La place des coopérations dans la Politique de la Ville (journées IRDSU)

Des membres du carrefours des métiers du développement territorial ont participé aux journées nationales de l’inter réseau des professionnels du développement social urbain (IRDSU) qui se sont déroulées les 13 et 14 Juin dernier à Strasbourg sur le thème de « La place des coopérations dans la Politique de la Ville ».

Voir le communiqué de l’IRDSU à l’issu des journées : Co-construction et contractualisation : il faut dépasser les injonctions contradictoires !

Sylvain Pambour et Philippe Carbasse y ont animé un atelier intitulé “Développement territorial et coopérations, quel renouvellement de l’ingénierie ?”

Présentation de l’atelier

Avec la multiplication des cadres de collaboration intra et inter-territoriaux, des partenariats institutions-société civile, la coopération apparaît comme un levier essentiel des « transitions territoriales ». Après une présentation des travaux du Carrefour de Métiers du Développement Territorial, l’atelier questionne les pratiques développées dans le cadre de la politique de la ville et les enjeux d’évolution des compétences professionnelles et des méthodologies de projet.

Constats, enjeux, questionnements évoqués par les participants sur la coopération :

Constats :

  • mobilisation sur le long terme, difficile sur des projets d’envergure,
  • caractère aléatoire de la coopération, ne se décrète pas,
  • prés carrés institutionnels,
  • organisation en silo, frein à la coordination,
  • management transversal inexistant,
  • mode projet rare,
  • niveau de préoccupation différent selon les acteurs.

Enjeux :

  • faire « tomber la veste »,
  • développer collectivement une (autre) culture du partenariat,
  • faire confiance, laisser faire, tester,
  • moyens humains et financiers pour mettre en œuvre,
  • accompagner le changement de pratique et/ou d’usage,
  • rendre lisible ce que chacun a à gagner,
  • se rassurer et rassurer sur les coopérations,
  • le concept doit être partagé (cf. exemple des usages qui réunit tous les acteurs) : sortir de « rapports de force » et aller vers des « équipes pluridisciplinaires ».

Questionnements / besoins :

  • retour aux habitants et prise en compte de leurs besoins,
  • existe-t-il des outils, des bonnes pratiques pour favoriser la coopération ?
  • doit-on créer des gouvernances spécifiques pour s’obliger à coopérer ?
  • temps nécessaire à la coopération et à la décision,
  • comment produire du « sens commun » en associant des expériences et savoirs très divers ?

Apports et éléments de réflexion : power-point présenté lors de cet atelier Carrefour des métiers-Unadel

Rapport de l’AITEC : “Collectivités locales, reprendre la main, c’est possible !”

Lire et télécharger le rapport de l’AITEC “Collectivités locales, reprendre la main, c’est possible !”

Le nouveau rapport de l’AITEC « Collectivités locales, reprendre la main, c’est possible ! Politiques publiques de transition démocratique et écologique : résistances et alternatives locales à la libéralisation » se fonde sur une enquête approfondie menée en 2017 auprès d’élu-e-s, d’agents territoriaux, et d’acteur-trice-s du monde associatif. Il met en avant des politiques publiques locales alternatives, plus démocratiques, plus justes et plus durables, à rebours de la libéralisation des marchés, du tout-privé et d’une économie hors-sol.

L’aspiration modeste est de dresser un paysage non exhaustif des contraintes réglementaires que rencontrent les collectivités locales progressistes pour porter des politiques publiques locales de transition démocratique et écologique. Ce rapport propose des pistes pour saisir les opportunités permettant de créer un “écosystème” d’alternatives afin de renouveler ou inventer des formes de gouvernance locale plus démocratiques, justes et durables.

Contact : contact.aitec@reseau-ipam.org

Illustration : Claire Robert

Points que soulève le rapport de l’AITEC et liens avec les actions menées par l’Unadel (par Sabine Hutareck, membre du bureau de l’Unadel) :

Cette étude renvoie à la nécessité d’un développement endogène dans les territoires par rapport au modèle dominant qui est exogène et qui dépossède les acteurs locaux, dont les collectivités territoriales, de leur pouvoir au profit du privé et de grands groupes.

Cette nécessité d’un développement endogène des territoires pour redonner du pouvoir au local et contrebalancer les effets pervers de la mondialisation et de la délocalisation de l’emploi, renvoie aux dynamiques de développement local. Par ses valeurs, ses actions, ses publications et sa mission d’accompagnement au développement des territoires, l’Unadel s’inscrit dans un certain nombre de préconisations du rapport : sur les transitions énergétiques et la mise en réseau des territoires (voir par exemple le rapport de synthèse « Transition et conduite du changement »), sur la mobilisation d’acteurs et l’implication citoyenne (voir par exemple les écoutes territoriales et citoyennes, le Carrefour des métiers, les Journées des territoires)…

Le rapport de synthèse « Transition et conduite du changement » est disponible !

