Coquetterie de ministre ?

Publié le 5 novembre 2009 | dans Autres catégories | par Jean Maillet

Coquetterie de ministre en mal de symbole ou signe de renouveau pour une institution en déshérence ? En tous cas le retour de la DATAR en lieu et place de la DIACT annoncé par Michel Mercier le 7 octobre dernier a eu son petit effet dans le Landerneau de l’aménagement du territoire. On s’interroge, on cogite, bref, on chercherait presque le subliminal.

Du coup, l’Unadel se penche aussi sur les entrailles de feu la DIACT pour tenter d’y lire un hypothétique message. Ce changement de sigle serait-il le signe avant coureur d’une nouvelle politique pour les territoires ou bien une simple facétie de communicant ? Il est vrai que la Datar « c’est une marque de fabrique » nous a expliqué Nicolas Sarkosy lors de son discours de Saint-Dié. Oui, bon, on remarquera quand même que la DATAR existait encore quand les contrats de projets ont été substitués aux contrats de plan, et la DATAR existait aussi lorsqu’ont commencé à être conçus des volets territoriaux fléchés sur de l’ingénierie technique au détriment de l’ingénierie globale. C’est vrai que le nouveau ministre s’agite un brin, il annonce un peu, se montre beaucoup, et lance à grand renfort de communication les Assises de la ruralité. C’est vrai aussi que la parution en septembre du rapport de la DIACT "Une nouvelle ambition pour l’aménagement du territoire" a toute l’apparence d’une réflexion approfondie, prospective, stratégique. Alors toute cette agitation, ces réflexions, ce désir de concertation, ça doit bien témoigner d’une volonté politique nouvelle, non ?

Ou d’un marketing politique déja éprouvé diront les mauvaises langues

Car enfin on peut avoir des doutes sur la méthode. Pratiquer la concertation tous azimuts avec les acteurs des territioires ruraux, au pas de course, tout en annonçant une nouvelle salve d’appels à projets PER sans évaluation des précedentes, ce n’est pas très cohérent. Et publier dans le même temps un rapport stratégique qui propose de marginaliser les territoires ruraux au profit des "métropoles de croissance", ce n’est pas très diplomate non plus.

Comme quoi il ne faut pas confondre marque de fabrique et label de qualité…