel était pour moi une de ces balises lumineuses qui parsèment notre sombre terre, nous  la rendent plus supportable et nous invitent à agir encore et encore pour la rendre plus limpide et claire.Militant depuis longtemps du développement local versus associations rurales à Trie-Château et à l’Indar, aux rencontres de Melun puis de Mâcon, puis au sein du Celavar et de l’Andlp,  j’ai eu cette bonne chance de travailler ensuite avec lui au sein du Cridel et de l’Unadel, puis enfin à Marie-conseils à la CDC. Quelle bonne chance en effet ! Il nous apportait sa chaleur, celle de sa bonne personne tellement enthousiaste, celle de sa bonne parole étincelante distillant une pensé si  féconde.Mais c’était pour moi aussi un exemple remarquable d’homme en action : pensée politique ferme concernant la place du développement local et son articulation au global, stratégie élaborée de mobilisation et d’articulation des territoires et des équipes d’hommes regroupant associatifs et élus, engagement concret multiforme et dynamique. Je suis aujourd’hui plein de tristesse qu’il nous quitte si tôt, mais aussi très ému en songeant à ce qu’il m’a apporté d’humanité. Merci Michel”.- François CLEMENT-

Les élues et élus socialistes du Conseil Régional de Lorraine, et les collaborateurs du Groupe Socialiste sont profondément affectés par la perte d’un homme de bien, Michel DINET. Michel était leur ami, leur compagnon de route. Michel était attaché aux plus humbles, sa préoccupation de vie était l’intérêt général et une attention constante portée aux territoires. Ils garderont de Michel le souvenir d’un homme dévoué à la chose publique, intensément républicain, honnête et droit. Ses enseignements et son intelligence politique resteront à jamais gravés dans leur mémoire. Ils adressent à ses parents, à son épouse, ses enfants et petits-enfants, ainsi qu’à ses proches, leurs très sincères condoléances” – Groupe des élus socialistes et apparentés de Lorraine –

“J’apprends avec une immense tristesse la disparition brutale de Michel Dinet. micheldinetL’action locale et sociale perd l’un de ses meilleurs défenseurs. Député de 1988 à 1993, Président du Conseil général de Meurthe et Moselle depuis 1998, 1er vice-président de l’Assemblée des départements de France, Président de l’Observatoire national de l’action sociale décentralisée, Michel Dinet incarnait cet humanisme qui mettait l’innovation sociale au cœur de son engagement, au service des plus modestes. A sa famille, aux siens, j’adresse mes sincères condoléances et celles de l’Assemblée nationale.” – Claude Bartolone

“Michel Dinet a été mon “maître” et guide alors que j’étais toute jeune agent(e) de développement local sur l’EPCI voisin du Saintois sur sa circonscription ! et puis plus tard, il y eu Carcassonne et cet appel qui m’a donné envie de continuer dans cette voie. Merci encore” –Marie-Noëlle Jay –

“Comment ne pas être combatif, après avoir pu vous écouter ? C’était dans les années 1990, au sein de l’UNADEL et puis il y eu Carcassonne, en 1997. Vous y avez donné un élan qui résonne/raisonne encore en moi aujourd’hui, plus de 15 ans plus tard. Vous êtes ce genre d’Homme qui porte des valeurs et non des idéaux. Vous faisiez sens. Salutations là-haut !” – Cécile Dekens –

“Nous avons pleuré en entendant sur les ondes dimanche 30 mars 2014 au matin,  la brutale disparition de Michel Dinet. Le meilleur d’entre nous nous a quittés. Sa voix chaude et forte résonnera longtemps nous expliquant, lors des clôtures des  journées de l’ODAS, à Marseille, sa foi dans l’humanité, sa foi dans le développement local, son ancrage si fort et si emblématique dans les politiques sociales, de développement de l’emploi, de développement économique des territoires. En mon nom personnel, au nom de l’association des élus locaux en charge des politiques de l’insertion et de l’emploi, au nom des PLIE et des MDE,  tu resteras un exemple, un modèle, Michel, nous ne t’oublierons pas. Ta voix continuera à nous accompagner dans nos combats”Marie-Pierre Establie d’Argencé (Alliance Villes Emploi)

“L’AdCF a pris connaissance, avec une très grande tristesse, la disparition accidentelle de Michel Dinet, président du conseil général de Meurthe-et-Moselle, le 29 mars 2014. Pionnier du développement local, militant de l’intercommunalité de projet et défenseur des territoires ruraux fragiles, il était également président de l’Observatoire national de l’action sociale décentralisée. Il était le fondateur de l’UNADEL. L’action politique de Michel Dinet aura rayonné au cours de sa carrière bien au-delà de son département de Meurthe-et-Moselle par ses engagements associatifs nationaux. Dès l’annonce de la triste nouvelle, de nombreux hommages lui ont été rendus (Président de la République, ministres, militants associatifs, représentants de collectivités locales,…) pour saluer la mémoire de cette grande figure du développement local. Michel Dinet a largement contribué à diffuser en France une culture du développement local participatif, notamment en fondant l’UNADEL (union nationale des acteurs et structures du développement local) qu’il a longtemps présidée et animée aux côtés d’acteurs emblématiques comme l’ancien ministre Jacques Chérèque et des présidents successifs du Carrefour des pays lorrains. Son engagement en faveur de l’intercommunalité de projet, mis en pratique dans ce « laboratoire » qu’a constitué très tôt le district puis la communauté de Colombey-les-Belles et du Sud Toulois, l’avait conduit au début des années 2000 à travailler de concert avec l’Assemblée des Communautés de France, notamment pour contribuer à l’émergence des pays et à la structuration des communautés à la suite des lois Voynet et Chevènement de 1999. Lors de la présentation de l’avant-projet de loi de modernisation de l’action publique territoriale, il avait, en avril 2013, appelé à renforcer la place du citoyen dans la décentralisation et proposé d’instituer un titre dans la loi « portant sur la participation et, plus encore, sur l’engagement citoyen. » Reconnu pour son humanisme, son sens aïgu de l’intérêt général et sa haute conception de l’action publique, Michel Dinet aura profondément marqué toute une génération d’acteurs du développement local. L’AdCF tient à faire part de son émotion et à s’associer aux hommages rendus à cet homme de convictions”. L’AdCF.

“Samedi Michel nous a quitté. Depuis Dimanche je suis tout nouvel élu à Landéda, petit port du Finistère. Michel est de ceux-là qui m’ont donné envie de m’engager, mais lui il m’a rassuré en me montrant que l’on peut devenir élu et rester joyeux. Tout en étant sérieux. Mais joyeux. Son sourire radieux continuera de m’éclairer” –Didier Chrétien –

« J’avais 20 ans de moins et j’ai beaucoup appris de lui, énormément. Surtout de ne jamais me sentir seul, me mentir et de ne pas croire à la force des idées et de la justice. Un ami, une âme, un pilier indestructible, une référence à vie. Merci Michel. Mes condoléances très attristées pour la famille, la petite et la très grande » – Mohammed Chahid –

RemaniementUn croquis de Mohammed Chahid

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