Lire et télécharger le rapport de synthèse « Transition et conduite du changement »

Ce rapport retrace les enseignements que l’Unadel a tirés de sa collaboration à l’étude ADEME de 2018-2019, en partenariat avec Quadrant conseil et JFC3D.

L’Unadel y analyse les ressorts d’une transition énergétique de territoires à partir des exemples :

  • de la ville de Malaunay (Normandie),
  • de la Communauté de Communes du Val d’Ille-Aubigné (Bretagne),
  • de celle des Crêtes Préardennaises (Grand Est),
  • de l’Établissement Public Territorial de Plaine Commune (Île-de-France),

en s’appuyant sur l’expérience de 20 ans de la commune de Loos en Gohelle.

Ce rapport complète utilement les rapports de synthèse des écoutes de territoires en transition réalisées par l’Unadel déjà publiés sur ce site.

 

Comprendre son passé pour préparer son avenir : retour sur la rencontre-débat du 6 mai 2019

Le lundi 6 mai, Georges Gontcharoff, les administrateurs et l’équipe de l’Unadel, tous celles et ceux qui ont contribué à la rédaction du livre “Vous avez dit développement local ?” publié par la librairie des Territoires, ont organisé une rencontre de présentation de l’ouvrage [disponible en cliquant ICI].

Celle-ci a permis d’échanger sur l’histoire et les fondements du développement local, son actualité (enjeux et controverses) et son devenir. Les échanges se sont prolongé autour d’un verre. Organisée avec le concours de Territoires conseil, la rencontre a rassemblé 40 participants dans une salle mise à disposition par la Caisse des dépôts et consignation à Paris.

Extraits du propos d’ouverture, par Claude Grivel, président de l’Unadel :

[…] Parler développement local aujourd’hui, est-ce faire preuve de résistance et de crispation passéiste ? ou n’est-ce pas davantage s’inscrire délibérément dans une approche avant-gardiste de la transformation sociale et sociétale, capable de faire germer les graines de la résilience des territoires et des hommes ?

Pour l’Unadel le développement local est un incubateur de projet, un accélérateur de changement, un levier pour développer la culture de la démocratie d’implication et du débat, comme de la co-construction de politiques publiques adaptées aux besoins et non imposées par les objectifs comptables et la réduction de pseudo déficits.

Le développement local est une méthode, une démarche et un engagement : celui de mettre l’humain au centre, de développer la qualité du vivre ensemble sans oublier l’importance du faire ensemble et de prendre toute sa part des responsabilités ; celle de construire du commun et de la coopération plutôt que de la concurrence et de la compétition.

Le développement local, c’est une histoire et un savoir à partager pour construire demain. […]

Ce livre est un recueil de clefs pour comprendre et se projeter dans un monde en profonde mutation. C’est un socle de transmission de savoirs. Écrit à plusieurs mains autour du métier à tisser de Georges Gontcharoff, dont la plume est toujours aussi précise et alerte, il est mis à disposition des étudiants, des chercheurs et tous les observateurs avisés de la résilience des hommes et des territoires ; il s’adresse également aux militants et à tous ceux qui, dans leurs responsabilités respectives, œuvrent pour une société plus juste, plus humaine et plus désirable. […]

Lire le propos d’ouverture de Claude Grivel en entier

Extraits du texte de Patricia Andriot sur la rencontre du 6 mai :

[…] A travers le rappel historique du développement local tel que présenté dans le livre, et quelques témoignages de contributeurs, la discussion porte sur le chemin parcouru, le sentiment d’une institutionnalisation des politiques territoriales qui n’a pas laissé une vraie place au local et à la créativité citoyenne. Les débats laissent rapidement transparaître un sentiment d’échec quand à la reconnaissance du rôle des mouvements de développement local face aux enjeux actuels. […]

Mais il ne faut pas sous-estimer l’apport des mouvements de développement local à la reconnaissance des territoires, à la culture de l’éducation populaire ou à celle du débat… et à leur reconnaissance par les politiques publiques, qui permettent quand même de maintenir un champs des possibles ouvert pour résister à l’uniformisation et au rouleau compresseur du néo-libéralisme. […]

Selon l’adage qui veut qu’il faut comprendre son passé pour préparer son avenir, cet ouvrage tombe à point nommé en ces temps de grandes transitions, de pertes de repères généralisés et ou le territoire fait figure d’ancrage ou de boussole. A saluer la lucidité d’un mouvement qui ose regarder sans complaisance son bilan, ose dire son incompréhension ou son questionnement pour contribuer aux débats actuels. Cet ouvrage est une riche contribution au débat, qui fait attendre avec impatience le second volume qui devrait analyser la complexité et profiter des enseignements du passé pour participer à l’avenir.

