Camdessus et les territoires

Le rapport Camdessus, commandé par Nicolas Sarkozy, propose un certain nombre de pistes de réformes souhaitables et possibles pour soutenir la croissance.

A ce titre, il évoque aussi un vieux serpent de mer : la simplification des échelons administratifs. Sera-t-il entendu ?

Réduction du nombre d’échelons administratifs entre l’Union européenne et la commune

La stratification des échelons administratifs et le coût qui en résulte sont une caractéristique singulière de notre pays. Elle nuit à son efficacité et pèse autant sur l’usager que le contribuable. Il convient donc de la reconsidérer.

La commune ou les structures intercommunales sont bien placées pour gérer les politiques de proximité (aide sociale, insertion, urbanisme, transports urbains, etc.). La région, quant à elle, même si la France en compte relativement plus que les autres pays européens, est le cadre adéquat pour les décisions stratégiques ou celles dont l’intérêt excède les bassins de vie (infrastructures, aides aux entreprises, questions économiques,etc.). Tout en continuant de donner une vigoureuse impulsion à la fois à la déconcentration et à la décentralisation, il importe donc de regrouper à ces deux niveaux l’essentiel de l’action publique, d’autant que les réformes que nous proposons dans le domaine de l’emploi comme dans celui de la recherche tendent à valoriser beaucoup plus les structures debassin. Afin d’équiper convenablement celles-ci, il conviendrait d’entreprendre une réflexion sur l’ensemble des allègements qui pourraient être apportés au niveau départemental pour ce qui touche en particulier les servicesdéconcentrés de l’État.