Une critique assez forte de la décentralisation à venir par Bernard Jouve, titulaire de la chaire de recherche du Canada en étude des dynamiques territoriales (UQAM) vue sur la revue électronique espacetemps.

La gouvernance est au goût du jour. Les articles, livres, colloques sur la question sont légion. Cette notion est devenue le sésame d’un État en transformation, sans que l’on sache exactement que ce qui se cache derrière cette transformation. On sait que cette notion dérange, notamment en raison de l’utilisation par trop normative qu’en font certains auteurs : « les critiques traditionnellement adressées à la notion de gouvernance découlent le plus souvent de la confusion entre les approches normatives et analytiques. Lorsqu’il est reproché à la gouvernance de prétendre au statut de réponse ‘universelle’ ou de ‘solution miracle’ à la crise de gouvernabilité des sociétés et à l’impuissance de l’action publique, il apparaît alors évident que ses contempteurs portent une vision essentiellement managériale et normative de la gouvernance […] Trois mythes sous-tendent tout particulièrement ces critiques, à savoir que cette notion cache un projet néolibéral et qu’elle suppose la fin ou la négation du politique ainsi qu’une vision nécessaire de l’histoire, au terme de laquelle l’avènement de la gouvernance serait inéluctable » (Leresche 2001). Dans un article publié dans Libération le 1er juin 2000, Jean-Gustave Padioleau s’insurgeait contre « ce néologisme passe-partout (qui) détourne le sens des mots simples tels que citoyen, intérêt général, autorité » et qui constitue « une entreprise idéologique de malversation du républicanisme libéral ».

La suite sur http://espacestemps.revues.org/article.php3?id_article=174

Auteur : Olivier Dulucq

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