Lire le texte de Patricia Andriot en entier

Retour sur les Rencontres de l’interrogation Démocratique de Kingersheim (2ème édition- mai 2019)

Le maire de Kingersheim, Joseph SPIEGEL est un compagnon de route de l’Unadel. C’est aussi un passionné du fonctionnement démocratique et des expériences qui font sens. Il parle souvent de son expérience locale de la démocratie d’implication. Pour la 2ème année consécutive, il accueille dans sa commune les Rencontres de l’interrogation Démocratique. Jean Maillet, Axel Othelet et Claude Grivel y étaient en 2018. Axel y est retourné cette année avec Citoyens et Territoires-Grand Est. Cora Klein, qui a connu l’Unadel par Odile-Alsace, a accepté de nous faire un petit retour après son passage à Kingersheim et nous propose de nous transformer en crapauds fous.

Un texte de Cora KLEIN

Ambiance chaleureuse et sentiment de communauté lors de la 2ème édition des Rencontres de l’Interrogation Démocratique organisées par la ville de Kingersheim en mai dernier.

On pourrait se dire pourquoi, encore et toujours, échanger sur la démocratie, la co-construction…

Quoi de neuf au final dans ces rencontres ? Paroles de participants : « nous étions enthousiastes à se redire ensemble que les expériences présentées nous font du bien parce qu’elles permettent de montrer que l’humanité, quand on ouvre ses portes, est en capacité de coconstruire, de collaborer ». Un vieux monsieur est revenu aux Rencontres, malgré une prise de parole qui laisse paraître une démotivation: « je voudrais m’excuser, dit-il, j’étais beaucoup engagé dans ma vie. Mais aujourd’hui je suis fatigué et j’ai du mal à y croire encore ».

Est-on dans un optimisme béat ? Non, bien entendu, s’appuyer sur le positif n’empêche en aucun cas de s’intéresser aux questions de fond et notamment la suivante :

Par quoi commencer ? Comment sensibiliser aux démarches collaboratives et de co-construction toute une frange de population non intéressée à priori et pourtant concernée par les défis de la planète ?

Des réponses partagées :

  • Partir des besoins réels des gens, une clé pour réussir à engager les habitants et l’expérience de Solucracy : http://www.solucracy.com/

  • Pour créer du bien commun : L’importance du trans… : transgénérationnel, transfrontières, transculture,… Ne pas hésiter dit Thanh Nghiem à créer des groupes improbables qui travaillent ensemble

« Ne doutez jamais qu’un petit groupe de gens réfléchis et engagés puisse changer le monde. En fait, cela se passe toujours ainsi », cette citation de Margaret Mead fait écho aux propos de Thanh Nghiem, co-fondatrice du mouvement des Crapauds fous, qui préconise la transformation sociale et écologique en partant des idées novatrices portées par des personnes à contre-courant. Elle était l’invitée phare lors des RID ce 10 mai à Kingersheim.

Ce nom des « crapauds fous » est une analogie qui s’appuie sur l’observation de ces batraciens dans leur environnement : lors de la saison des amours, ils vont dans l’eau pour se reproduire et traversent les routes. Certains de ces crapauds font bande à part : des originaux, des fous…, qui inventent de nouvelles voies, et qui sont souvent ceux qui, parce qu’ils ne meurent pas écrasés sur les routes, assurent la survie de l’espèce. Le « Crapaud fou » traduit l’idée que la survie d’une espèce donnée passe par un changement des comportements.

S’appuyant sur cette analogie dans la nature, l’association des « crapauds fous » invite au pas de côté, à penser autrement et à réhabiliter les utopies face aux 3 tsunamis planétaires qu’elle identifie et qui peuvent toucher (mobiliser) beaucoup de monde :

  • Le péril écologique 

  • Le péril démocratique face aux phénomènes de viralité des Fake news et des silos communautaires apparus avec les réseaux sociaux et qui menacent la démocratie. « Une fake new est 6 fois plus virale qu’une information orale : comment lutter contre ce fléau ? »

  • L’Intelligence artificielle susceptible d’échapper à tout contrôle. Les écrans sont partout comment se les réapproprier ?

Il est nécessaire de provoquer un déclic, une prise de conscience et donner des clés pour que chacun puisse devenir acteur de ce nouveau monde qui arrive. Aujourd’hui sur les territoires en France, des « cohortes » de gens s’emparent des problèmes locaux et cherchent des solutions différentes. « Il faut des groupes de fous qui disent que c’est possible ! » s’exclame Thanh Nghiem. https://crapaud-fou.org/

L’association des crapauds fous partage tout ce qui se fait selon cette idée : « Je sais quelque chose qui marche pour moi, pourquoi ne pas le partager avec les autres » : Copier pour faire boule de neige et rendre viral les choses positives ?

Un temps apprenant où les participants ont pu se questionner sur les ressources et les obstacles pour construire une démocratie de participation en partant de leur expérience sous la forme d’histoires apprenantes. Ils n’ont pas hésité à proposer des thèmes ou des projets à explorer ensemble en sous-groupes avec des méthodes du co-développement pour faciliter ce cheminement du « je » au « nous » sur les territoires. Voici quelques exemples de projets ou thèmes :

  • Préparer les élections de 2020 avec l’approche de participant

  • Comment faire reconnaître la vérité aux climato-septiques ?

  • Comment développer le pouvoir d’agir des personnes fragiles ?

  • Comment créer du lien à Kingersheim dans les endroits où cela manque ?

  • Comment un territoire peut-il se mobiliser avec les citoyens sur un projet climatique ?

  • Etc…

Il reste du chemin à parcourir : utopiste et un peu fou, pourquoi pas vous ?

NDLR : si comme Cora KLEIN, vous participez à un évènement, une rencontre, une action en région qui peut intéresser le réseau et les acteurs du développement local, n’hésitez pas à nous proposer vos notes…pour que nous puissions les diffuser dans notre newsletter. Vos analyses, vos contributions peuvent aussi intéresser le réseau.

AG 2019 de l’Unadel et rencontre-débat “vers un pacte social et écologique ?”

Le vendredi 17 mai, l’Unadel tiendra son Assemblée générale 2019 à la Fédération des Centres sociaux et Socioculturels de France au 10 Rue Montcalm 75018 Paris.

Matin (de 9h30 à 12h30) : AG de l’Unadel

Le rendez-vous est à 9h30 pour tou.te.s les adhérent.e.s avec une présentation du bilan 2018 (rapports moral, d’activités et financier), un vote sur le projet d’activités 2019 et le renouvellement partiel du Conseil d’administration de l’association.

Il est encore temps d’adhérer pour l’année 2019 ! C’est par ICI.

Après-midi (de 14h à 16h30) : Rencontre-débat “vers un pacte social et écologique ?”

Cette Assemblée générale sera suivi d’une rencontre-débat “Vers un pacte social et écologique ?” à laquelle l’Unadel souhaite associer l’ensemble de ses partenaires.

L’enjeu de ce temps d’échange est tout d’abord de présenter le texte “66 propositions pour donner à chacun le pouvoir de vivre, l’urgence d’un pacte social et écologique” – dont l’Unadel est l’un des signataires – puis de mettre en discussion et prolonger les pistes ouvertes.

Dans le contexte actuel – Grand débat national, forte mobilisation sociale, urgences en matière de transition écologique, de justice sociale et de renouvellement de l’exercice de la citoyenneté – il nous paraît en effet essentiel que l’Unadel et ses partenaires se positionnent et explorent ensemble différentes propositions. Nous serions ravis que vous puissiez y participer.

Pour faciliter votre accueil, merci de nous confirmer votre présence en cliquant ici.

Présentation de l’ouvrage “vous avez dit développement local ?”

Le lundi 6 mai de 16h à 19h, Georges Gontcharoff, les administrateurs et l’équipe de l’Unadel, le comité de rédaction et toutes celles et ceux qui ont contribué à la rédaction du livre “Vous avez dit développement local ?” publié par la librairie des Territoires, vous invitent à la rencontre de présentation de l’ouvrage.

Elle permettra d’échanger sur l’histoire et les fondements du Développement local, son actualité (enjeux et controverses) et son devenir. Les échanges pourront se prolonger autour d’un verre.

Organisée avec le concours de Territoires conseil, elle aura lieu dans une salle de la Caisse des dépôts et consignation, au 17 avenue Pierre Mendès France 75013 Paris.

Pour faciliter votre accueil, merci de nous confirmer votre présence en cliquant ici.

Retour sur les première séances du séminaire « Le développement territorial d’aujourd’hui et de demain : Postures, ingénierie et savoir-faire »

La première séance du séminaire « Le développement territorial d’aujourd’hui et de demain : Postures, ingénierie et savoir-faire » organisée dans le cadre du Carrefour des métiers du développement territorial, en partenariat avec le LADYSS (www.ladyss.com),  le LabSIC (https://labsic.univ-paris13.fr), le Centre d’Economie de l’Université Paris 13 (https://cepn.univ-paris13.fr) et le réseau Metis Europe, a eu lieu le mercredi 16 janvier à la Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord.

Photos ADREHS

La conférence de Pierre Antoine LANDEL, intitulée « L’ingénierie territoriale à l’heure de la délibération », a ouvert le séminaire en présence d’une trentaine de participants (Universitaires, Professionnels du DSU, de la démocratie locale, militants associatifs, experts…).

Pierre-Antoine LANDEL est ingénieur en agriculture et diplômé en sciences économiques. Ingénieur en chef des collectivités territoriales, il y a occupé durant 20 ans des emplois de direction dans des collectivités territoriales. Il a rejoint l’Université Grenoble Alpes en 2000, et développe des travaux de recherche dans le domaine du développement territorial, en particulier dans les arrière-pays méditerranéens. Il a en outre été élu local de 2008 à 2013, Vice Président d’une Communauté d’agglomération et Président d’un Syndicat Mixte de SCoT.

Vous trouverez, ci-dessous, le résumé ainsi que le support de son intervention.

La décentralisation à la française a près de 40 ans. Sa construction s’est accompagnée de la mise en place d’une ingénierie territoriale qu’il est intéressant d’interroger. La figure du projet y occupe une place centrale et plusieurs figures des porteurs de cette ingénierie peuvent être évoquées : l’agent de développement, l’administrateur, l’ingénieur, le médiateur etc. Chacune d’entre elle pose la question du rapport avec l’élu, de la construction des compétences, de leur place dans les organisations, des relations avec l’innovation.

La question centrale reste celle de l’autonomie des territoires, pensée au travers de la capacité de leurs acteurs à être auteurs de leur propre projet. Les pays ont parfois permis de penser le passage du statut de territoire de projet à celui de projet de territoire. Avec d’autres cadres, tels que les SCoT, ils ont contribué à faire vivre la notion d’inter territorialité. La notion d’ingénierie de projet, et plus particulièrement, celle d’ingénierie de la participation s’est alors affirmée.

La réforme territoriale engagée depuis 2014 affirme la place centrale des métropoles, et refonde profondément la carte intercommunale, sous l’impulsion des préfets. L’efficacité des services devient le critère de choix, et le citoyen reste le grand oublié. Cette dynamique contribue à la crise de la délibération, pensée comme la capacité des sociétés à débattre, décider et agir. La situation actuelle laisse à penser que la décentralisation n’est plus le cadre de ce renouvellement démocratique. Il se situe ailleurs, et en particulier dans la multiplication des innovations sociales, portées par des collectifs de natures très diverses. Ils mobilisent l’échelle du territoire, mais aussi les lieux et les réseaux, en remettant au cœur la question de la délibération. Peut en parler d’une ingénierie de la délibération, qui deviendrait centrale dans la capacité des sociétés à penser la transition ?

 Support : Présentation Pierre-Antoine Landel

La deuxième séance s’est tenue le Mercredi 13 février 2019 de 14h00 à 17h00, avec les conférences de :

  • Laura SEGUIN (IRSTEA de Montpellier, UMR G-EAU), intitulée « Les apprentissages de la participation. Regards croisés entre dispositifs institués et mobilisations contestataires»,

« Dans le domaine environnemental, la participation peut s’exercer tant dans des dispositifs institués destinés à inclure l’ensemble des acteurs et citoyens dans les prises de décision, que dans des mouvements de contestation voire de résistance à des projets d’aménagement ou à certains usages de l’espace. Ces deux types d’expériences participatives constituent pour ceux qui y prennent part – citoyens, acteurs économiques et associatifs, élus, professionnels des politiques publiques, experts, scientifiques – de véritables lieux d’apprentissages.

Par l’exploration d’une procédure institutionnalisée de participation (une conférence de citoyens sur l’eau), d’une mobilisation contestataire (contre le gaz de schiste) et d’un projet de recherche participatif (un dialogue territorial sur les pollutions agricoles) nous reviendrons sur la diversité des savoirs et savoir-faire développés au cours de ces expériences. Nous nous intéresserons également aux modalités par lesquelles s’effectuent ces apprentissages, donnant à voir et questionnant les méthodes, outils et « ingénieries participatives » mis en œuvre sur ces terrains. »

 Support : Présentation Laura Seguin

  • Jean-Michel FOURNIAU (Directeur de Recherches à l’IFSTTAR, Programme CIT’IN), « L’agir citoyen pour la transition écologique »

Compte rendu à paraître, voir également : https://citin.hypotheses.org/

 

La prochaine séance du séminaire est prévue le mercredi 13 Mars 2019 de 14h00 à 17h00 avec les interventions de Sylvie LARDON (géographe, INRA AgroParisTech Clermont-Ferrand, UMR « Territoires La construction du projet territorial au prisme de l’alimentation : un nouveau levier de développement territorial ou comment inventer notre alimentation de demain ? »  et Pauline SALCEDO, Coordinatrice INPACT Centre (sous réserve de confirmation).

 

Développement local en milieu rural : état des lieux sans complaisance

En 2013 et 2014, alors que des lois majeures de transformation de l’action publique et l’organisation territoriale étaient en gestation (Loi MAPTAM et loi NOTRe), l’UNADEL avait organisé une série de débats publics à travers une grande partie de la France rurale pour échanger sur ces enjeux avec un grand nombre d’acteurs locaux. Emmené par Georges Gontcharoff, ce « séminaire itinérant » avait ainsi permis d’observer que les nouveaux périmètres des intercommunalités qui étaient annoncés ne correspondaient que très rarement aux attentes des élus et des habitants et incarnaient une pratique de l’Etat à complet rebours de l’esprit de la décentralisation (les volontés communales étant totalement ignorées), comme de celui de la coopération intercommunale qui était, jusqu’alors, un acte volontaire.

Depuis, la nouvelle organisation territoriale a été votée, puis appliquée sur le terrain : des métropoles ont émergé, de nombreuses intercommunalités ont fusionné et une grande partie des régions également. Mais avec quelles conséquences pour les territoires ruraux et les dynamiques de développement local ? Quel regard pouvons-nous porter aujourd’hui sur les impacts de ce nouveau mécano territorial et des politiques publiques qui ont été mises en œuvre ?

Un écosystème du développement local désormais très appauvri et très fragilisé

Dans les territoires de plusieurs régions, nous avons vu la mise en place des nouvelles intercommunalités XXL en lieu et place des Pays, nous avons vu l’incompréhension des habitants, le désarrois des élus communautaires, et les craintes de ces derniers de perdre à la fois le pilotage réel de cette nouvelle structure au profit d’une ingénierie locale considérée pléthorique, et de voir s’amplifier rapidement le décrochage des élus municipaux et donc des communes. Nous avons vu ces intercommunalités naissantes à la fois dotée de grands périmètres et de ressources propres, souvent extrêmement faibles (en particulier dans les territoires ruraux résidentiels de très faible densité), s’interroger sur leurs capacités immédiates à mettre en œuvre des compétences très disparates héritées d’EPCI parfois très différents. Nous avons observé aussi l’interrogation profonde de leurs dirigeants élus et professionnels vis à vis des nouveaux transferts de compétences (GEMAPI  par exemple) qui leur étaient annoncés par le législateur.

Dans ces territoires, le Pays était la structure qui organisait les coopérations entre les intercommunalités ainsi que le développement global du territoire, en lien avec la société civile. Mais, entre 2015 et 2017, “l’éléphant-législateur” suivi de près dans plusieurs régions, d’exécutifs régionaux totalement ignorants du développement local, est venu grossièrement saccager – il n’y a pas d’autres mots – les dynamiques locales et méthodes de développement qui avaient été longuement construites par les acteurs locaux (élus, associations, conseil de développement, agents de développement). Ces territoire s’en remettront sans doute, mais on ne peut dire dans combien d’années et surtout avec quels moyens humains et financiers mobilisés. La nature même des opérations de développement qui y seront réalisées dans les prochaines années sera, de toute façon, bien différente de celle des opérations qui auraient eu lieu si l’écosystème complet du développement local n’y avait été mis à terre.

Dans plusieurs régions, les nouveaux exécutifs régionaux ont stoppé leurs aides financières du jour au lendemain, non seulement aux Pays (et aux CDDRA en Région AURA) mais aussi à un grand nombre d’acteurs associatifs des secteurs culturel, environnemental, et de l’économie solidaire, qui étaient ancrés localement, parfois depuis les années 90, et qui étaient bien souvent des acteurs clefs de l’innovation économique et sociale comme de la transition écologique et énergétique.

Avant cet « effet ciseau », l’écosystème du développement local en milieu rural reposait en effet sur le triptyque intercommunalité/communes/associations, soutenu financièrement par les Régions, parfois par les Départements et secondairement par l’Etat et l’Europe. Dans cet écosystème, les Pays jouaient, du fait de leur mode de gouvernance pluri-acteurs, de leur souplesse structurelle et de l’absence de compétences propres (au sens institutionnel), un rôle fondamental de liant (outil de dialogue), d’ensemblier (outil de coopération et de participation) et d’innovation (au sens de la mise en place de services et d’actions adaptés aux besoins locaux). Ce sont là des fonctions essentielles du développement local, et il faut prendre la mesure de la qualité des actions de développement que cet écosystème permettait de réaliser, de l’état de la situation actuelle et donc des enjeux d’une reconstruction, probablement différente, du système du développement local dans ce nouveau contexte.

Dépouillés de ces précieux outils, les territoires ruraux de ces régions se retrouvent en effet avec un écosystème du développement local, non seulement très appauvri, mais également très fragilisé et davantage segmenté qu’il ne l’était il y a 3 ans.

Bien qu’il soit doté de capacités de résilience conséquentes, le milieu associatif est très affaibli. Et la décision de réduire drastiquement les emplois aidés prise il y a 1 an par le Gouvernement en a placé un grand nombre en situation de survie, voire en état purement végétatif. L’emploi associatif est ainsi en crise profonde, et l’on sait les différences énormes que la présence ou non de personnel salarié peut avoir dans une association que ce soient en termes de dynamique interne ou d’actions réalisées. Alors que les enjeux sociétaux sont de premier ordre, la capacité d’agir, le pouvoir de transformation – on l’appellera comme on voudra – du milieu associatif, ne repose quasiment plus que sur des dynamiques bénévoles dans de nombreux territoires ruraux. Le monde associatif est donc extrêmement fragilisé sur le plan économique, et les partenariats dans le cadre de projets de développement se sont considérablement réduits. Ils reposent aujourd’hui surtout sur de faibles aides en provenance du bloc communal qui n’a pas les moyens de compenser la perte des aides en provenance des régions ou des départements. Bref, bien qu’elles soient toujours force de proposition, les associations n’ont actuellement pas les moyens, seules, d’être des acteurs majeurs du développement local, dans ces régions tout au moins.

Pour compléter ce tableau, ajoutons que « l’état de santé » du bloc communal n’est guère plus rassurant, tout au moins en milieu rural, et plus particulièrement le niveau communal. Nous l’avons tous lus dans différents médias cet automne, le nombre d’élus communaux, et surtout de maires, ne souhaitant pas se représenter aux municipales est en très forte augmentation. Et le nombre de maires démissionnaires au cours de ce mandat l’est aussi. Il faut dire que ce bénévolat citoyen a aussi de vraies raisons d’être en crise. Les transferts de compétences du niveau communal au niveau intercommunal ont progressivement vidé les communes de leurs fonctions locales et donc, les élus municipaux de leur capacité à agir sur le quotidien, ce qui fondait leur utilité et leur motivation. De plus, non seulement l’intercommunalité a « aspiré » de plus en plus de compétences communales mais elle s’est brutalement éloignée géographiquement avec la création, subie, des communautés de communes XXL. Dans ce contexte, il ne faut pas trop s’étonner que les élus municipaux se conduisent de moins en moins en représentants locaux de l’Etat mais de plus en plus en véritables relais d’un discours aux accents populistes.

Vers un retour à l’intercommunalité de gestion

Alors l’intercommunalité est- elle pour autant toute puissante ? Ou tout au moins, est-elle devenue l’acteur majeur du développement territorial en milieu rural ? Sur le plan institutionnel, cela semble évident. Même les Parcs Naturels Régionaux doivent aujourd’hui « faire feu de tout bois » pour ne pas être remis en question par cette forte évolution de l’organisation territoriale. Mais, dans le contexte actuel des régions concernées, voire au-delà, nous devrions plutôt nous interroger sur la capacité réelle de cette intercommunalité rurale du 21ème siècle à être un véritable acteur du développement territorial, c’est-à-dire sur les moyens qu’elle peut – ou non – mobiliser, et par voie de conséquence, sur la nature du développement qu’elle peut produire.

Car, comme nous l’avons évoqué plus haut, les fusions récentes et les transferts de compétences à répétition de ces dernières années (par « le haut » et par « le bas ») obligent les communautés de communes à une adaptation réglementaire permanente. Elles ont les plus grandes difficultés à conserver la moindre vision stratégique dans ce rythme de transformations effréné. D’ailleurs, pour les intercommunalités qui s’en étaient dotées, le projet de territoire est depuis longtemps jeté aux oubliettes. Et surtout, comme pour bon nombre de communes, le principal souci des communautés de communes rurales est désormais de ne pas sombrer financièrement, tant les lourds transferts de compétences, peu compensés en ressources, s’accumulent, et les obligations de gérer de nouveaux et coûteux services se multiplient. Ainsi, de nombreuses intercommunalités rurales sont donc exsangues, leur capacité à porter des investissements se réduit fortement, et leur capacité à porter des actions de développement diminue encore plus vite. Désormais, même des politiques publiques très incitatives financièrement n’ont bien souvent plus d’effet levier auprès de ces  collectivités car celles-ci n’ont plus les moyens d’apporter les 20% d’autofinancement minimum.

Le mouvement de développement de « l’intercommunalité de gestion » à « l’intercommunalité de projet » que l’on connait depuis le début des années 90 est en réalité en train de s’inverser. En dehors des territoires périurbains, quelle communauté de communes rurale peut aujourd’hui mobiliser des moyens pour faire autre chose que tenter de gérer correctement ses nombreux services et équipements sans pour autant « étrangler » financièrement ses propres habitants ? La notion même « d’intercommunalité de projet » pourrait donc disparaitre très vite et remplacée par la simple capacité à assurer la gestion de services et d’équipements dans un contexte global de décentralisation non négociée et de paupérisation de l’action publique.

Parallèlement à cette évolution, la doxa néolibérale européenne qui incite depuis de nombreuses années les pouvoirs publics à ne plus financer qu’à titre marginal l’ingénierie nécessaire à la conception et à la mise en œuvre des projets de développement, vient réduire encore les faibles marges de manœuvre des collectivités (la situation étant encore pire pour les associations). A ce titre le naufrage administratif et financier du programme Leader en France, ne pouvait intervenir à une plus mauvaise période : non seulement pour les porteurs de projet privés, mais également pour les structures territoriales publiques qui trouvaient encore par ce biais des aides financières très précieuses.

Privilégier la proximité et la coopération pour reconstruire un nouvel écosystème du développement local

Certes, ces constats apparaissent bien sombres, mais en réalité le développement local ne connait pas une crise des idées ou des compétences, car les projets alternatifs locaux et les dynamiques collectives de transition adaptés sont en effet nombreux sur le terrain. Et les alliances entre collectivités et dynamiques collectives ne demandent qu’à s’épanouir pour faire face aux grands défis contemporains. Ce sont bien aujourd’hui les politiques publiques nationales et, malheureusement souvent aussi les politiques régionales, qui brident ces dynamiques de développement sur le terrain.

Aussi, il apparait indispensable de rééquilibrer désormais la relation commune/intercommunalité au profit de la première. Dans cette optique, il faut remettre l’intérêt communautaire, ou plus exactement « l’intérêt communal » sur la table de la cuisine législative, afin de redonner des compétences et du sens à l’échelon communal et afin de développer des marges de manœuvre financières aux intercommunalités pour qu’elles puissent devenir réellement des actrices majeurs du développement territorial de demain.

Autour des intercommunalités, il parait indispensable également, de travailler à la reconstruction de l’écosystème du développement local dans les territoires ruraux via des politiques publiques, et peu importe de quel(s) échelon(s) elles sont issues, qui soient capables de soutenir financièrement l’ingénierie du développement, dans les associations et dans les collectivités : la doxa néolibérale qui proscrit les aides au fonctionnement au bénéfice de l’investissement est complètement périmée, tant au regard des enjeux de développement que de la réalité des besoins et du fonctionnement des territoires.

En outre, ces dernières années, la fusion a beaucoup trop souvent été le seul horizon des coopérations territoriales. Une vision simpliste mais qui a été dominante. Il est grand temps de mieux intégrer les valeurs ajoutées des coopérations, qu’elles soient territoriales et/ou multi-acteurs. Il nous faut plus – et mieux – de politiques publiques incitatives dans ce domaine. Dans le contexte actuel, c’est bien souvent grâce aux coopérations territoriales (par exemple ville / campagne) que les collectivités acceptent encore de financer des projets de développement. La coopération permettant notamment de mutualiser les coûts d’ingénierie et de mener des projets à l’échelle pertinente (filière bois, mobilité, stratégie alimentaire, tourisme…).

Un développeur territorial

L’UNADEL lance un appel à contribution, à témoignage sur les situations que les acteurs du développement local vivent actuellement. Vous vous retrouvez dans ce texte ou souhaitez simplement réagir ?

N’hésitez pas à envoyer un mail à : contact[at]unadel.org

Du bon usage des ronds-points – L’édito de Claude Grivel #3

Du bon usage des ronds-points

L’année 2018 se termine sur une séquence particulière où le pouvoir de changer la vie réelle des gens semble avoir élu domicile dans ces espaces totalement artificiels que sont les ronds-points.

Les politiques sont considérés comme des menteurs, les corps intermédiaires et particulièrement les syndicats comme des lâcheurs et les journalistes comme des manipulateurs.

Les premiers de cordée se retrouvent nus pieds sur le glacier. Eh bien non,  tout le monde ne bénéficie pas des effets de l’enrichissement indécent de quelques-uns ; comment croire que la pensée complexe  d’une élite dirigeante pourrait satisfaire les besoins des invisibles qui contribuent à la vie et à l’économie des territoires sans aucune reconnaissance ?

Tous les gilets jaunes ne se retrouvent pas forcément dans le même discours et dans les mêmes attentes. Ce mouvement peut être le déclic nécessaire pour aborder enfin clairement les défis écologiques dans la justice sociale, ou au contraire dérouler le tapis rouge à d’autres ambitions  peu respectueuses des valeurs républicaines.

Du bon usage du débat

Le moins que l’on puisse dire c’est que cette séquence fait débat. Et si l’Unadel et les réseaux associatifs pouvaient non seulement participer mais aussi aider à l’organisation de ce débat national ? A l’animation dans les territoires, à l’analyse, à la synthèse des doléances et des propositions dans chaque bassin de vie, à la formulation et au suivi des propositions, à la restitution et à l’évaluation des mesures gouvernementales et législatives qui en découleront… ?

L’Unadel souhaite apporter sa contribution et son expertise pour que le débat public proposé soit une vraie occasion pour renforcer le pouvoir d’agir des habitants et des territoires. La méthode et les moyens d’animation de ce grand débat national  permettront ou non de retisser du lien, de développer de l’expertise, de faire avancer des propositions et des synthèses par bassin de vie… et de construire les conditions de prochains contrats de cohésion (ou de confiance?).

Cela pourrait non seulement ré-enchanter la République mais donner aussi une espérance de construire un nouveau modèle social plus sobre, plus économe, plus juste, plus humain et fraternel.

Vous avez dit développement local ?…

Les administrateurs et l’équipe salariée de l’Unadel vous souhaitent une bonne année arc en ciel et une santé à toute épreuve pour relever ensemble les défis de 2019 !

Vous avez dit cadeau ? Il est encore temps de commander le livre « Vous avez dit développement local ? » Il était une fois la crise… puis vint la résilience… parce que les femmes et les hommes l’ont décidé ensemble pour vivre leur territoire dans la fierté et la dignité. Bon Noël !

Claude Grivel

Président de l’Unadel